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Arts

Point de rencontre: un duo improbable à L’Oeuvre de l’Autre

Point de rencontre, une exposition présentée à la Galerie l’Oeuvre de l’Autre de l’Université du Québec à Chicoutimi, crée un duo improbable. Il montre le plus récent travail de Laurie Girard et d’Émili Dufour, deux artistes qui ont trouvé un terrain commun dans la pratique du dessin.

Cette exposition s’inscrit dans une série d’invitations de la coordonnatrice de la galerie, Nathalie Villeneuve. Elle convie des artistes qui n’auraient pas tendance à travailler ensemble à collaborer. La contrainte de travailler en équipe, loin de limiter les possibilités, amène les artistes ailleurs et ouvre des portes.

Arts

Une grosse année pour les Martyrs de Marde

L’année 2020 commence sur les chapeaux de roues pour le groupe punk Les Martyrs de Marde. Il sortira un troisième enregistrement le 31 janvier, un EP ayant pour titre Grossière incandescence. Déjà, on peut entendre un premier extrait, Povtipite, en attendant le début de sa tournée la plus ambitieuse. Après des escales à Montréal et Québec, les 30 et 31 janvier, elle se déplacera au Café du Clocher d’Alma, puis au Bar à Pitons de Chicoutimi, les 14 et 15 février.

Le public verra apparaître un homme vêtu d’une soutane. Il entonnera un chant grégorien, Kyrie eleison, pendant que ses camarades, campant eux aussi des personnages, distribueront des choses à manger afin d’évoquer le sacrement de la communion. « Je serai un gourou, le leader d’une secte, mais j’adopterai une autre identité au cours du spectacle. Ça va devenir sexuel, fétichiste. Puis ce sera explosif », a annoncé le chanteur Mathieu Bédard au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Arts

Paul Kawczak: entre l’Europe et l’Afrique

L’Europe malade d’elle-même. Le continent où s’est déroulée la boucherie de 14-18, prélude à l’horreur de toutes les horreurs que fut l’Holocauste. C’est elle qui se trouve au coeur du premier roman de Paul Kawczak, Ténèbre, disponible en librairie à compter du 23 janvier. Bien qu’il ait campé l’histoire en Afrique, plus spécifiquement dans la partie du Congo colonisée par le roi des Belges à la fin du 19e siècle, le portrait brossé par l’écrivain saguenéen, originaire de la France, montre sans complaisance de quelle manière un foyer de civilisation, celui qui a nous a donné Léonard de Vinci, Shakespeare et Bach, a perdu ses repères.

L’homme dont on suit la descente en enfer, le géomètre Pierre Claes, représente le meilleur de l’Europe. C’est un scientifique, un esprit formé dans des écoles réputées. Comme il rêvait d’horizons lointains, d’aventures calquées sur celles qui ont nourri ses lectures, la perspective de se rendre au Congo à la demande du roi Léopold II, en 1890, était riche de promesses. Sa mission consistait à établir la frontière délimitant les territoires accaparés par la Belgique et la France. Très tôt, cependant, cet homme deviendra le jouet de forces plus grandes que lui.

Arts

Devenue humoriste sur le tard: Mélanie Ghanimé ne regrette pas sa décision

L’industrie de l’humour occupe tellement d’espace au Québec, génère des revenus si importants, qu’on perd de vue le facteur humain. Derrière les têtes d’affiche qui vendent leurs billets à prix d’or, dont la carrière essaime sur toutes les plate-formes, en effet, d’autres histoires méritent d’être évoquées. Celle de Mélanie Ghanimé, par exemple.

Âgée de 40 ans, elle fait carrière depuis 10 ans à titre professionnel, ce qui coïncide avec la fin de sa formation à l’École nationale de l’humour. À l’évidence, ce fut une vocation tardive, ce qui rend son cheminement plus distinctif. Issue d’une famille où personne n’avait eu l’idée de travailler dans le monde du spectacle, son premier réflexe fut de se conformer.

