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Arts

Un Chicoutimien nouveau directeur artistique de l’Opéra de Québec

Jean-François Lapointe sera le directeur artistique de l’Opéra de Québec à compter de septembre 2020. Le baryton de réputation internationale originaire de Chicoutimi succède à Grégoire Legendre, qui était à la barre de celui-ci depuis 25 ans et qui a fondé le Festival d’opéra de la capitale en 2011.

M. Lapointe, qui a œuvré pendant plusieurs années dans le même rôle auprès de la Société d’art lyrique du Royaume, considère que son arrivée «constitue une suite logique dans l’évolution de mon parcours professionnel. Mon mandat s’inscrit dans un désir de continuité» avec celui de M. Legendre, a-t-il fait savoir dans un communiqué.

La carrière du baryton a débuté il y a 36 ans. Très actif en Europe, il a maintenu un lien fort avec le Québec et enseigne depuis plusieurs années à l’Université Laval. Il a interprété ici le rôle-titre d’Eugène Onéguine en 2011.

Grégoire Legendre quittera officiellement ses fonctions en décembre 2020 avec le sentiment du devoir accompli. «L’Opéra de Québec m’a apporté une multitude de moments inoubliables.»

Arts

Tang-aux-foins: l’Argentine à l’honneur

La municipalité de Saint-Fulgence aura des allures argentines, vendredi et samedi, pour la 9e édition du festival Tang-aux-foins. L’événement, qui donne une vitrine au tango, a préparé une programmation influencée par ce pays d’Amérique du Sud qui comprend de la musique, de la danse, de la nourriture et même une messe en espagnol.

Tang-aux-foins ratisse large, même s’il met en vedette une musique « de niche ». L’objectif est de plaire autant à ceux qui possèdent une certaine base dans la technique du tango qu’à ceux qui veulent s’y initier. Le percussionniste Gaël Chabot-Leclerc, le porte-parole du festival, explique en entrevue qu’il faut trouver un équilibre entre ce qui plaît aux connaisseurs et ce qui permet de rallier le grand public.

Arts

Nul ne sort indemne de «Different Trains»

À la fin du concert présenté par le Quatuor Saguenay, mardi soir, les musiciens comme le public sont demeurés dans la pénombre. Personne ne parlait. Personne n’applaudissait. Les dernières notes de «Differents Trains», une composition de Steve Reich, résonnaient encore dans les esprits, au même titre que les images qui les accompagnaient. Ce n’est pas impunément qu’on se confronte à l’un des événements les plus tragiques de l’histoire de l’humanité.

Different Trains, c’est en effet le souvenir de l’Holocauste, des trains de la mort, jumelé aux réminiscences du compositeur américain. Celles-ci remontent à la même période, au temps de son enfance. Ses parents ayant divorcé, il les visitait à tour de rôle, passant de Los Angeles à New York et vice-versa. Comme lui-même l’a écrit, Dieu sait quel aurait été son destin si son père et sa mère, tous deux de confession juive, n’avaient eu le réflexe de quitter l’Europe avant qu’elle ne tombe sous l’emprise de la peste brune.

Arts

Le Quatuor Saguenay en terrain inconnu

Depuis 30 ans qu’il existe, le Quatuor Saguenay n’a jamais présenté un concert semblable à celui qui aura lieu ce soir (le mardi 15 octobre), au Conservatoire de musique de Saguenay. Pour lancer la série 2019-2020 consacrée à la musique de chambre, ses membres, qui se produiront à 17 h et 20 h, ont inséré dans ce programme baptisé Perspectives une composition de l’Américain Steve Reich dans laquelle leur musique sera jumelée à des films, des bandes magnétiques faisant entendre des sons et des mots prononcés par différents individus, ainsi que des pistes enregistrées par le Quatuor Kronos.

