Sylvie Marcoux est directrice générale du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean, mais elle est elle aussi auteure.

20 000 entrées au Salon du livre

Plus de 20 000 entrées ont été comptées, au Centre des congrès de l’hôtel Delta Saguenay, entre jeudi et dimanche, à l’occasion de la 55e édition du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean. C’est quelque 700 entrées de plus que l’année dernière.

La 55e édition de l’événement rassemblait 272 auteurs sous un même toit, en plus de chapeauter plus de 340 activités littéraires. Quelques minutes après la fin officielle de l’événement, Sylvie Marcoux, directrice générale, était très fière de dire que tout s’était déroulé à merveille et que l’événement a permis, encore une fois, aux amateurs de lecture de la région de vivre de merveilleux moments.

Martin Michaud, l’auteur des romans mettant en scène Victor Lessard et scénariste de la série télé du même nom, a prescrit des livres aux visiteurs du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean, samedi après-midi.

Cette année, environ 5800 enfants en visite scolaire ont parcouru le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean. De plus, même à l’extérieur des murs de l’hôtel Delta, les événements dans les différentes villes du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont été tout aussi populaires. Environ 40 personnes se sont déplacées à Larouche pour rencontrer Francine Ruel, alors que 200 autres se sont rassemblées à Roberval pour accueillir Martin Michaud, entre autres.

Même si les chiffres sont impressionnants, pour Mme Marcoux, ils ne sont pas ce qu’il y a de plus important. « Je ne calcule pas le succès d’un événement en chiffres avec le nombre d’entrées, mais avec la satisfaction des participants. Nos éditeurs ont vendu, nos auteurs ont dédicacé et ils ont fait de belles rencontres. Nous, nous avons passé un salon extraordinaire. Quand les éditeurs partent et nous disent qu’ils ont hâte à l’année prochaine, que c’est leur plus beau salon, c’est là qu’on voit qu’on a réussi », a-t-elle révélé, émotive.

Toute l’équipe du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean et ses bénévoles étaient très fiers de la 55e édition de l’événement.

Moments forts

Il est difficile pour la directrice de ne nommer qu’un moment fort, alors que tout l’événement a été riche en émotions. Néanmoins, un des moments remarquables de la 55e édition est sans l’ombre d’un doute la remise du prix Distinction littéraire 2019 à l’auteur d’origine marocaine Mustapha Fahmi. Ce professeur de littérature anglaise à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et ancien vice-recteur est reconnu internationalement alors qu’il a donné des conférences partout dans le monde. Il est, en plus, auteur de plusieurs ouvrages savants et recueils de poésie.

Avec le prix Distinction littéraire, l’organisation voulait mettre en lumière le travail de différents intervenants de l’écosystème du livre. M. Fahmi est ainsi le troisième récipiendaire. Il a reçu le prix, samedi, en compagnie de sa famille et de collègues. « Il y avait beaucoup d’émotions ce soir-là », a noté Mme Marcoux.

Mustapha Fahmi, accompagné de sa femme et de ses fils, pose avec la directrice générale du Salon du livre, Sylvie Marcoux, et la présidente du conseil d’administration, Marjolaine Vézina.

Mme Marcoux ajoute que l’activité Jumelage 55e édition a été une grande réussite. Neuf auteurs et membres du conseil d’administration ont rencontré leurs plus grands admirateurs, dans un 5 à 7 privé d’une heure. La directrice rapporte que de belles rencontres ont eu lieu. L’auteur Larry Tremblay a été très surpris de voir que ses plus grands lecteurs étaient âgés de la vingtaine. « Les deux fans avaient lu toute son œuvre. Ils ont vraiment connecté avec l’auteur. À la fin, M. Tremblay me disait qu’il n’avait jamais pensé vivre un moment comme celui-là », s’est-elle remémorée, espérant que l’activité soit de retour en 2020.

Également, les prescriptions littéraires ont été un franc succès. Quelque 400 prescriptions avaient été prévues, mais les organisateurs ont dû en imprimer davantage. Les visiteurs étaient alors invités à rencontrer des libraires et des auteurs et leur expliquer ce qu’ils aiment lire. Le professionnel signait une prescription, comme un médecin, d’un livre qui leur ferait du bien. « C’était des rencontres intimes et ç’a vraiment bien marché. Les gens au Saguenay–Lac-Saint-Jean n’ont pas peur d’aller vers les autres et c’est ce qui nous démarque. »