Place publique

Arts

La lutte vue par Paul Vachon

CHRONIQUE / Je savais que Les derniers vilains me plairait, mais pas à ce point. Diffusé récemment à Télé-Québec, ce documentaire réalisé par Thomas Rinfret donne la parole à l’ancien lutteur Paul Vachon, surnommé The Butcher. Maintenant âgé de 80 ans, il fait revivre l’époque où des gens comme lui, comme son frère Maurice, sa soeur Viviane et sa fille Luna, tous décédés, campaient le rôle des méchants avec un zèle admirable.

Ce que j’ai aimé, outre les films d’archives montrant les membres de la famille en action, ce sont les coulisses du métier, bien plus intéressantes que le débat à propos des combats arrangés. Par exemple, Paul explique que le péché mortel pour un lutteur consistait à déroger de son personnage. On aimait les certitudes et c’est pour cette raison que Maurice est devenu une star. Dans le genre vilain, il était dur à battre.

Fabrique culturelle

Les Dérapeutes chante Mon poêle | Les sessions #LaFab

Dans cette session vidéo musicale tournée chez nous, sur le Lac-St-Jean, La Fabrique culturelle de Télé-Québec nous propose une courte rencontre avec Les Dérapeutes. Le groupe jeannois qui sera en première partie du concert de Bernard Adamus présenté à la Saguenéenne le 17 avril prochain, travaille actuellement sur l’enregistrement d’un EP. Ici, il nous chante « Mon poêle », une pièce composée et écrite par Joshua Dessureault, le dérapeute qui réunit ses complices Yann Dessureault et François Gaudreault dans un dérapage musical contrôlé.

CRÉDITS

Télé-Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean

Réalisateur, caméraman et monteur: Xavier Marceau

Technicienne de production: Julie Pelletier

Coordonnateur: Jocelyn Robert

Crédit œuvre : Mon poêle, de Joshua Dessureault (guitare et voix) en compagnie de Yann Dessureault (guitare et voix) et François Gaudreault (contrebasse et voix).

Remerciements à Chantale Jean et Pascal Girard.

Actualités

Thérèse Dion, mère de Céline, s’éteint à 92 ans

MONTRÉAL — Céline Dion a perdu sa maman.

Thérèse Dion, mieux connue sous le surnom affectueux de «Maman Dion», est décédée à l’âge de 92 ans.

Les Productions Feelings ont confirmé par communiqué que Thérèse Dion s’est éteinte «paisiblement chez elle», dans la nuit de jeudi à vendredi, entourée des siens.

«Maman, nous t’aimons tellement... Nous te dédions le spectacle de ce soir et je chanterai pour toi avec tout mon coeur», a écrit Céline Dion sur les réseaux sociaux, vendredi après-midi.

Arts

Le Lobe célébrera l’adieu à la chair

Tenue le 18 janvier à compter de 19 h, au centre d’artistes Le Lobe, la Fête de l’art, édition 2020, sera la fête de tous les arts ou presque. Cinéma, musique, performance, arts visuels : plusieurs modes d’expression seront à l’honneur au cours de cette soirée qui, si la tradition est respectée, s’étirera jusqu’au petit matin.

Les gens qui se pointeront au 114, rue Bossé, à Chicoutimi, pourront assister à des activités s’arrimant au thème défini par le comité organisateur : Adieu à la chair. « C’est nouveau d’avoir une thématique dans ce contexte. L’idée consiste à établir un lien entre les activités et nous sommes partis du mot carnaval, qui signifie enlever la chair », a raconté la directrice générale du Lobe, Justine Valtier, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Arts

Festival de musique du Royaume: une nouvelle catégorie voit le jour pour la 29e édition

Le Festival de musique du Royaume ouvre ses portes plus grandes. L’événement lance une nouvelle classe pour sa 29e édition, conçue pour les étudiants qui veulent vivre une expérience de concours, sans l’aspect compétitif. Les enfants de 3 ans et plus pourront présenter une pièce dans la classe Moderato pendant le festival, qui a lieu du 14 avril au 3 mai prochain.