« Il s’agit d’un événement spécial, une expérience “live”, le genre de chose qui se voit. Ça pourrait aussi bouleverser les gens parce que cette aventure n’est pas uniquement musicale. Elle a un caractère historique », a raconté la violoniste Nathalie Camus, il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au Quotidien. L’objet de ses pensées est une œuvre intitulée Different Trains. Elle sera livrée dans la seconde partie du concert, juste après le Quatuor opus 44 de Mendelssohn. Il l’a écrit pendant son voyage de noces, un contexte qui ne ressemble en rien à celui qui a inspiré Steve Reich.

Arts

Variations sur un même thème d’Olivier Moisan Dufour

Les oeuvres d’Olivier Moisan Dufour, exposées à la galerie l’OEuvre de l’Autre de l’UQAC, témoignent de leur vécu. Les structures que l’artiste fabrique et qui rappellent des petites maisons ou des grandes tours urbaines portent en elles l’histoire de chaque pièce qui les composent.

L’artiste choisit des pièces de bois pour leur accessibilité et leur gratuité. Elles n’ont pas grand-chose en commun, sinon qu’elles doivent avoir traversé l’épreuve du temps. Empilés les unes sur les autres, ces morceaux de bois accumulés avec soin forment des édifices à l’architecture improbable.

Arts

Festival des couleurs du fjord: décor irrésistible, artistes comblés

Le Bas-Saguenay brillait de tous ses feux, vendredi, alors que s’amorçait la deuxième édition du Festival des couleurs du fjord. Mobilisant les quatre municipalités du secteur, dont celles de L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay à l’occasion du Symposium provincial des villages en couleurs, cet événement a amené l’un de ses participants, Louis Tremblay, à profiter du temps radieux pour peindre à l’extérieur.

«Je suis sorti ce matin dans le rang Périgny. Là, c’est un peu ‘‘rough’’, mais on verra couler une rivière», a-t-il raconté en présentant une toile en chantier. C’était au début de l’après-midi, moment où l’artiste a posé son chevalet près de la Station touristique du Mont-Édouard. Lui qui vit de ses créations depuis 52 ans, qui affectionne depuis toujours la vie en plein air, affichait un air radieux. Toutes les raisons justifiant sa présence au symposium, pour la 24e fois en 29 ans, étaient réunies en ce jour béni.

Fabrique culturelle

Alexis le Trotteur et La Famille Plouffe à Alma

Dans le cadre de l’exposition intitulée « J’aurai pas de mourrure ! » présentée à la galerie Langage Plus jusqu’au 3 novembre, le fascinant personnage d’Alexis le Trotteur et son univers rocambolesque sont au cœur du projet de La Famille Plouffe, un groupe d’artistes singulier composé des parents et des trois enfants. Le personnage historique incarne parfaitement un mélange de faits et d’exagérations de la tradition orale. Alexis le Trotteur captive les membres de la famille qui ont d’une certaine façon adopté le personnage qui a connu son destin tragique en 1924 à Saint-Joseph-d’Alma. Pour La Famille Plouffe, l'exposition au centre d’art actuel almatois a donc été une occasion de poursuivre la quête historique amorcée quelques années plus tôt dans Charlevoix autour du mythique « Trotteur ».

CRÉDITS 

Télé-Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean

Réalisatrice, caméraman et monteuse : Sylvie Gravel

Technicienne de production : Julie Pelletier

Coordonnateur : Jocelyn Robert

Crédits-œuvres : « J’aurai pas d’mourrure! » : La Famille Plouffe.

Extraits de bandes dessinées d’Alexis le Trotteur : Archives de la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean. Copyright Vidéo-Presse, Éditions Paulines/Médiaspaul Montréal — 1971-1995 en collaboration avec Le Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dessins de Giovanni Sforza Boselli (1924-2007).

Extrait de la pièce musicale Le reel du Trotteur : zipertatou

Montre de poche géante d’Alexis le Trotteur : Réserve de la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean

La Famille Plouffe : Émilie Levert, Guillaume Boudrias-Plouffe, Emeline, Léo et Zéphir Plouffe.

