Le comédien Lou-Pascal Tremblay a été choisi comme parrain de la 20e édition du Festival 2 jours à vivre.

2 jours à vivre au théâtre accueille Lou-Pascal Tremblay

Les quelque 330 élèves du programme Arts et métiers de la scène (AMS) de l’École polyvalente Jonquière ont de quoi célébrer. Le 26 février a marqué le lancement de la 20e édition du Festival 2 jours à vivre au théâtre, sur le thème « C’est pas moi je le jure ! ». L’événement représente le point culminant du parcours créatif de neuf équipes d’élèves de secondaires 4 et 5 qui ont passé des mois à produire une saynète présentée lors du festival.

Ateliers de formation, présentation des pièces et représentation professionnelle sont les activités qui marquent traditionnellement ces 48 heures consacrées à l’art théâtral. Cette année, les élèves auront l’occasion d’assister à la pièce Antioche, écrite par Sarah Berthiaume et mise en scène par Martin Faucher, en plus de recevoir les conseils de professionnels du métier pendant six formations portant sur différents aspects : préparation à une audition, percussions, mouvement, arts visuels, jeu théâtral et écriture narrative.

C’est le comédien, réalisateur et doubleur Lou-Pascal Tremblay qui a été désigné comme parrain de l’événement, un rôle qu’il perçoit comme une façon de redonner au suivant, ayant lui-même grandi avec des mentors. Pour lui, le Festival 2 jours à vivre au théâtre est « comme une bulle », un moment à partager entre passionnés.

« Ce que je connais des festivals qui sont en lien avec la culture, comme REGARD, que j’adore, c’est comme juste des petits moments où il n’y a pas de règles, où tout est permis, où ce sont des lieux de rencontre, décrit Lou-Pascal Tremblay. Ça vient avec un petit stress, avec un désir de performance, avec le fait qu’il y a plusieurs personnes qui vont découvrir ce que tu as à leur offrir. C’est un moment à la fois d’écoute et d’expression, et ça dure juste 48 heures. C’est comme une petite bulle, puis c’est “l’fun” de vivre avec les gens que t’aimes, les gens avec qui tu as construit un projet pendant plusieurs mois. »

L’acteur souligne la liberté artistique que procure le Festival 2 jours à vivre au théâtre aux élèves qui y participent.

« Je pense que les jeunes qui participent à ça et qui vont présenter leur pièce sont très encouragés d’avoir une libre expression. Ils ne sont pas [aliénés] par le “faut pas que tu dises ça, faut que tu fasses ça”. C’est plutôt “si c’est ça dont tu as envie, vas-y, fais-le, puis on va t’écouter et on va t’applaudir à la fin”. »

S’il est sur place pour conseiller les jeunes sur certains aspects techniques du métier, Lou-Pascal Tremblay affirme tout de même que, pour lui, la fougue est ce qu’il y a de plus important à transmettre à une génération qui se compare constamment aux autres par les médias sociaux. Il ajoute que le fort esprit compétitif qui a marqué ses années dans le monde de la télévision et du cinéma le pousse à montrer aux jeunes qu’il est possible d’« arriver à ses fins en respectant la personne [qu’on] est, en étant une bonne personne, en faisant les bons choix et en ayant comme objectif [sa] passion ».

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UN PROGRAMME POPULAIRE

La conseillère pédagogique en Arts et métiers de la scène (AMS) de la Commission scolaire De La Jonquière, Véronique Villeneuve, raconte que la popularité du programme ne dérougit pas.

« Nous avons trois groupes par niveau, pour un total d’environ 325 élèves. Ça représente presque le tiers de l’école », précise-t-elle. 

Le programme d’AMS est né de l’engouement pour le Festival 2 jours à vivre au théâtre, un événement qui servait initialement à motiver les élèves en difficulté en leur permettant de découvrir les arts de la scène.

Plusieurs années plus tard, la demande est toujours aussi intense, tellement que l’inscription au programme est contingentée.

« Chaque année, on doit refuser des gens », raconte Mme Villeneuve.