Le président du conseil d’administration du festival, Louis Mercier, explique en entrevue que cette classe a été créée pour élargir la clientèle potentielle de l’événement. La moins grande fréquentation des écoles de musique de la région a fini par faire baisser le nombre d’inscriptions au concours.

Arts

L'église Saint-Dominique prête pour le 150e de la paroisse

L’église Saint-Dominique s’est parée de tous ses atours afin de souligner le 150e anniversaire de la plus vieille paroisse de Jonquière. Les célébrations débuteront officiellement le 21 janvier, à la faveur d’un 5 à 7 auquel 150 personnes sont attendues, dont plusieurs représentants des vieilles familles. Le vrai lancement, lui, coïncidera avec la tenue d’une messe que présidera l’évêque du diocèse de Chicoutimi, Monseigneur René Guay.

Elle se déroulera le 26 janvier à 10 h 30 et ceux qui n’ont pas fréquenté le lieu de culte depuis un certain temps n’auront pas assez de deux yeux pour tout voir. Après avoir remarqué qu’on a rafraîchi la peinture en maints endroits, leur regard se posera sur les huit banderoles de tissu blanc accrochées au plafond, près du chœur. Placées le 23 décembre par huit bénévoles dirigés par Rachel Villeneuve, elles ont fait l’objet d’un ultime ajustement dimanche et le résultat est impressionnant.

Arts

Les Mots Parleurs: pour célébrer le français

Un nouveau nom, plus de disciplines, de partenaires et de financement. L’événement Les Mots Parleurs, qui se déroulera du 21 au 31 janvier, partout au Saguenay–Lac-Saint-Jean, s’est donné les moyens nécessaires pour offrir un bel écrin à la langue française. Chapeauté par Objectif Scène, il pousse encore plus loin les efforts consentis au cours des trois dernières années, alors que ce rendez-vous priorisait un mode d’expression à la fois.

La formule avait produit des résultats intéressants, notamment lors de la tournée de la Ligue nationale d’improvisation (LNI), qui avait fait le plein de spectateurs. Le désir de se donner une identité mieux définie avait poussé les partenaires à franchir un pas supplémentaire, l’année dernière. Un nom avait été trouvé, mais à l’usage, on a jugé qu’il n’était pas suffisamment rassembleur. Il a donc été remplacé par Les Mots Parleurs, accompagné par un logo sympathique.

Musique

Pearl Jam à Québec en mars

Avec un nouvel album attendu sous peu et son trentième anniversaire à souligner en 2020, la formation Pearl Jam s’apprête à reprendre la route pour une nouvelle tournée qui fera escale au Centre Vidéotron de Québec le 22 mars.

Eddie Vedder et sa bande se produiront ainsi dans la capitale cinq jours avant la parution de leur 11e album studio, Gigaton, qui arrivera dans les bacs le 27 mars. Celui-ci fera suite Lightning Bolt, lancé en 2013. La tournée de Pearl Jam débutera le 18 mars à Toronto et se terminera par deux représentations à Oakland, le 18 et 19 avril.

Les billets pour le concert de Québec seront mis en vente le 24 janvier à 10h.

Arts

Galerie 5 offrira 19 nouvelles expos en 2020

La Galerie 5, un espace dédié à la diffusion culturelle situé sur la rue Saint-Dominique à Jonquière, démarre l’année 2020 en grand. Le 16 janvier, elle dévoilera les 19 expositions de sa nouvelle programmation en plus de procéder au vernissage de Blancheur maculée, sur le coup de 18 h.

La coordonnatrice de l’endroit, Sophie Lebeuf, explique que cet événement festif, ouvert au public, montrera le travail d’une dizaine de créateurs. Parmi eux, on retrouve des photographes (Jean-Pierre Bluteau, Martin Gaudreault, Valérie Jessica Laporte), des peintres (Diane Bouchard, Chantale Desbiens, Marlen Guérin, Janie Gauthier, Dany Kaye, Réjane Tremblay) et un sculpteur (Denis Tremblay).

