Martin Deschamps animera son premier Gala Country

Musique

Martin Deschamps animera son premier Gala Country

Le 8e Gala Country aura lieu le 11 septembre à 19h30 sur la chaîne (payante) PalmarèsADISQ. La cérémonie sera animée pour la toute première fois par Martin Deschamps, a souligné jeudi 6 août l’organisme qui l’organise, Culture Country.

La célébration annuelle de la musique country québécoise doit se «réinventer en raison des règles qu’impose la COVID-19», annonce Culture Country par voie de communiqué.

Le gala sera donc préenregistré. La production promet toutefois «un spectacle tout aussi divertissant et varié que les années précédentes».

Culture Country a dévoilé jeudi les noms des artistes en prestation lors du gala. Martin Deschamps lui-même «prépare une prestation exclusive». L’animateur – qui célèbre cette année ses 20 ans de carrière et la sortie de son tout premier album Comme je suis – proposera «une composition originale sur son amour de la musique country».

Deux grands habitués du gala, Patrick Norman et Cindy Bédard, offriront une prestation.

Les festivités seront aussi l’occasion de faire briller plusieurs nouveaux visages de la musique country, dont Dan Roy, Léa Jarry, Lendemain de veille et Veranda, qui se produiront depuis la scène du Théâtre Lionel-Groulx. 

Un collectif d’artistes auquel participent Danny Boudreau, Paul Hébert et Laurie Leblanc rendront hommage au répertoire de l’Acadie 


Matt Lang et Phil G. Smith brillent

Treize prix Willie seront remis lors de ce Gala Country présenté par le Festival Western de St-Tite et Odyscène.

Les noms des artisans en compétition ont été dévoilés en juin dernier.

Deux artistes country de l’Outaouais, Matt Lang etPhil G. Smith, se démarquent en ce qui concerne le nombre de nominations obtenues – au côté de Véronique Labbé, Karo Laurendeau, Léa Jarry, Cindy Bédard, Laurence Jalbert et Beauséjour. 

Matt Lang et Phil G. Smith se retrouvent rivaux dans deux catégories distinctes: «Interprète masculin de l’année» et «Spectacle de l’année». Phil G. Smith (Philippe Gaudreault) est aussi en lice en tant que «Découverte de l’année» et pour la «Chanson de l’année» (On fait du country).

La participation du public représentera 40% du pointage final. Le public est invité à voter jusqu’au 15 août prochain via le site Internet de Culture Country

Les mélomanes country qui ne sont pas abonnés à la chaîne PalmarèsADISQ (accessible via les câblodistributeurs traditionnels, dans l’offre de Stingray) pourront visionner le Gala sur la plateforme LiveToune, en se procurant des billets (déjà disponibles) via le site culturecountry.com.

L’Orchestre symphonique de Longueuil en tournée de CHSLD à travers le Québec

Musique vivante

L’Orchestre symphonique de Longueuil en tournée de CHSLD à travers le Québec

L’Orchestre symphonique de Longueuil (OSL) et son directeur artistique, le violoniste Alexandre Da Costa, visiteront d’ici cet automne une quinzaine de villes du Québec, où ils donneront de courts concerts sous les fenêtres de centres pour aînés.

Entre les mois d’août et d’octobre, M.  Da Costa et une poignée de musiciens visiteront Gatineau, Shawinigan et Trois-Rivières, mais aussi Percé, Joliette, Boucherville, Beauharnois, Terrebonne, Mont-Tremblant et Montréal, ainsi que «plusieurs autres régions», où ils proposeront des prestations de 45 minutes sous les balcons de divers CHSLD.  

Les concerts s’inscrivent dans le cadre de l’initiative «Balcons Symphoniques» lancée il y a quelques mois par l’OSL, dans un «élan de solidarité» envers le personnel soignant.  

Balcons Symphoniques s’est d’abord décliné sous forme de capsules vidéo diffusées sur les réseaux sociaux, à travers lesquelles l’orchestre dit avoir cherché à «souligner le travail exceptionnel du personnel hospitalier en temps de crise». 