Remerciements de La Famille Plouffe: Conseil des arts de Longueuil, l’Odyssée des Bâtisseurs, la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, l'Atelier Clark, Les Éditions Pauline/Médiaspaul Montréal, La Société historique du Saguenay, Annie Lalonde, Mme Irma, Michel Lefebvre, Sylvain Bouchard, Mariane Tremblay et Les Chercheurs d’Air.

Remerciements à Mariane Tremblay et à toute l’équipe de Langage Plus.

Arts

Paul Sarrasin, envers et contre tous

« Il y a deux ans, un homme de Chicago à qui j’avais montré mon travail a affirmé qu’il n’y avait pas d’exposition à tirer de ça. Ça m’a remué, puis j’ai décidé de continuer en mettant tout ce que je suis dans mes créations. Je voulais qu’elles soient aussi bonnes que possible. De cette manière, personne ne pourra m’enlever le fait que j’ai tout donné », a confié Paul Sarrasin, il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Il se remettait du choc provoqué par sa première exposition en solo, Dialogue avec la matière. Sa tenue jusqu’au 28 novembre, au Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière, constitue le plus beau démenti que l’artiste aurait pu imaginer. Une grande salle renferme l’essentiel de sa production, en effet, 30 tableaux et sculptures réalisés au fil des six dernières années.

Arts

Les 50 ans de l’UQAC dans la revue Saguenayensia

Troisième de la présente année, le nouveau numéro de la revue Saguenaysia se distingue par son caractère ambitieux. Fruit d’une démarche étalée sur 18 mois, il a mobilisé une quarantaine de personnes à qui on avait confié un mandat impossible : raconter en 80 pages les 50 années d’existence de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

L’ampleur de la tâche saute aux yeux, en effet, à la lecture de ce document. Il y a tant de dates à mentionner, de noms de programmes, d’individus, de bâtiments, d’activités méritant une mention. Les informations abondent, mais pour couvrir tous les angles, les artisans de ce projet auraient eu besoin d’un livre renfermant des centaines de pages. Cette option n’étant pas disponible, le propos a été resserré, explique Audrey Naud, coordonnatrice aux projets et aux communications à la Société historique du Saguenay.

Arts

Une première sortie à Québec pour la Coco Fiesta

Six ans après sa création, la Coco Fiesta se porte mieux que jamais. Ce spectacle épousant les traits d’un voyage dans les pays chauds sera de retour pour cinq représentations à Chicoutimi, toujours au hangar de la Zone portuaire. S’il reste des places pour celles du 23, du 29 et du 30 novembre, les soirées du 6 et du 7 décembre affichent complet. Une performance que les Productions Zan souhaitent reproduire à Québec, où elles effectueront une première sortie le 22 novembre.

« Ça faisait partie de notre plan de développement que de travailler dans cette ville. Il a fallu trouver une salle répondant aux exigences de la production et nous avons opté pour le Hilton, un hôtel prestigieux. Nous voulions offrir à la clientèle l’opportunité de vivre l’expérience de la Coco Fiesta en sachant qu’elle pourrait louer une chambre à la fin de la soirée. Ça accommodera les gens qui résident loin du centre-ville », a énoncé la directrice générale Suzanna Gaudreault, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Arts

Zoom Photo Festival: petit festival devenu grand

En dix ans, Zoom Photo Festival Saguenay, qui sera lancé le 16 octobre, s’est taillé une place parmi les plus grands événements de photojournalisme.

Rencontré quelques jours avant le début de l’événement, le fondateur du festival, Michel Tremblay, raconte cette anecdote pour illustrer tout le chemin parcouru.

