Julie Morin, directrice de l’école de danse Florence Fourcaudot et initiatrice de la lettre acheminée à la ministre Nathalie Roy revendiquant une aide financière spéciale.
Julie Morin, directrice de l’école de danse Florence Fourcaudot et initiatrice de la lettre acheminée à la ministre Nathalie Roy revendiquant une aide financière spéciale.

Activités parascolaires et concentrations: un «demi-soupir» de soulagement

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
L’annonce de la reprise des activités parascolaires, concentrations et projets particuliers est accueillie avec un demi-soupir de soulagement par Julie Morin, directrice de l’école de danse Florence Fourcaudot et initiatrice de la lettre acheminée à la ministre Nathalie Roy revendiquant une aide financière spéciale pour les écoles de formation artistique. Le retour des activités est plus que bienvenu, mais le financement de celles-ci demeure un casse-tête.

«Cette nouvelle, c’est un soupir de soulagement pour les élèves et pour le personnel. On est prêt. Je suis tellement contente pour les jeunes. Ça va leur faire du bien. Ils ont été un peu les grands oubliés dans tout ça. Mais pour la directrice de l’école, le défi financier est toujours présent. L’annonce permet de régler 50% du problème, mais il faut trouver des façons de financer ces programmes puisque plusieurs activités de financement ne pourront pas avoir lieu. C’est un demi-soupir de soulagement», explique Julie Morin. 

À la fin du mois d’août, Julie Morin a initié une lettre demandant l’aide de la ministre de la Culture Nathalie Roy. Celle-ci portait la signature de sept écoles reconnues par le ministère de la Culture et des Communications et par Saguenay, ainsi que de Véronique Clément, directrice du Réseau d’enseignement de la danse. Elle a été acheminée à la ministre Nathalie Roy, mais aussi à la ministre Andrée Laforest, au député de Dubuc, François Tremblay, au député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, ainsi qu’à la mairesse de Saguenay, Josée Néron. On y évoquait les difficultés financières des organisations qui ont perdu des rentrées d’argent importantes pendant plusieurs semaines. En plus des frais de cours qui ont disparu, les campagnes de financement et les spectacles de fin d’année ont été annulés. 

«Les écoles de formation artistique ont, pour plusieurs, déjà été contraintes d’avoir adopté des budgets déficitaires. La perte financière de ces revenus fragilise encore plus les organismes», affirmaient les organisations dans la missive. 

La demande formulée à la ministre est demeurée lettre morte jusqu’à présent.

«On n’a pas encore eu de retour. On trouve ça long un peu. La situation est quand même inquiétante. Il faut pouvoir financer les activités des écoles. »