Le projet a «résonné bien au-delà de l’idée originale», se réjouit l’OSL, qui a ensuite organisé une série de «mini-concerts extérieurs» devant plusieurs résidences pour personnes âgées, afin de leur offrir «un moment de détente et de réconfort musical».

Ces concerts extérieurs ont pavé la voie à une «tournée à grande échelle pour le bénéfice des résidents de CHSLD du Québec». Le coup d’envoi de cette tournée rebaptisée Balcons Symphoniques - Mémoire collective a été annoncé jeudi 6 août. 

Le répertoire visité ne sera pas cantonné au «classique»: l’orchestre a l’intention de «symphoniser des chansons et œuvres qui ont marqué le Québec». «La vision musicale de la tournée servira, entre autres, à rappeler que la musique classique est bien vivante et axée sur le futur», indique Alexandre Da Costa.

Les concerts en région impliqueront une «petite formation de six musiciens» dirigée par le maestro Da Costa. Les concerts feront briller en alternance les cordes, les cuivres et les bois. Leurs dates précises n’ont toutefois pas été précisées.

Les prestations respecteront les normes gouvernementales ainsi que les directives des services de police locaux, précise l’orchestre.

Pour visionner une prestation extérieure donnée par l'OSL en mai sous les balcons d'un CHSLD, suivre ce lien

250 spectateurs, ça ne changera rien pour La Noce

Arts

250 spectateurs, ça ne changera rien pour La Noce

Même si le gouvernement du Québec vient d’autoriser les rassemblements de 250 personnes dans des lieux publics extérieurs, le festival La Noce se montre prudent. C’est ainsi que vendredi à 19h, à l’occasion du spectacle du groupe Zen Bambou qui aura lieu à Chicoutimi, dans un lieu gardé secret, l’assistance demeurera inférieure à la nouvelle norme.

«Il n’est pas question de jouer avec les limites. Nous ferons ça dans les règles de l’art, en évitant de pousser notre luck. Nous avions prévu recevoir un maximum de 50 personnes et malgré l’annonce, nous n’irons pas au-delà de 70», a mentionné le directeur général de La Noce, Fred Poulin, au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

<em>La déesse des mouches à feu</em> en salle le 25 septembre

Arts

La déesse des mouches à feu en salle le 25 septembre

La bande-annonce du film La déesse des mouches à feu, adaptation du roman à succès écrit par Geneviève Pettersen, est parue mercredi. Le long métrage sortira au cinéma le 25 septembre prochain.

Le long métrage réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette et scénarisé par Catherine Léger, a été tourné en majeure partie au Saguenay, comme il s’agit de l’histoire de Catherine, une adolescente résidant à Chicoutimi-Nord en 1996. L’auteure du roman, Geneviève Pettersen, a d’ailleurs grandi dans la région, s’établissant à Jonquière, Chicoutimi, Saint-Honoré et Falardeau.

La mer au bout du pinceau, dans une fresque de Janie Gauthier

Arts

La mer au bout du pinceau, dans une fresque de Janie Gauthier

Janie Gauthier a vécu une expérience intéressante dans les dernières semaines. Alors que la région traversait des épisodes de canicule, l’artiste jonquiéroise réalisait une fresque dominée par un paysage maritime. Travaillant dans un local qui n’était pas climatisé, à l’intérieur de l’ancien presbytère Saint-Georges, elle peignait des baigneurs dont le sort était plus enviable que le sien.

«C’était chaud et humide, surtout que l’espace où je me trouvais est en ciment. Il y a des journées où je partais un peu plus tôt, mais d’habitude, je passais cinq ou six heures dans le local. Au total, ce projet étalé sur cinq semaines m’a demandé de 125 à 130 heures», a-t-elle raconté mercredi, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Au Louvre, 10 000 visiteurs par jour en juillet

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Au Louvre, 10 000 visiteurs par jour en juillet

PARIS — Le Louvre a accueilli 10 000 visiteurs par jour en juillet, soit quatre fois moins que d’habitude ce mois-là, un niveau cependant conforme aux prévisions du musée qui met en avant le succès de ses offres destinées à attirer un public familial, jeune et local.

