Guylaine Tanguay a offert un agréable mélange de ses chansons, de celles d’Elvis Presley et de plusieurs artistes québécois dont Les BB.

4500 personnes pour Guylaine Tanguay

Place Festivalma avait des allures de Nashville, dimanche soir, alors que Festirame accueillait pour sa troisième journée d’activités la chanteuse Guylaine Tanguay. L’artiste originaire de Girardville était attendue par plus de 4500 festivaliers, dont plusieurs portant le look officiel du cow-boy.

Deux accords de banjo plus tard et le ton était donné pour cette soirée qui n’avait rien à envier aux spectacles des vedettes du country américain.

La soirée a débuté en force avec deux pièces tirées du dernier album de Guylaine Tanguay, 3764 Elvis Presley Blvd. Rien de moins que Suspicious Minds et Jailhouse Rock comme bougie d’allumage pour lancer la soirée qui n’avait aucunement l’allure d’un dimanche soir. Cet album qui revisite le répertoire du King nous présente une version plus rock de la chanteuse jeannoise. Elle explore d’autres avenues vocales sans jamais se dénaturer. Certes, le country reste à l’honneur. Toutefois, une nuance plus intense s’ajoute.

Aucun doute quant à la capacité de cette artiste à naviguer avec aisance dans tous les registres. Le début de spectacle dédié à la musique d’Elvis Presley a fait place aux ballades tirées de son propre répertoire et certaines empruntées. Cette aisance aux différents genres et registres est la confirmation que l’artiste roule sa bosse professionnellement depuis près de trois décennies.

Plusieurs spectateurs arboraient, avec plaisir, le look cow-boy. Festirame avait lancé l’invitation aux spectateurs à porter, notamment, leur chapeau.

Les moins habitués à la musique de l’artiste du Haut-du-lac auront eu l’occasion de la chanter. Les pièces de Kaïn, des BB, de Michel Pagliaro et de Marjo auront été offertes au public, bien sûr, en version country. Force est d’admettre que rien n’est à l’épreuve de la vedette du country québécois, pas même Provocante de Marjo.

Avec ce spectacle, Guylaine Tanguay offre le meilleur des mondes. Des pièces rythmées, le country auquel elle nous a habitués et une bonne dose de ballades. Les pièces francophones cohabitent avec le registre anglophone alors que Guylaine Tanguay nous offre sa musique et celle empruntée aux autres. Convaincue qu’il y a une pointe de regret, et avec raison, pour ceux qui ont découvert le talent de Guylaine Tanguay sur le tard.

Il y a quelque chose de naturel et de chaleureux avec elle. On perd rapidement le compte des baisers envoyés à la foule et les interactions avec celle-ci sont nombreuses. « Ce soir, je m’attendais à une belle soirée, mais là, vous dépassez mes rêves les plus fous », a-t-elle lancé à la foule. « Quelle énergie vous avez ! Vous êtes toujours comme ça ? », a-t-elle demandé.

Mine de rien, plus de 4500 festivaliers se sont présentés à Festivalma, dimanche soir. Une assistance plus que satisfaisante selon la directrice générale, Janie Maltais.

Malheureusement, la pluie est débarquée sans invitation et a assumé, à fond, son rôle de gâcheuse de party. Une bonne partie de la place Festivalma s’est vidée en l’espace de quelques notes, et ce, à peine 45 minutes après le début du spectacle.