Arts

L’UQAC, un terreau culturel

CHRONIQUE / En lisant le dernier numéro de la revue Saguenayensia, celui qui traite des 50 ans de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), mon attention s’est tournée vers un sujet que n’ont pu aborder ses collaborateurs, faute de temps et d’espace. Il s’agit de la place qu’ont occupée les arts dans le parcours de l’institution. Ils n’ont pas provoqué un afflux d’étudiants dans ses murs, mais plusieurs initiatives ont rayonné bien au-delà du campus, parfois même à la grandeur du Québec.

Dans la revue, on ne mentionne qu’une chose et non la moindre, soit la création du spectacle La Fabuleuse Histoire d’un Royaume par l’un des employés de l’UQAC, l’homme de théâtre Ghislain Bouchard. C’est le projet qui a eu la plus grande résonnance, mais d’autres ont aussi généré des retombées importantes. Ainsi en est-il de la formation en théâtre, longtemps chapeautée par Rodrigue Villeneuve. S’il existe huit compagnies professionnelles à Saguenay, une partie du mérite lui revient.

Arts

La marionnette dans l’art et la santé

L’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) veut créer un programme de formation postsecondaire exclusif à la région sur l’utilisation de la marionnette en art et en santé. L’ÉNAM a déjà l’appui de la ville française de Charleville-Mézières, qui présente le Festival mondial des théâtres de marionnettes, pour réaliser ce projet.

Pour y arriver, son directeur général, Richard Bouchard, demande l’aide du gouvernement du Québec pour donner une portée provinciale à cette idée dont les racines remontent au milieu des années 1990, alors qu’il avait conçu un programme court pour l’UQAC.

Arts

L’art sacré s’invite à Alma

La ville de l’hospitalité, Alma, recevra vendredi et samedi une trentaine de peintres, sculpteurs et poètes qui font de l’art sacré lors de l’événement Chemins de l’art, Chemins de foi.

Cette rencontre ouverte au public regroupe les membres du Réseau d’art chrétien et d’éducation de la foi (RACEF), des créateurs qui ont comme point commun de faire de l’art qui possède une connotation spirituelle. L’organisme est aussi composé d’amoureux de l’art chrétien et de personnes œuvrant dans la pastorale. Il s’agit de la première fois que le RACEF se réunit dans la région.

Arts et spectacles

Retour de la grand-messe du vinyle

Lorsqu’ils ont tenu la première édition du Salon du disque de Saguenay, il y a quatre ans, Steve Dallaire et Mélanie Villeneuve ne se doutaient pas que l’engouement pour le vinyle se muerait en lame de fond. L’événement qui sera tenu pour une cinquième fois le 12 octobre, de 9h à 16h, a accompagné ce mouvement qui embrasse toutes les générations, entraînant la mini-cassette dans son sillage.

«Vu l’intérêt pour le vinyle, la fréquentation monte toujours un peu. Nous recevons de 500 à 600 personnes et il y a plein de jeunes qui visitent nos 20 stands. Le gros de la clientèle, toutefois, est formé par les amateurs de 30 à 45 ans. Ce sont de bons consommateurs», a raconté Steve Dallaire mardi, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Arts et spectacles

Une double exposition à l’Espace Maestria

Jean Delage et Dominique Desmeules ont étudié en arts au Cégep de Chicoutimi au même moment. Depuis cette lointaine époque, chacun s’est investi dans d’autres secteurs d’activité, lui comme graphiste, elle dans le domaine du voyage. La peinture ne les a jamais quittés, cependant, ce dont témoigne l’exposition en tandem qu’ils présentent jusqu’au 13 octobre, à l’Espace Maestria de la rue Racine Est, à Chicoutimi.

Jardinage dans l’imaginaire et Ravages de l’âge montrent des univers on ne peut plus distincts. Les œuvres de Jean Delage ont quelque chose de profondément masculin, ses thèmes favoris étant les animaux exotiques et les vieux véhicules abandonnés. Sa consœur, elle, ne saurait être plus féminine. Ses paysages et ses fleurs sont rendus avec tant de délicatesse que pour les apprécier à leur juste valeur, il importe de coller son nez sur la toile.