Quelque 200 000 visiteurs en tout ont pu arpenter tranquillement les salles du plus grand musée du monde en juillet, sans pâtir de l’engorgement habituel devant les tableaux iconiques. Plus de la moitié étaient Français. Et, en l’absence des Américains et Asiatiques, qui forment normalement les gros bataillons, les Européens ont répondu présents (Allemands, Néerlandais, Belges...).

Si le musée, qui a rouvert le 6 juillet après plus de trois mois de fermeture, a vu sa fréquentation chuter comme attendu, le niveau enregistré en juillet correspond au maximum de ses prévisions : la direction tablait sur 4000 à 10 000 visiteurs par jour cet été.

Et plusieurs offres proposées du musée marchent particulièrement bien, notamment auprès du public francilien, souligne le Louvre.

Ainsi, 12 500 visiteurs ont participé aux visites «mini-découverte». De 20 minutes, gratuites et sans réservation, elles sont proposées en français et en anglais. Un médiateur est posté en huit endroits de l’immense musée et répond aux questions. Les thèmes : d’une «escale en Égypte antique» aux «Napoléon», une plongée dans l’intimité des empereurs et le faste de leurs palais...

Les «vacances apprenantes» sont aussi un succès. Un programme dédié de visites guidées gratuites, en groupe, et menées par les guides-conférenciers de la Réunion des musées nationaux (RMN) s’adresse aux jeunes accueillis par les établissements scolaires du dispositif «École ouverte» des académies de Paris, Versailles et Créteil, mais également aux habitants des quartiers franciliens et aux usagers des institutions du secteur social et médico-social.

Ces visites d’une heure leur permettent de découvrir les principaux chefs-d’oeuvre. Près de 210 groupes ont déjà réservé leur visite. Plus de 1300 visiteurs ont été accueillis depuis le 8 juillet.

Le centre CAMMAC propose un camp musical virtuel 

Camp musical

Le centre CAMMAC propose un camp musical virtuel 

Le Centre musical CAMMAC propose des cours et des activités virtuelles jusqu’en septembre.

Le centre CAMMAC est situé dans à Harrington, dans les Laurentides – mais sa directrice artistique, Guylaine Lemaire – une résidente d’Ottawa – se réjouit d’avoir une clientèle «musicalement très active» dans  la région d’Ottawa-Gatineau.

CAMMAC a lancé le 13 juillet dernier la toute première édition virtuelle de son Camp musical d’été, qui se poursuit jusqu’à la rentrée scolaire.

Celui-ci s’adresse à des musiciens amateurs «de tous les niveaux et tous les âges», à qui Piano classique, guitare, percussions, etc., CAMMAC propose «un large éventail de cours de musique», à travers «une expérience virtuelle des plus inspirantes».

Les enseignants sont «tous des musiciens professionnels  hautement qualifiés », assure Mme Lemaire. En marge des cours (privés, semi-privés ou en groupes) prodigués, le centre propose des ateliers et des conférences en mode virtuels.

Parmi ces conférences, elle mentionne «400 ans d’opéra», qu’animera le musicologue Pierre Vachon, directeur de communications de l’Opéra de Montréal.

La programmation a fait de la place à des activités gratuites, «amusantes et informelles» destinées à faire ressentir à distance la traditionnelle ‘vie de camp’. 

Parmi les activités proposées, la directrice artistique mentionne les Rencontres Apéro Virtuelles, les soirées Cabaret et conversation et une soirée Trivia.

Des capsules vidéo seront aussi produites par des professeurs CAMMAC, ajoute-t-elle en citant le «très populaire» Vin et Fromage de Francis, animé par le directeur artistique de l’ensemble montréalais Les Boréades, François Colpron.

La crise pandémique a confronté CAMMAC à des «défis majeurs», dont la fermeture temporaire du Centre musical, mais ses administrateurs disent s’être retroussés les manches pour continuer à promouvoir l’organisme et ses objectifs.