Arts

L'artiste Claude Bolduc lance Rencontre onirique: un livre d’art en rétrospective

L’artiste originaire d’Alma, Claude Bolduc, lance une rétrospective de sa carrière qui a débuté en 1987. Fait sous la forme de livre d’art, cet ouvrage résume le parcours artistique de l’homme qui a été influencé par Arthur Villeneuve.

Rencontre onirique est un objet qui se situe à la rencontre de la peinture et de la poésie. Il retrace les différentes étapes professionnelles du peintre qui a passé la majeure partie de sa vie à Chicoutimi.

Arts

La pièce Tarte aux pommes du Théâtre du mortier: les millénariaux, enfants gâtés ou génération critique?

Alors, ces millénariaux ? Sont-ils des enfants gâtés incapables de prendre une décision ou une génération critique qui a appris à argumenter ? La pièce Tarte aux pommes, montée par le Théâtre du mortier, aborde le sujet de front. Elle était présentée pour une première fois, mercredi au Théâtre Banque Nationale, devant un public composé d’enseignants et de professionnels du Cégep de Chicoutimi.

L’histoire derrière la pièce est tout aussi intéressante que l’oeuvre en elle-même. Le Théâtre du mortier, qui s’est donné comme mission de développer des pièces avec une portée sociale, a conçu cet objet théâtral en collaboration avec les étudiants millénariaux du cégep. Ce sont leurs commentaires, récoltés à la suite d’entrevues, qui ont servi de matériel de base à l’écriture de Tarte aux pommes. Mercredi, on jouait l’oeuvre pour une première fois dans le cadre d’une journée pédagogique.

Arts

Société d’art lyrique du Royaume: découvrir Les Contes d’Hoffmann

Embauchée en juillet, au poste de directrice générale de la Société d’art lyrique du Royaume, Nadia Rochefort découvre avec ravissement les coulisses du monde opératique. La prochaine production majeure sera Les Contes d’Hoffmann, présentée du 6 au 9 février, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Or, bien avant l’arrivée des solistes, ainsi que du metteur en scène Étienne Cousineau, l’administratrice voit se matérialiser l’oeuvre d’Offenbach à petites touches.

« Nous avons une belle équipe de concepteurs, dont fait partie la scénographe Chantale Boulianne. Ils travaillent sur les décors, qui recréeront l’ambiance d’un cabaret des années 1920. À tout moment, aussi, je vois apparaître l’une de nos couturières avec un nouveau vêtement de scène. Elles sont très douées », s’émerveille leur nouvelle consoeur.

Arts

25 ans du Festival Jazz et Blues: savoir saisir les opportunités

Sans faire une grande histoire avec son 25e anniversaire, qui sera souligné du 21 au 25 avril, le Festival jazz et blues de Saguenay prépare la prochaine édition en gardant l’oeil ouvert sur les opportunités qui pourraient survenir. C’est ainsi qu’a été conclue l’entente avec les Productions Bros, l’agence qui représente le Stephen Barry Blues Band.

« Quand René Moisan a soumis le nom de cette formation, nous l’avons signée avec plaisir. Elle a participé deux ou trois fois au festival et Stephen est un vieux de la vieille, un gars bien sympathique. En même temps, le groupe célèbre les 40 ans de son premier album, en plus de ses 45 ans d’existence. Ces anniversaires font écho au nôtre », a commenté le porte-parole du Festival jazz et blues, Jacques Dubé, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Arts

Stephen Barry, une vie dans le blues

Trois chiffres donnent la mesure du spectacle que le Stephen Barry Blues Band proposera le 22 avril à 20 h, à l’Inter de Chicoutimi, dans le cadre du Festival jazz et blues de Saguenay. L’événement lui-même célébrera son 25e anniversaire, tandis que la formation basée à Montréal affiche 45 années au compteur. Elle profitera de son passage dans la région pour souligner une autre étape importante, soit la sortie de son premier album, Live à l’hôtel Nelson, il y a 40 ans.

