Mustapha Fahmi, récipiendaire du Prix Distinction littéraire, Nicole Bouchard, rectrice de l’UQAC, Sylvie Marcoux, directrice générale du Salon du livre, ainsi que Marjolaine Vézina, présidente du conseil d’administration du salon, ont dévoilé la programmation de la 55e édition.

55e édition du Salon du livre: chacun pourra y trouver son compte

Le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean invite la population à se laisser tenter par la lecture, dans le cadre de sa 55e édition qui se tiendra du 26 au 29 septembre. Avec 272 auteurs et illustrateurs réunis au Centre des congrès Delta Saguenay, 1300 séances de dédicaces et près de 350 activités littéraires à l’intérieur et à l’extérieur des murs, l’équipe est convaincue que chacun pourra y trouver son compte.

Le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean a dévoilé sa programmation mardi matin. Cette année encore, l’événement réunira des auteurs de la francophonie de la région et d’ailleurs.

Un total de 217 activités se dérouleront au Centre des congrès Delta Saguenay, soit 55 de plus que l’an dernier. Un nombre auquel s’ajoutent 133 rencontres hors les murs qui se tiendront un peu partout dans la région.

En plus de la scène principale où se dérouleront des dizaines de tables rondes, animations, entrevues et lancements, le Toup’tit Salon Desjardins et le Carrefour de la BD proposeront chacun 25 activités.

« On invite la population à se laisser tenter, à se laisser conter des histoires et rencontrer ceux et celles qui les écrivent », affirme Marjolaine Vézina, présidente de la corporation du Salon du livre.

Pour une première fois, les visiteurs pourront se faire prescrire un livre par des libraires et auteurs puisque l’Association des libraires du Québec amène au Saguenay–Lac-Saint-Jean le Jardin des libraires, un concept établi dans les salons de Montréal et Québec, qui permettra d’échanger dans un décor de pique-nique estival.

Une expérience poétique immersive en réalité virtuelle sera également proposée avec Insaisissable : 360 degrés de poésie, une activité qui permettra d’entendre l’auteure Marie-Andrée Gill lire de la poésie dans un décor des Îles-de-la-Madeleine.

Une aventure nocturne avec Atchoum et le conteur Éric Gauthier sera également proposée aux familles.

Un avis de recherche sera par ailleurs lancé sous peu afin de trouver les plus grands lecteurs de neuf auteurs. Ceux-ci auront droit à une rencontre privée dans le cadre de Jumelage 55e édition.

L’UQAC sera également sur place afin de présenter les écrits de ses professeurs au cours des cinq dernières décennies.

Des activités sont également prévues en dehors des murs, notamment dans les bibliothèques. Cette année, une activité sera également proposée au Centre historique des Sœurs Notre-Dame du Bon-Conseil et le souper poésie de l’Auberge des Battures est de retour après quelques années d’absence.

Les auteurs de la région auront cette année encore une place de choix au cours de l’événement.

« Le volet des auteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean est très important pour nous. D’ailleurs, un pictogramme de bleuet a été inséré à côté du nom des auteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean », souligne Sylvie Marcoux, directrice générale du salon.

Le coût d’entrée est de 5 $ pour les 13 ans et plus, 2 $ pour les 6 à 12 ans et l’accès est gratuit pour les 5 ans et moins.

Un bracelet-passeport est également disponible au coût de 12 $. En plus de donner un accès illimité au salon, il permet d’utiliser les services de la Société de transport du Saguenay gratuitement tout au long de l’événement.

Toute la programmation est disponible au salondulivre.ca.

« Planifiez votre visite parce qu’il y a beaucoup d’activités », conclut Sylvie Marcoux.

MUSTAPHA FAHMI TOUCHÉ ET ÉMU

Mustapha Fahmi, professeur de littérature anglaise à l’Université du Québec à Chicoutimi, est le nouveau récipiendaire du Prix Distinction littéraire du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean. 

Celui qui a connu un succès enviable avec son dernier livre, La leçon de Rosalinde, a appris la nouvelle avec bonheur il y a quelques jours. 

« Je suis très touché et très ému parce que c’est un prix qui récompense un peu mon parcours ici dans la région. Ça souligne le succès international de mon dernier livre La leçon de Rosalinde, mais surtout, et c’est ça qui me fait le plus plaisir, ça récompense mon implication dans la vie culturelle de la région, quelque chose que j’ai décidé de faire dans les deux dernières années, à la fin de mon mandat de vice-recteur. Je me suis dit que la région a été très bonne pour moi et pour ma famille, alors c’est le temps de lui retourner un peu de cette générosité, de cette bonté. J’ai commencé à donner des conférences partout bénévolement, je ne refuse aucune conférence, alors qu’avant, je cherchais juste l’internationale. C’est ma façon de remplir mon obligation envers la région en tant que professeur », explique celui qui est installé à Saguenay depuis 23 ans.

La leçon de Rosalinde, publié chez La Peuplade, est le premier livre en français de celui qui a écrit plusieurs ouvrages en carrière. 

« Je l’ai écrit pour mes amis du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui m’ont toujours encouragé et qui ne pouvaient pas lire mes livres en anglais. Je me suis dit que j’allais leur écrire un livre, un recueil de réflexions philosophiques littéraire en français, pour leur dire merci dans leur langue maternelle. Je ne pensais pas une seconde que ce livre allait être ouvert en Europe, qu’il allait avoir tout ce succès. C’était un cadeau d’amitié et maintenant, on me récompense pour ça. On ne peut pas être plus chanceux », estime-t-il. 

Mustapha Fahmi promet qu’il poursuivra son œuvre en français. 

« Je vais continuer à donner des conférences ailleurs dans le monde, mais j’ai décidé de concentrer mon activité ici en région. Depuis deux ans, tous mes articles sont en français, et je vais continuer d’écrire en français. C’est une façon pour moi de revendiquer mon statut d’auteur québécois. Ça ne veut pas dire que je vais cesser d’écrire en anglais, mais je veux vraiment finir ma carrière comme auteur québécois qui écrit en français. »