Les activités musicales en ligne représentent une des quatre stratégies destinées à éponger les «importantes pertes de revenus» auquel est confronté le centre. Une campagne de financement #MardiJeDonneMaintenant a eu lieu en mai. CAMMAC mentionne sur son site Internet avoir récolté «plus de 70 000 $», sur un objectif global de 300 000$ – entre autres grâce à «un don important des membres de la région d’Ottawa-Gatineau».

<em>Libertango</em> et le plaisir irremplaçable de la communion

Arts

Libertango et le plaisir irremplaçable de la communion

Il y avait du bonheur des deux côtés de la scène, mardi soir, à l’occasion du spectacle Libertango présenté à la Place du Citoyen de Chicoutimi. Au plaisir de faire de la musique après une longue, trop longue parenthèse, correspondait celui du public rassemblé sous l’abri et même au-delà. Lui aussi a éprouvé un sentiment de privation, si bien que même la pluie parfois insistante ne l’a pas convaincu de renoncer à cette sortie.

C’est la Société d’art lyrique du Royaume qui offrait cette production du collectif Opus D2, laquelle amorçait une tournée de cinq communautés. Les prochaines escales sont Roberval (le 5 août à 18h, à la Place du Citoyen), L’Anse-Saint-Jean (le 7 août), Bagotville (le 8 août à 13h, au parc Mars), de même que le secteur Kénogami (le 9 août à 13h, au parc Ball). L’accès est gratuit et même si on avait imposé un tarif, le travail des interprètes l’aurait justifié.

Richard Therrien
Applaudissez, le public est de retour

Richard Therrien

Applaudissez, le public est de retour

CHRONIQUE / Est-ce que ces images de parterres vides dans les émissions de variétés ne resteront qu’un vague souvenir de pandémie? Il se pourrait bien que oui. Qu’on rappelle l’animateur de foule, parce que différentes productions testent actuellement des tournages devant publics restreints, et ça marche. Après tout, depuis hier, les rassemblements de 250 personnes sont désormais acceptés par la Santé publique, y compris dans les studios de télévision qui permettent le «deux mètres». 

Ainsi donc, des émissions de Bijoux de famille, la nouveauté de Charles Lafortune à TVA (tournée à l’extérieur), et Le prochain stand-up à V, ont été enregistrées devant un nombre réduit de spectateurs, distanciés à moins qu’ils habitent à la même adresse. Bien évidemment, ça fait un public clairsemé, mais c’est mieux que rien. Curieux de voir ce que ça donne visuellement. On regarde aussi les possibilités de recevoir des spectateurs à La semaine des 4 Julie cet automne, en respectant les règles les plus strictes.

Par contre, à Télé-Québec, on semble moins pressé puisqu’on a repris les enregistrements de Génial! sans public, et que l’église de Y’a du monde à messe restera fermée aux fidèles, du moins pour l’instant. On réévaluera cet automne pour Belle et Bum. Même prudence du côté d’ICI Télé, où André Robitaille et Édith Cochrane ont entrepris les tournages des Enfants de la télé lundi, sans public.

Le plus ironique, c’est qu’à mon grand étonnement, vous avez été très nombreux à m’écrire que vous préfériez les formules sans public au printemps; «enfin, on entend ce qu’ils disent», «à quoi ça sert de crier?» et «les invités se sentent moins obligés de performer», me disiez-vous. Ça me rappelle les louanges pour le hockey sans commentaires durant le lock-out à Radio-Canada.

Il est vrai qu’à Tout le monde en parle, l’absence de public durant le confinement imposait une certaine quiétude, plus de réflexion dans les réponses. Et les applaudissements ne nous ont pas manqués un seul instant au spectacle de la fête nationale à Trois-Rivières. Mais je crains que les réactions du public feront terriblement défaut aux Enfants de la télé, où les rires fusent de partout durant toute l’heure. Pensez juste à La Voix, qui s’alimente énormément des acclamations de l’assistance. Pour La fureur, je pense qu’on peut oublier ça...