Le leader de la formation en parle avec humour, de ce spectacle qui avait eu lieu dans la célèbre salle du Vieux-Montréal. « On était ben stone, ce soir-là, et si on avait décidé d’enregistrer notre premier album sur scène, plutôt qu’en studio, c’est parce que ça coûtait moins cher », a-t-il raconté il y a quelques jours, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Arts

L’art du flou selon Jean-Pierre Tremblay

La raison du plus flou est la meilleure, se dit-on en examinant les oeuvres de Jean-Pierre Tremblay. Accrochées jusqu’au 20 janvier, sur les murs de la bibliothèque municipale de Chicoutimi, les 23 photographies formant l’exposition Mémoire affective creusent le sillon d’une démarche artistique qui se distingue par son originalité.

Après avoir exploré l’esthétique du noir et blanc et fait ressortir le charme des objets rouillés, le Saguenéen a consacré quatre ans à ce projet. On pourrait croire que la récolte est mince, eu égard au nombre de pièces qui en ont résulté, mais ce serait faire bon marché des contraintes découlant de sa démarche. Tout le monde peut produire des photos floues, mais combien méritent qu’on les observe avec attention ? Combien suscitent une réelle émotion ?

Arts

Du folklore au trad

CHRONIQUE / Le centre-ville de Chicoutimi était tranquille, dans la soirée du 20 décembre. Une poignée de commerces suscitaient un minimum d’achalandage, mais dans les restaurants, on était loin des belles journées d’été. À quelques jours de Noël, on sentait que les gens avaient la tête ailleurs, l’exception étant le Café Cambio. C’est là que je me suis dirigé aux alentours de 20h, histoire de vérifier si la veillée traditionnelle organisée par le musicien Buddy Boudreaux avait répondu à ses attentes.

Le Saguenéen originaire de la Louisiane avait l’intuition que cette initiative susciterait un réel engouement. Il se disait que les rendez-vous hebdomadaires tenus au Bar à Pitons, depuis quelques mois, avaient fait la preuve que les rythmes traditionnels avaient encore un avenir au pays de Louis Pitou Boudreault. Certes, migrer dans une salle plus grande comportait une part de risque, mais avant même de pousser la porte, j’ai compris que Buddy Boudreaux avait réussi son pari.

Arts

Diffusion Saguenay dépasse ses objectifs

Les dirigeants de Diffusion Saguenay ont terminé l’année 2018-2019 en dépassant les objectifs qu’ils s’étaient fixés. L’achalandage de ses salles a augmenté de 32 % durant cette période. En ajoutant les spectateurs qui assistent aux représentations extérieures gratuites, l’organisme aura rejoint plus de 250 000 personnes l’an dernier.

Les responsables de Diffusion Saguenay se sont félicités d’être moins tributaires des subventions de la Ville et de Promotion Saguenay, et d’être plus transparents dans la gestion pendant le dévoilement de son rapport d’activité, jeudi.

Justice et faits divers

«Courageuses»: Rozon gagne en appel

Le fondateur de Juste pour rire, Gilbert Rozon, a gain de cause contre «Les Courageuses» : la Cour d’appel a renversé le jugement de la Cour supérieure qui avait autorisé l’action collective du groupe de femmes contre lui pour 10 millions $.

Dans sa décision rendue mercredi, la Cour d’appel est toutefois divisée : deux juges ont accueilli l’appel de Gilbert Rozon, mais la troisième, Dominique Bélanger, l’aurait rejeté et laissé l’action collective se rendre jusqu’à procès.

Les fautes alléguées contre Gilbert Rozon dans cette poursuite sont des «questions individuelles qui devront être prouvées au cas par cas», et pour cette raison elles ne se qualifient pas pour une action collective, écrit la Cour d’appel.

Aucun tribunal ne s’est penché sur les gestes reprochés à l’ex-producteur de 65 ans par Les Courageuses. Cette décision rendue mercredi ne porte que sur la possibilité pour les femmes de se regrouper et de poursuivre ensemble, en se servant du mécanisme de l’action collective.

Et cela ne signifie pas forcément la fin des procédures.