Arts

Éric Lapointe à La Saguenéenne

Éric Lapointe est véritablement devenu un fils du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

De passage à l’hôtel La Saguenéenne samedi soir, le rockeur a attiré 2000 personnes, lesquelles ont eu droit à deux heures de spectacle. Il a lancé les hostilités en interprétant L’envie, une reprise de Johnny Hallyday qui se retrouve sur son plus récent album, Délivrance

À tout seigneur, tout honneur : Éric Lapointe a terminé la soirée avec le classique N’importe quoi. Entre-temps, le Laterrois Stéphan Gagnon, membre de l’équipe Lapointe à La Voix, s’est joint à la fête pour chanter, entre autres, Ma gueule en duo avec son coach. En juin dernier, Éric Lapointe avait été l’invité vedette de la deuxième édition de La Grande Ourse à L’Anse-Saint-Jean, produite par Robert Hakim, tout comme le spectacle de samedi à La Saguenéenne.

Arts et spectacles

Quand le théâtre s’invite dans un centre commercial

Mardi midi, au centre commercial Place Centre-Ville de Jonquière. Guylaine Rivard est assise près de l’entrée du Dollarama. Des objets reposent à ses pieds, notamment une feuille de journal et des sacs de plastique transparents. On a le sentiment qu’elle n’en mène pas large, une impression si forte qu’un homme passant par là dépose quelques sous dans une boîte de métal.

« Non, non. C’est un spectacle gratuit », lui dit la comédienne. Elle retourne ensuite à son personnage, la dame au cœur de la pièce Itinérance, créée l’année dernière par le Théâtre CRI. Elle vit dans la rue, manifestement, et amorce la représentation en entonnant une chanson a cappella. On dirait un air ancien, une sorte de complainte interprétée dans un espace presque désert. Trois personnes observent la scène, tandis qu’un homme jette un œil à la sauvette en se dirigeant vers le magasin.

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Stanley Péan, entre portraits et plaidoyers

De préférence la nuit, le nouveau livre de Stanley Péan, montre à quel point le jazz est étroitement maillé à l’histoire récente des États-Unis. Grâce à des portraits d’artistes ayant apporté une contribution majeure à ce genre musical, lesquels sont arrimés à des textes évoquant le combat pour les droits civiques mené par les Noirs américains, il met en lumière le fait que les mouvements sociaux sont d’autant plus puissants qu’ils se nourrissent de la culture ambiante.

« Ces textes de la série Black and Blue forment la colonne vertébrale du livre. On voit comment la lutte pour la conquête des droits est liée au jazz », a-t-il énoncé il y a quelques jours, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. La démonstration est éloquente, ainsi que l’illustre l’histoire de la chanson Strange Fruit, popularisée par Billie Holiday. En faisant ressortir la cruauté du lynchage, elle a bousculé les sensibilités à une époque – la fin des années 1930 – où le conformisme était la règle.

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Nélanne Racine: faire parler le sous-sol

Avec son dernier projet exposé à l’Espace virtuel, cette moitié du Centre Bang située dans le Cégep de Chicoutimi, l’artiste Nélanne Racine fait parler un objet en apparence inerte, une roche. Éons – mémoires sonores tactiles s’intéresse à ce que peut nous raconter le sous-sol du Saguenay.

Le terme «éons» fait référence à l’âge de la Terre et aux grandes périodes géologiques. «La géologie, c’est une science qui raconte l’histoire», résume l’artiste à propos du sujet d’Éons, une aventure menée en collaboration avec Simone D’Ambrosio et Audiotopie.

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Les dérapages contrôlés de Luc Gauthier

L’artiste de Chicoutimi Luc Gauthier n’a pas peur des accidents. Depuis plus d’un an, il peaufine sa maîtrise du verre thermoformé, un matériau un peu capricieux, mais dont les possibilités sont immenses.

