Alain Potvin présente l’équivalent d’un croquis, un brouillon en trois dimensions qui montre à quoi ressemblerait la maquette du quartier du Bassin et de La Pulperie qu’il entend réaliser.

Alain Potvin veut faire revivre le Bassin et La Pulperie

Amoureux de Chicoutimi, Alain Potvin rêve de produire une maquette dans laquelle figureraient le site de La Pulperie, de même que le quartier du Bassin. Le retraité imagine une œuvre mesurant 70 pieds par quatre, une œuvre suffisamment grande pour y intégrer des éléments mobiles, notamment un train semblable à ceux qui desservaient l’ancienne usine en 1928.

Ce projet l’a poussé à créer l’équivalent d’un croquis, une version miniature dont le côté « rough » n’empêche pas de prendre la mesure de ses ambitions. On voit le bassin et la rivière Chicoutimi, l’église Sacré-Cœur, les bâtiments qui font désormais partie du musée régional. C’est justement de ce côté que l’ancien camionneur a amorcé son lobby, il y a huit ans. À ce moment-là, il voulait recréer trois sites affectés par le Déluge, une idée ramenée à des proportions plus raisonnables.

« En Europe, les maquettes de ce genre sont très populaires. Je vois donc ça comme un moyen d’accroître l’offre touristique », a énoncé Alain Potvin, mardi, lors d’une entrevue accordée au Quotidien. En plus de son croquis, il avait apporté une réplique de l’ancien bureau de poste du Bassin, occupé pendant plusieurs années par la Chambre de commerce. L’échelle est de 1/100, ce qui correspond à celle qu’épouserait l’ouvrage si cher à son cœur.

Il voit cette maquette comme un hommage à ceux qui ont contribué à l’essor de la compagnie fondée par Dubuc, l’une des plus importantes au monde dans le créneau de la pulpe. Ce serait un clin d’œil aux premières années du 20e siècle, une période dorée pendant laquelle les élites locales voulaient faire de Chicoutimi la Chicago du nord.

C’est avec cette idée en tête qu’à la fin de mars, Alain Potvin a rencontré les conseillers municipaux Marc Bouchard et Brigitte Bergeron, ainsi que le directeur de l’arrondissement de Chicoutimi, André Martin. Celui-ci aurait affiché de l’intérêt, précisant qu’une maquette montrant la rivière Saguenay au 17e siècle, au temps du poste de traite, a été réalisée dans les dernières années.

Serait-il possible de bâtir là-dessus ? Alain Potvin croit que oui, tout en admettant que le principal défi réside dans la réalisation de l’œuvre. Puisqu’elle est trop ambitieuse pour être portée par un seul homme, il aura besoin d’appuis, de collaborateurs prêts à donner du temps bénévolement. Un coup de sonde lancé du côté de l’université et du cégep s’est révélé peu fructueux, d’où l’appel lancé aux artisans et bricoleurs ayant le goût de s’investir dans un projet collectif.

« Je ne veux pas que des gens s’emparent de mon idée, mais j’aimerais que plusieurs personnes collaborent à la réalisation de la maquette, en particulier des retraités. Il est possible de communiquer avec moi par l’entremise de mon blogue, qui a pour nom saguenaybleu, ou en téléphonant au numéro 418 545-8527 », fait remarquer Alain Potvin.