Le juge Stephen Hamilton de la Cour d’appel — qui a rendu la décision pour la majorité — écrit dans le tout dernier paragraphe du jugement : «je réitère que cette conclusion ne porte que sur le véhicule procédural choisi par l’intimée, soit l’action collective, et ne concerne en rien le fond de l’affaire, sur lequel il ne m’appartient pas de me prononcer. D’autres moyens légaux sont à la portée des membres qui souhaitent entreprendre une action contre l’appelant, le rejet de l’action collective ne devant pas nécessairement entraîner un abandon des procédures ou une négation de la responsabilité de l’appelant».

Sans plus attendre, «Les Courageuses» ont fait savoir leur déception par communiqué, ainsi que leur intention de demander à la Cour suprême du Canada la permission de faire appel de ce jugement, dans «ce dossier d’importance pour toutes les victimes d’agression sexuelle au Québec», écrivent-elles.

Le jugement attaqué

L’action avait reçu le feu vert du juge Donald Bisson de la Cour supérieure en mai 2018.

Elle était portée par un groupe de femmes qui se sont elles-mêmes donné le nom «Les Courageuses». Elles accusent l’ex-producteur de harcèlement et d’agressions sexuelles. Elles avaient été autorisées à réclamer jusqu’à 10 millions $ en dommages punitifs, en plus des dommages moraux et pécuniaires.

Selon le groupe, M. Rozon aurait fait au moins 20 victimes sur une période de 34 ans, de 1982 à 2016, ce que réfute fermement l’ex-producteur.

Dans sa décision, le juge Bisson écrivait que selon lui, «le véhicule procédural de l’action collective a démontré son efficacité dans les dossiers d’agressions sexuelles puisqu’il a permis à des centaines de victimes d’avoir accès à la justice au Québec». Si «Les Courageuses» n’étaient pas autorisées à intenter leur action, «il est fort probable que de très nombreuses victimes seraient privées de l’exercice de leurs droits», poursuivait-il.

En juillet, Gilbert Rozon avait signalé son intention de contester ce jugement qu’il considérait être truffé d’erreurs. Il a finalement eu gain de cause.

En appel, le juge Hamilton a rappelé que pour que le véhicule procédural de l’action collective puisse être utilisé, plusieurs conditions doivent être remplies, dont celle-ci : les différentes personnes qui poursuivent de cette façon doivent soulever des questions de droit ou de fait identiques, similaires ou connexes.

Il donne un exemple-type d’une action collective : un produit défectueux. Toutes les personnes qui l’ont acheté ont la même cause contre le fabricant, pour les mêmes motifs et les dommages réclamés sont souvent les mêmes.

Mais ici, ce n’est pas le cas, selon la Cour : «Les gestes et les paroles reprochés auraient eu lieu à différents moments sur une période d’au moins 34 ans envers différentes personnes. La nature des gestes varie grandement d’une personne à l’autre. Le contexte n’est pas toujours le même. Ces gestes devront être prouvés de façon individuelle et non de façon commune».

Le juge Hamilton rappelle que le juge Bisson avait aussi mentionné que Gilbert Rozon avait un «modus operandi». Mais il estime que ce modus operandi se limite au «statut» de Gilbert Rozon, soit sa position de pouvoir et d’influence, notamment dans le monde artistique. Mais ici aussi, il n’y a pas d’élément commun à toutes les présumées victimes, car il faudra qu’il soit démontré, pour chacune d’entre elles, qu’elles étaient au courant de son influence.

Finalement, le préjudice subi par les femmes n’est pas le même. Il peut «varier grandement», écrit le magistrat de la Cour d’appel, en fonction de nombreux facteurs, dont la nature de l’agression, ses impacts physiques et psychologiques, et mêmes financiers.

La juge Bélanger, dissidente dans cette affaire, est d’avis que la décision du juge Bisson est bien motivée et ne contient aucune erreur de droit.

Cette action civile est distincte des accusations criminelles qui ont été portées contre l’homme. Il fait actuellement face à un chef d’accusation de viol et à un autre d’attentat à la pudeur pour des gestes qui auraient été posés en 1980. Ce procès criminel aura lieu en juin.