« Avec le verre, ce que tu fais et ce qui sort du four ne correspondent pas parfaitement. Il y a toujours des glissements. Il faut accepter les erreurs et s’en servir », image-t-il. Le temps passé devant son four lui a permis d’apprendre à contrôler et à apprécier ces dérapages.

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L’année de grâce d’Émile Bilodeau

Émile Bilodeau aurait pu être paralysé par le succès de son premier album, Rites de passage. Tant de gens l’ont apprécié que le chanteur a tourné pendant trois ans au Québec, ainsi qu’en Europe. On a vanté ses textes frondeurs, souvent drôles, en même temps que la manière d’être du jeune homme. Sa personnalité était si rayonnante que même dans le contexte d’un spectacle en solo, il pouvait capter l’attention de plusieurs centaines de personnes.

Or, la popularité de l’album a constitué une bénédiction, plutôt qu’une source de tourment. Une première séance de travail avait généré une récolte minuscule, en effet, quelque chose comme trois chansons. Réalisées lors d’une résidence tenue à Calgary, elles n’auraient constitué qu’un hors-d’oeuvre pour les fans, mais heureusement, on réclamait toujours Émile Bilodeau sur les scènes de la francophonie. Ça lui a donné le temps de créer les pièces réunies sur son nouvel opus, Grandeur mature.

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Les Cowboys sombres et givrés

D’un côté, le nouvel album des Cowboys Fringants, Les Antipodes, brosse le portrait d’une société conformiste, consumériste, où le sentiment d’aliénation provoque autant de dégâts que le racisme et l’aveuglement volontaire face aux changements climatiques. À l’opposé, le groupe donne libre cours à ses penchants comiques. Il s’amuse aux dépens d’un village égaré dans les replis du Québec profond, d’un incorrigible boit-sans-soif et d’un gars de 36 ans qui vit toujours chez ses parents.

C’est comme s’il y avait une face A et une face B, comme au temps du vinyle, une impression confirmée par le bassiste Jérôme Dupras plus tôt cette semaine, au cours d’une entrevue accordée au Progrès. « Il y a des chansons légères et d’autres plus dures. On aime rire et poser un regard sur la société, fait-il observer. En même temps, Les Antipodes réfère aux discours qui tendent à se polariser, de nos jours. La droite d’un bord ; la gauche de l’autre. »

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Une 5e saison pour Aller-Retour Country

La saison 2019-2020 est à peine commencée que MAtv a donné le feu vert à la productrice de l’émission de télévision Aller-Retour Country, la Saguenéenne Karo Laurendeau. Elle peut déjà plancher sur une cinquième série d’enregistrements, puisque le diffuseur a la ferme intention de les présenter à compter de l’automne 2020.

«On vient de me donner le go pour la cinquième saison et c’est la première fois que ça arrive aussi tôt. Dans le cadre de la présente série, c’est seulement en février que j’avais appris que l’émission serait de retour. L’avantage d’avoir été avisée rapidement tient au fait que je peux tout de suite amorcer la recherche de partenaires et le recrutement des artistes», a mentionné Karo Laurendeau au Progrès.

Arts

Groupe Triode lance LE Party des fêtes

C’est comme un monstre à trois têtes, mais le genre de monstre avec lequel on a le goût de veiller tard. Baptisée LE Party des fêtes, une nouvelle activité proposée par le Groupe Triode réunira les artisans de La Tournée Country-Folk, Marc Angers et les Fils du Diable, ainsi que le groupe Time Travelers. Ils se produiront pour la première fois les 20 et 21 décembre, à l’occasion d’un souper spectacle tenu à l’hôtel Delta d’Arvida.