Heureusement, il n’est pas venu le jour où on ramènera les «rires en canne» de Symphorien. À V, par exemple, Le prochain stand-up, qu’animera Marie-Lyne Joncas, avait absolument besoin du public. De l’humour sans véritables rires, on s’entend que ce serait mortel. Un gag, silence, un autre gag, silence... Paraît que les tournages de Ce soir on char! au Ciné-Parc Saint-Eustache ont été démentiels, tellement le public d’automobilistes était heureux de renouer avec l’humour sur scène, dans un concert de klaxons. Les deux émissions seront de la première grille du «nouveau» V.

En ce qui concerne les séries de fiction, on a cru un temps devoir se farcir des reprises ou uniquement des séries déjà vues sur les plateformes numériques cet automne. Maintenant que plusieurs tournages ont repris, quel portrait peut-on faire de la programmation d’automne sur les grands réseaux? Le producteur André Dupuy dresse un bilan très positif des deux premières semaines de tournage de L’Échappée, qui prendra l’antenne de TVA un peu plus tard qu’à l’habitude cet automne, après la diffusion des six épisodes de Mon fils, excellente série du Club illico. «Il y a un esprit collectif très fort, autant chez les comédiens que chez les techniciens», me dit M. Dupuy. Il admet du même coup que les choses se compliquent lors des scènes à plus de trois ou quatre personnages, qui nécessitent plus de temps et de prudence.

On le sait: une production dispose d’un quart d’heure par jour pour tourner des scènes plus rapprochées, «à moins d’un mètre, sans masque de procédure ni protection oculaire», précise la CNESST. La production de L’Échappée n’a pas encore profité de ce privilège, mais le fera assurément dans les semaines à venir. «Avant d’y avoir recours, il faut que ça vaille la peine, parce que c’est complexe et les règles sont très strictes», affirme André Dupuy. Il précise que seulement quelques comédiens ont été sollicités pour ces scènes particulières, de même qu’une équipe réduite entièrement dédiée à faire respecter les règles.

M. Dupuy ajoute que les téléspectateurs sentiront la pandémie surtout dans les scènes d’hôpital. «On ne veut pas voir trop de masques», précise-t-il. L’auteure Michelle Allen a dû réécrire plusieurs scènes afin de limiter les complications sur le plateau. Pour l’instant, on compte tourner les 24 épisodes prévus. Le producteur convient qu’une nouvelle interruption due à une possible deuxième vague ne fait pas partie des plans. «On avance comme si tout allait bien, on continue de se protéger et on souhaite être épargnés.»

Par ailleurs, alléluia, les tournages de District 31 ont repris, nous assurant des épisodes manqués de la dernière saison, réunis en quatre heures dans la semaine du 7 septembre. Aetios Productions a plus récemment reparti la machine pour Toute la vie, sans date de diffusion pour l’instant. Dans le cas d’Une autre histoire sur ICI Télé, dont les épisodes de l’automne avaient déjà été complétés avant la pandémie, on reprendra le tournage sous peu pour les épisodes de l’hiver. Parenthèse: sachez que le comédien Brandon St-Jacques Turpin, largué par son agence d’artistes après des allégations d’inconduites sexuelles, n’apparaîtra qu’à quelques reprises durant l’automne dans la série de Chantal Cadieux. «Son personnage [de Colin] ne se retrouve pas dans les textes du prochain bloc dont le tournage débute le 19 août, et compte tenu des circonstances, il ne reviendra pas dans la série», m’informe la production par courriel. Entre nous, c’était la meilleure décision à prendre. St-Jacques Turpin jouait aussi dans L’Échappée, mais il était déjà prévu que son rôle de Jérôme ne revienne pas.

Guy Tay dans un vidéoclip d’Anthony Gaudet

Arts

Guy Tay dans un vidéoclip d’Anthony Gaudet

Si vous avez un certain âge, pour ne pas dire un âge certain, il se peut que vous ayez connu Guy Tay au début des années 1970, lors des spectacles Son et lumière tenus au Centre culturel de Jonquière. Peut-être aussi l’avez-vous vu animer l’arrivée des nageurs, dans le cadre de la Traversée internationale du lac Saint-Jean. Si oui, sachez que l’homme tient toujours la forme, tellement qu’il vient de jouer dans un vidéoclip du chanteur Anthony Gaudet illustrant la chanson Puerto Rico.