Arts

24e édition de REGARD: Guillaume Lambert porte-parole

Guillaume Lambert agira à titre de porte-parole de la prochaine édition du Festival REGARD. L’acteur, réalisateur, scénariste et auteur sera à Saguenay du 11 au 15 mars prochain dans la cadre de la 24e édition de l’événement.

Après Rémy Girard, Sarah-Jeanne Labrosse, Émile Proulx-Cloutier et plusieurs autres, REGARD a arrêté son choix sur Guillaume Lambert, amorçant ainsi la décennie avec un artisan du milieu bien de son époque. Au cours des dernières années, Guillaume Lambert a su se démarquer autant à la télévision, qu’au cinéma et sur le Web. 

Si son nom peut sembler étranger à certains, son visage est de plus en plus familier au public québécois. À la télévision, on a pu le voir dans Nouvelle Adresse, Les Beaux malaises et Ruptures, mais c’est surtout pour son interprétation dans la comédie à sketches Like moi!, pour laquelle il a remporté un Gémeaux, qu’il s’est fait remarquer du grand public. 

Il a aussi écrit en plus d’interpréter un des premiers rôles de la série L’âge adulte diffusée sur ICI TOU.TV et récipiendaire de deux Gémeaux, dont celui de la meilleure fiction pour le Web, et de l’Olivier de la meilleure série Web humoristique. 

Le premier long métrage qu’il a écrit, réalisé et dans lequel il incarne un premier rôle, Les scènes fortuites, est sorti en salles en janvier 2018. En 2019, il a été nommé aux Gémeaux pour son rôle dans la série Web Georges est mort. Il anime maintenant Avec ou sans cash, diffusé sur Évasion, en plus de travailler sur son prochain film intitulé Niagara.

« En tant que scénariste et comédien, Guillaume a plusieurs points communs avec REGARD; il sait comment nous surprendre, nous faire rire, nous faire réagir, nous marquer, bref nous faire vivre des moments intenses. Et plusieurs viendront lors de cette 24e édition que nous partagerons ensemble », affirme la directrice générale de REGARD, Marie-Élaine Riou.

Guillaume Lambert est passionné par le court métrage à titre de cinéphile et d’artiste. Il a écrit et incarné le personnage principal de Toutes des connes, un court métrage qui était en compétition officielle à Sundance et Telluride en 2014, en plus d’avoir remporté le Jutra du meilleur court métrage en 2015. Il a aussi tenu plusieurs rôles dans des productions de format court en plus de participer régulièrement aux festivals qui les honorent.

« REGARD est un festival qui a été déterminant dans mon parcours artistique et je ne pourrais être plus fier, quelques années plus tard, d’en être le porte-parole. Je vais à Saguenay faire le plein des meilleurs courts locaux et internationaux. Une nouvelle décennie commence et nous en mettra plein la vue ! Qui sait quels cinéastes le court métrage nous fera découvrir au cours des prochaines éditions? », affirme le nouveau porte-parole dans un communiqué. 

Guillaume Lambert sera de passage à Saguenay le 17 janvier prochain afin de participer à la réalisation de la traditionnelle vidéo publicitaire. 

Arts

Le système d’éducation vu par les millénariaux

Qui sont les millénariaux ? Comment perçoivent-ils le système d’éducation que la plupart d’entre eux fréquentent à temps complet ? C’est pour livrer un début de réponse à ces questions que les membres du Théâtre du Mortier, une troupe formée il y a deux ans, présenteront une version brute de leur nouvelle création, Tarte aux pommes, devant les employés du Cégep de Chicoutimi.

Pour la première fois, ce spectacle ira à la rencontre du public à la faveur d’une séance tenue à 10 h, aujourd’hui (mercredi), au Théâtre Banque Nationale. En attendant ses débuts officiels au Côté-Cour de Jonquière, du 28 au 30 mai, les comédiens Kevin Girard, Joëlle Gobeil et Valérie Essiambre livreront quelques réflexions découlant d’une série de rencontres effectuées l’automne dernier, dans une mise en scène de Christine Rivest-Hénault.