« Ça part d’une demande exprimée par des gens d’affaires de la région. Ils voulaient du nouveau pour le party des Fêtes de leur entreprise, ce qui m’a fait réaliser qu’il y avait une place pour nous sur le marché. Nous avons donc monté un projet en collaboration avec nos partenaires de Soluson », a raconté la patronne du Groupe Triode, Cynthia Harvey, au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

Arts

Encore Hitler

CHRONIQUE / Encore Hitler, me suis-je dit il y a quelques semaines, en voyant apparaître à la télévision le moustachu le plus célèbre après Charlot. C’était à Radio-Canada, plus précisément à RDI, un lundi soir. J’ai alors réalisé que pendant 13 semaines, la société d’État allait diffuser la série documentaire Chroniques d’un dictateur dans le cadre de l’émission Les grands reportages.

Ma réaction a été provoquée par l’habitude qu’ont prise certains diffuseurs d’exploiter ce filon que constitue le Troisième Reich. Ça frôle le réflexe conditionné. Si on veut attirer des paires d’yeux devant l’écran, on réveille les fantômes de l’Allemagne nazie. Trop souvent, cependant, le contenant prend le dessus sur le contenu, comme dans cette série où les documents d’archives avaient été colorés. Autrement, on arpentait des sentiers mille fois balisés.

Arts

Les fées ont soif: une soif impossible à étancher

Plus de 40 ans après sa création, la pièce Les Fées ont soif, présentée jeudi soir à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, brasse encore la cage. Elle soulève des problématiques féministes qui demeurent actuelles.

La pièce, faut-il le rappeler, est née dans la controverse à la fin des années soixante-dix. À l’époque, l’oeuvre écrite par Denise Boucher avait fait scandale, en remettant en question la toute-puissance du clergé et les archétypes de femme qu’on véhicule dans l’Église.

Arts

Georges Brassens pour un soir à Dolbeau-Mistassini

Comme Brel et Ferré, Georges Brassens est éternel. Même si son décès remonte à 1981, ses chansons ne sont jamais tombées dans l’oubli. Les versions originales jouent rarement à la radio, mais se sont incrustées dans l’inconscient collectif, tandis qu’une nuée d’interprètes ont repris ses classiques, dont le guitariste Ephrem Desjardins

Depuis 2011, il monte des spectacles à géométrie variable afin de célébrer l’œuvre de son idole. C’est ce qui se produira le 6 octobre à 20 h, à la microbrasserie Les Coureurs des Bois de Dolbeau-Mistassini. À ses côtés, on retrouvera le chanteur robervalois Jean-Christophe Pagé, son collègue Pat Bouchard et le contrebassiste Antony Marin, originaire de Jonquière, ainsi que des invités surprise.

Arts

Sport et culture s’entremêlent à Alma

Le sport et la culture s’entremêlent au cœur de la création artistique Grande Rencontre qui est en cours d’installation, depuis quelques jours, devant le Centre Mario-Tremblay d’Alma. Le travail du collectif Cédule 40, composé de Julien Boily, d’Étienne Boulanger, de Noémie Payant-Hébert et de Sonia Boudreau, découle de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics.

Le projet de 81 000 $ représente 1 % du budget de construction du Centre multisport d’Alma, l’un des nombreux héritages de la 52e finale des Jeux du Québec d’hiver 2017.

Arts et spectacles

David Marin: un spectacle qui marie la radio à la chanson

Avant de devenir chanteur, David Marin a fait de la radio, un médium qu’il a exploré une nouvelle fois au printemps dernier, dans le cadre d’un projet piloté par l’Association des radios communautaires du Québec. Passant d’un micro à l’autre, le voici qui amorce la tournée découlant de l’album Hélas Vegas, sorti il y a un an. Et tout naturellement, le concept qui sous-tend ce spectacle baptisé Radio Compost est celui d’une émission fictive où il assume la fonction d’animateur.

« Comme j’ai la chance de faire de longues tournées et que je suis conteur de nature, j’ai mis mes histoires en scène dans le contexte d’une émission de radio produite devant public. Le défi consistant à maintenir un bon rythme, il y a des appels provenant des auditeurs, ainsi que des publicités. Je ne voulais pas que ce soit juste un enchaînement de tounes », a décrit l’artiste au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.