L’histoire débute dans une résidence pour personnes âgées. Un vieux musicien s’installe au clavier afin de donner un petit spectacle. Il a l’air aussi décati que son habit, mais devant lui, une dame ne s’en formalise guère. À ses yeux, il représente l’incarnation du désir, ce que traduit le rêve dans lequel elle plonge avec délectation. Sur une musique entraînante, on les voit fumer du pot dans une voiture, caler des shooters, se baigner complètement nus. On dirait une version tardive du spring break, ponctuée par des apparitions du jeune chanteur.

Un jeune pianiste attire l'attention du trompettiste Paul Merkelo

Arts

Un jeune pianiste attire l'attention du trompettiste Paul Merkelo

Un jeune pianiste âgé de 18 ans, Jules Al-Simaani Goulet, a attiré l’attention du grand trompettiste de réputation internationale, Paul Merkelo, alors qu’il a participé à la deuxième édition de la Halte gourmande organisée sur le quai de L’Anse Saint-Jean, il y a deux semaines.

Le jeune virtuose ayant des racines au Saguenay (il est le fils de l’ex-directeur de la station de ski du Mont-Édouard, Alain Goulet) a été invité à la mi-juillet par le Comité de développement touristique de L’Anse-Saint-Jean à effectuer une prestation musicale classique d’environ trois heures dans lequel il excelle déjà. C’est alors que M. Merkelo, de passage à L’Anse-Sant-Jean, a reconnu la qualité de la prestation et s’est approché du pianiste. « Je suis en première année de cégep et pour moi, le piano est un hobby et une passion. J’ai suivi des cours à raison d’une fois par semaine pendant trois ans avec une professeure du Cégep Saint-Laurent, Annie Morin. J’envisage de suivre d’autres cours avec une professeure qui a un parcours classique en la personne de Renée Gagnon », témoigne Jules Al-Simaani Goulet en entrevue au Quotidien.

Parlant de sa rencontre avec M. Merkelo, premier trompettiste de l’Orchestre symphonique de Montréal depuis 25 ans sous la direction de Kent Nagano, ce dernier s’est approché en le complimentant en anglais. « Lorsqu’il est arrivé près de moi, je voyais que ce n’était pas simplement un amateur. Je lui ai demandé comment il vivait la vie. Il m’a répondu qu’il était musicien à l’OSM et professeur à l’Université McGill ainsi qu’à la Music Academy of the West à Santa Barbara, en Californie. Lorsque j’ai su qu’il était un trompettiste, je lui ai proposé d’entendre un prélude de Rachmaninov. Je lui ai dit que je pouvais jouer une de mes compositions. Il a adoré. Il m’a demandé si j’étudiais la musique. Je lui ai dit que c’était un hobby. Il m’a conseillé d’en faire un métier », raconte le jeune homme.

Celui qui l’a conseillé et avec qui il s’est entretenu pendant une quinzaine de minutes sans trop connaître sa réputation musicale n’est pas n’importe qui puisqu’il est reconnu comme l’un des meilleurs trompettistes de la scène musicale internationale.

Décès de l'acteur Wilford Brimley

Cinéma

Décès de l'acteur Wilford Brimley

LOS ANGELES — L'acteur américain au visage familier, Wilford Brimley, qui a surtout joué des rôles de soutien tant à la télévision qu'au cinéma, est décédé à l'âge de 85 ans.

Wilford Brimley est décédé samedi matin dans un hôpital de l'Utah, selon son agente Lynda Bensky. Il souffrait de nombreux problèmes de santé et devait subir de la dialyse.

L'homme à la moustache volumineuse et aux lunettes a notamment joué dans le film de science-fiction Cocoon, où il faisait partie d'un groupe de retraités qui avait découvert un cocon extra-terrestre qui pouvait transformer une piscine en fontaine de Jouvence.

Il a aussi joué le rôle du gérant d'une équipe de baseball dans le film Le Meilleur (The Natural) avec Robert Redford. Les deux acteurs se sont aussi retrouvés dans les films Brubaker et Le Cavalier électrique (The Electric Horseman).