Arts

Une réunion musicale toute en harmonie pour le Rassemblement des vents

C’est le 11 janvier prochain à 13 h 30 à la salle Michel-Côté d’Alma que se produira la 5e édition du Rassemblement des vents, organisé par le Conservatoire de musique de Saguenay, en collaboration avec le Collège d’Alma et la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean. L’événement est gratuit et s’adresse aux citoyens de tous les âges.

Le dernier rassemblement s’était déroulé en 2018. Après une année d’absence, l’activité revient en force, avec la participation du chef d’orchestre François Dorion, des Voltigeurs de Québec, et du groupe Twigg Musique. La directrice du Conservatoire de musique de Saguenay, Louise Bouchard, explique que le ralliement est très convivial. « C’est vraiment un gros party. Ce qui est le fun, c’est de voir sur scène des gens aux cheveux gris à côté de jeunes qui ont le même instrument. Avancé, pas avancé, tout le monde est ensemble. Les plus jeunes participants ont entre 11 et 12 ans. »

Arts

Le meilleur des découvertes des 50 dernières années en archéologie à la Pulperie

La Pulperie de Chicoutimi fait la joie des passionnés d’histoire. L’exposition Fragments d’humanité - Archéologie du Québec retrace plus de 5000 ans de présence humaine dans la province, en effet, à travers les découvertes archéologiques des cinq dernières décennies.

Conçu par le musée Pointe-à-Callière en 2017, Fragments d’humanité - Archéologie du Québec est la première exposition d’envergure entièrement consacrée à l’archéologie québécoise. La sélection d’objets présentée par le musée régional se décline en quelque 200 pièces. Un bon nombre d’entre elles ont été montrées au grand public pour la première fois dans le cadre de cette exposition.

Arts

Pygmate veut recolter le fruit de ses efforts en 2020

Ce qu’ils ont semé en 2019, les gars de Pygmate le récolteront en 2020. Le combo rock du Saguenay amorcera la nouvelle année en lançant un EP intitulé Sakapus. Il profitera également de la visibilité que lui a procuré le Saguenay Fuzz Fest, un événement qu’il a tenu à l’automne, à Chicoutimi, pour accroître sa visibilité sur les scènes de la région.

Première manifestation de ce désir, le lancement du EP sera effectué le 8 février, à la microbrasserie Le Lion d’Or d’Alma. Les musiciens offriront un spectacle où les nouveaux titres seront jumelés aux anciens, ceux qui ont émaillé le parcours de la formation depuis 2014. Il y aura aussi un bloc centré sur le futur, des compositions qui seront regroupées sur Incantation, le premier album complet du quatuor. Sauf imprévu, il sortira dans quelques mois.

Arts

Jonathan Naas à Alma: le noir au service de l’oeuvre

L’artiste Jonathan Naas a complété une résidence de deux mois au centre d’art actuel Langage Plus d’Alma en dévoilant l’exposition Invincible Invisible. Celui qui se définit également comme un chercheur s’est intéressé à des symboles propres au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

En franchissant la salle d’exposition, le noir qui se retrouve dans la majorité des oeuvres de Jonathan Naas tranche avec le blanc immaculé des murs et du plafond. L’artiste a fait le choix, par le passé, d’évacuer la couleur de ses oeuvres. Il désirait éviter toute diversion entre le propos des oeuvres et ceux qui les découvrent

Arts

Un travail de recherche considérable pour Louise Chevrier

Le 6 novembre dernier, Louise Chevrier a lancé le deuxième et dernier tome de La Quête d’Alice Gagnon, intitulé Une femme libre, l’occasion pour elle de renouer avec ses racines saguenéennes.

Résidant à Chambly depuis plusieurs années, il est clair que Mme Chevrier éprouve encore beaucoup d’affection pour sa région natale. Le Chicoutimi des années 30, plus particulièrement la rue Racine, est au coeur de ce nouveau roman qui clôt les aventures de Louise Gagnon, personnage inspiré par la grand-mère de l’autrice.