La réalisatrice Alexa Tremblay-Francoeur est fière de son nouveau film, Affannato. Elle apprécie l’ajout d’une bande sonore, laquelle a été composée par Guillaume Tremblay.

Affannato: quand une musicienne fait corps avec son violon

Alexa Tremblay-Francoeur a presque fini le court métrage Affannato, le plus avancé des trois projets portés par la bande Sonimage dans le cadre de son maillage avec le Centre d’expérimentation musicale. Elle qui n’avait jamais livré une oeuvre aussi achevée, aussi professionnelle, a hâte de voir quelle sera la destinée de son dernier-né sur le circuit des festivals.

«Je veux qu’il y en ait le plus possible, que mon film, autant que ceux de Louis-Pierre Cossette et d’Anaë Bilodeau, ainsi que de Sonia Boudreault, rayonne à l’international après avoir été présenté à REGARD. J’ai fait trois courts, et c’était la première fois que j’accordais autant d’importance à la musique, de même qu’aux bruitages. Je suis vraiment contente», a commenté la jeune femme, au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

Ses dessins, produits sur une tablette numérique, relatent l’histoire d’une adolescente de 13 ans fréquentant une classe de violon. Un jour, elle constate que ses mains se fondent avec l’instrument, comme si elles s’y enracinaient. «Ça la fait capoter et elle cherche à se libérer, ce qui constitue une métaphore centrée sur les concepts d’autorité et de liberté. J’ai utilisé les codes de l’horreur et du fantastique, pour décrire ce qui lui arrive. Je trouve que ça sert bien le propos», avance la cinéaste.

Un autre élément qui lui est cher se rapporte à la musique composée par Guillaume Tremblay. Elle couvre les quatre minutes que dure Affannato. Bien sûr, la partition ménage une place au violon, un instrument dont Alexa Tremblay-Francoeur a fait l’apprentissage dans son enfance. Quelques rencontres ont suffi pour mettre les deux artistes sur la même longueur d’onde. Puis, il y a eu moult ajustements jusqu’à la séance d’enregistrement, où la bande sonore a été jouée d’un seul trait.

«Ça s’est passé en novembre. Les musiciens ont joué en studio, tout en regardant le film. Guillaume avait suggéré des ajouts, des parties faisant intervenir les percussions et le saxophone. Je n’étais pas sûre, mais au final, ça fonctionne bien», constate la réalisatrice.