Jacques Hébert profite de son passage à L’Anse-Saint-Jean pour se laisser inspirer par la beauté de la nature. Il compte peindre à l’extérieur une bonne partie de la fin de semaine.

« Je reviendrai toujours »

Il peint à l’aide de gros pinceaux, d’un rouleau de papier hygiénique et d’une palette où les couleurs côtoient l’eau. Décontracté, une main dans sa poche de pantalon, Jacques Hébert, le doyen du Symposium provincial des Villages en couleurs, s’exécute à une vitesse phénoménale. Fidèle à son habitude, il le fera à l’intérieur et à l’extérieur toute la fin de semaine, lui qui ne manquerait pour rien au monde sa visite automnale dans le Bas-Saguenay.

En 28 ans, Jacques Hébert a raté peu d’éditions du festival. «J’en ai fait au moins 20», convient le peintre de Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix. «La beauté de la région m’incite à revenir. Qu’on m’invite ou pas, je reviendrai toujours. C’est ma place. Le fjord du Saguenay, c’est un patrimoine fantastique. Charlevoix, où j’habite, c’est magnifique, mais ici, il y a un plus. C’est ici qu’on crée les nuages», image celui qui passe par la région plusieurs fois par année afin de profiter de chacune des saisons.

Jacques Hébert profite de son passage à L’Anse-Saint-Jean pour se laisser inspirer par la beauté de la nature. Il compte peindre à l’extérieur une bonne partie de la fin de semaine.

Cette fin de semaine, il profite de l’occasion qui lui est offerte pour peindre à l’extérieur et s’inspirer des couleurs offertes par la nature. «Je peins 80% du temps à l’extérieur. »

Le maître de l’aquarelle se consacre entièrement à son médium. «Pour avoir de l’excellence, on ne peut pas sauter d’un médium à l’autre», estime-t-il.

Jacques Hébert profite de son passage à L’Anse-Saint-Jean pour se laisser inspirer par la beauté de la nature. Il compte peindre à l’extérieur une bonne partie de la fin de semaine.

Qu’il soit au centre récréotouristique du Mont-Édouard ou dehors quelque part dans le village, les visiteurs seront impressionnés par la vivacité de l’octogénaire, qui attribue sa forme au sport, à la nature et à la peinture. «J’ai une qualité, je suis rapide. Je peux peindre une toile en une demi-heure. Je peux en faire 12 par jour. Je ne suis pas meilleur qu’un autre. C’est une question de tempérament. Je suis hyperactif. Si je fais cinq tableaux pas bons, il m’en reste encore cinq», dit en souriant le fondateur de la Société canadienne d’aquarelle.

Jacques Hébert possède l’expérience, mais il ne lui attribue pas tout le mérite. « J’ai toujours été rapide», assure celui qui donne vie à un arbre ou construit une maison d’un coup de pinceau.

Une main dans les poches, décontracté, Jacques Hébert, le doyen du Symposium provincial des Villages en couleurs de L’Anse-Saint-Jean et de Petit-Saguenay, transforme en quelques minutes une toile blanche en oeuvre d’art.

Mais au-delà de la vitesse, le peintre, maître de l’aquarelle, veille à transmettre des émotions.

«Ce n’est pas intelligent un tableau, c’est une émotion. »