Anne Shirley, en chair et en os

Anne Shirley, grande vedette de la littérature canadienne depuis pratiquement un siècle, a fait honneur de sa présence à Chicoutimi, mercredi soir, au Théâtre Banque Nationale. Dans une adaptation théâtrale d’Anne, la maison aux pignons verts, la rousse était plus vraie et plus énergique que jamais.

Plus de 100 spectateurs ont assisté à la présentation de cette pièce de théâtre qui est en tournée depuis 2016. Une audience captivée, composée de jeunes et moins jeunes. Plusieurs petits mousses ont également été aperçus. Et tous sont repartis avec une satisfaction générale, comme en fait foi la chaude ovation réservée aux cinq comédiens à la fin de la pièce.

La version moderne est interprétée par Paméla Dumont, jeune actrice de 24 ans, mais qui a parfaitement l’air d’avoir entre 12 et 17 ans dans la pièce. Sur scène, Clara Prévost, Katrine Duhaime, Maxime Desjardins et Philippe Touzel l’accompagnent. 

Anne, la maison aux pignons verts, est l’adaptation et la mise en scène au théâtre de Frédéric Bélanger du roman du même nom écrit en 1918 par l’auteure Lucy Maud Montgomery. Une adaptation réussie qui a autant su embarquer les férus de la rouquine que les plus jeunes n’ayant pas eu le luxe de voir ses histoires au petit écran.

Jeune femme au visage expressif, Paméla Dumont incarne Anne Shirley, vedette de l’adaptation au théâtre de Anne, la maison aux pignons verts.

Au théâtre, Anne Shirley est la même. Jeune fille émerveillée, agitée, charmante et qui « parle beaucoup », de son propre aveu, elle amène le public dans son univers. Elle est vêtue de sa grande robe bleue et de ses deux tresses qui tombent sur chacune de ses épaules, son visage très expressif retransmet les émotions avec justesse.

L’histoire débute lorsque Anne Shirley, orpheline, est adoptée à l’âge de 12 ans par Matthew Cuthbert et sa sœur Marilla. Ils croyaient alors adopter un garçon pour accomplir la besogne sur la ferme familiale, mais ils décident finalement de garder Anne en raison de son charisme, notamment. La pièce relate ensuite les péripéties de la jeune fille, devenue une jeune femme à 17 ans lorsque le rideau tombe.

Pendant 90 minutes, les cinq comédiens ne laissent aucun répit, à l’entière satisfaction du public. Leur exécution sur scène est juste et efficace, alimentée par une belle chimie, créée sans doute au fil des représentations. Quand une pièce de théâtre d’une heure et demie donne l’impression de durer la moitié moins longtemps, on peut dire que le travail est bien fait. C’est ce que le quintette a réussi à accomplir.

La représentation à Chicoutimi était l’une des dernières de la tournée. Anne, la maison aux pignons verts, est de passage à Dolbeau-Mistassini vendredi soir, à la Salle Maria-Chapdelaine.