La Prisme culturel a dévoilé les détails entourant la 20e édition de son ballet Casse-Noisette.

146 danseurs pour la 20e édition de Casse-Noisette

La magie des Fêtes se prépare dans l’ombre, depuis quelques mois déjà, alors que plus de 140 danseurs pratiquent sans relâche en vue de la présentation de la 20e édition du ballet Casse-Noisette du Prisme culturel. La version de ce conte de Noël, qui met en vedette des artistes 100 % régionaux, sera présentée du 13 au 16 décembre, à la Salle Michel-Côté d’Alma.

L’alliance entre l’école de danse et Ballet Synergie permet d’offrir trois représentations pour le grand public, deux représentations scolaires ainsi qu’une soirée-bénéfice de ce classique des Fêtes qui fait revivre la musique de Tchaïkovski.

La création régionale a fait du chemin depuis ses modestes débuts alors qu’elle était présentée en spectacle d’animation scolaire dans les gymnases des écoles.

Ballet Synergie collabore, pour une deuxième année, avec le Prisme culturel. Les rôles principaux sont portés par deux danseurs de Ballet Synergie qui ont également été formés au Prisme culturel.

Pour une cinquième année, la danseuse jonquiéroise Sophie Larouche interprétera le rôle convoité de Clara. Celle qui a amorcé son parcours à l’âge de trois ans au Prisme culturel a retenu l’attention, au courant des dernières semaines, lors de son passage à l’émission de danse Révolution.

À un mois de la première, les couturières travaillent fort afin de livrer à temps les costumes pour les 146 danseurs.

Le rôle du prince revient à Étienne Tremblay qui gravite dans la production depuis 2011. Le jeune homme originaire de Jonquière retrouvera ce rôle pour une troisième année. Enfin, le rôle de Drosselmeyer est assuré par le directeur de Ballet Synergie, Jean-Daniel Bouchard.

Au total, 146 danseurs, dont le plus jeune âgé de 7 ans, prennent part à la production d’envergure. Ils proviennent de 11 municipalités et villes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les danseurs évoluent également dans les programmes danse-loisirs ou danse-études/arts-études programme préprofessionnel.

L’actuelle édition ne compte pas d’ajouts majeurs. Selon la directrice artistique France Proulx, il s’agit plutôt d’une année de consolidation. Les chorégraphies seront améliorées alors que les personnages de cuistots seront notamment ajoutés. Les décors sont également bonifiés.

Les prochaines améliorations pourraient permettre à la production de se tourner vers le numérique. Toutefois, le financement devra être au rendez-vous.

Les artisans du Prisme culturel sont en mesure de présenter, année après année, le ballet le plus dansé à l’échelle planétaire grâce à un budget de 140 000 $ dont la moitié provient de la vente de billets. La présidente du Prisme culturel, Caroline Larouche, rappelle que de nouvelles sources de financement permettront de maintenir l’accessibilité à cette production.

Les 146 danseurs ont été choisis l’automne dernier. Depuis, ils pratiquent en vue de présenter le ballet le plus dansé à l’échelle planétaire.

L’actuelle édition se déroule sous la présidence d’honneur du directeur général de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, Sabin Larouche. Ce dernier assure avoir accepté le rôle en prenant connaissance de la passion des gens qui gravitent autour de ce ballet.

Le ballet Casse-Noisette sera présenté en formule soirée-bénéfice le 13 décembre ainsi qu’en après-midi les 14, 15 et 16 décembre. Des représentations scolaires sont également prévues les 11 et 12 décembre. Les billets sont disponibles via Réservatech.

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DES PROJETS DE TOURNÉE EN DEHORS DE LA RÉGION

Présenté depuis 20 ans à Alma, le fameux Casse-Noisette du Prisme culturel pourrait bien se retrouver dans d’autres villes. L’école de danse espère être en mesure, dans un avenir rapproché, de visiter d’autres coins du Saguenay-Lac-Saint-Jean et même d’aller en dehors des limites de la région.

Force est d’admettre que le financement et la création de partenariats sont une condition sine qua non à la réalisation de ce projet. 

Le directeur de la production, Raymond Tremblay, a confié au Quotidien que l’équipe songe à la possibilité d’exporter le spectacle de ballet depuis quelques années. Les premières sorties officielles de l’imposante production pourraient être faites dans d’autres portions du Saguenay-Lac-Saint-Jean. M. Tremblay cite en exemple des villes du Haut-du-Lac comme Dolbeau-Mistassini. Des partenariats entre les MRC de la région et les organismes culturels pourraient être une avenue possible.

Comme dans bien des projets, c’est le financement qui déterminera la faisabilité d’un tel projet. Le directeur de la production au Prisme culturel est d’avis que des partenaires des autres villes ou régions sont, avant tout, nécessaires.