Wilford Brimley a aussi joué dans La Firme (The Firm) avec Tom Cruise.

Pendant plusieurs années, il a été la figure publicitaire pour les produits de gruau Quaker à la télévision.

Sa carrière au cinéma et à la télévision s'est étalée sur 40 ans.

Dans les récentes années, il faisait beaucoup de sensibilisation face au diabète, ce qui l'avait rendu très populaire sur les réseaux sociaux.

Wilford Brimley a grandi dans un milieu rural en Utah, travaillant sur des ranchs. Il a fait ses premiers pas dans l'industrie du film dans les années 1960 se forgeant une amitié avec Robert Duvall, qui l'avait encouragé à se trouver plus de rôles.

Il a fait plusieurs apparitions dans le rôle d'un forgeron dans la série télévisée The Waltons et on l'a vu fréquemment dans les années 1980 dans la série télévisée Our House.

L'acteur avait aussi un grand amour pour la musique jazz. Il a chanté sur les albums This Time the Dream's On Me et Wilford Brimley with the Jeff Hamilton Trio.

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

Musique

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

VIENNE — La 100e édition du festival de musique, d’opéra et de théâtre de Salzbourg (Autriche), échappant à une vague mondiale d’annulations, a ouvert ses portes cette fin de semaine, avec de nombreuses mesures de protection contre le coronavirus.

Le festival a démarré samedi avec des représentations d’Elektra, l’opéra de Richard Strauss mis en scène par le Polonais Krzysztof Warlikowski, et de la pièce Everyman, jouée chaque année depuis la création de l’événement.

La pièce devait être jouée en extérieur sur la place de la Cathédrale de Salzbourg, mais un orage a contraint à la jouer en intérieur, les spectateurs masqués ayant du mal à respecter les distances de sécurité en allant s’asseoir, selon la presse locale.

Les organisateurs ont promis de respecter des mesures sanitaires strictes pour cette version allégée du festival — 110 spectacles sont prévus courant août, contre 200 initialement.

Les 80 000 billets vendus — contre 230 000 les autres années — sont personnalisés pour permettre un traçage des contacts en cas de contamination.

Les spectateurs doivent porter un masque jusqu’à ce qu’ils soient assis, et il n’y aura ni entracte ni restauration.

Les artistes qui ne peuvent respecter une distance d’au moins un mètre avec leurs collègues, comme les musiciens d’orchestre, doivent se soumettre régulièrement à des tests de dépistage du coronavirus.

Au programme, figurent notamment la première représentation d’une pièce du prix Nobel de littérature autrichien Peter Handke et un autre opéra, Cosi fan tutte de Mozart, mis en scène par l’Allemand Christof Loy.

L’Autriche a été relativement peu touchée par la pandémie, avec quelque 21 000 cas recensés officiellement et environ 700 décès.

Mais les contaminations sont à la hausse, ces dernières semaines, depuis la levée de la plupart des sévères restrictions mises en place au printemps.

De nombreuses contaminations ont récemment été détectées autour du pittoresque lac Wolfgang, à moins de 50 km de Salzbourg.

Mais les autorités assurent que l’épidémie est sous contrôle dans le pays de près de neuf millions d’habitants.

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

Musique

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

PARIS — De Francesca Caccini au XVIIe siècle à Camille Pépin au XXIe : une plateforme numérique répertorie les œuvres de plus de 700 compositrices pour faire découvrir des artistes longtemps éclipsées.

Nommée Demandez à Clara, en référence à Clara Schumann — brillante pianiste, compositrice et épouse du célèbre compositeur — cette base de données gratuite a été lancée en juin par une équipe dirigée par Claire Bodin, directrice du festival Présences féminines consacré aux compositrices du passé et du présent.

«Depuis notre tendre enfance, on n’entend pas de musique de compositrices, ou si rarement qu’on n’en garde pas la mémoire», affirme Mme Bodin à l’AFP.

«À nous musiciens et musiciennes, aucun matrimoine n’a été transmis; on a été biberonné à l’idée du génie du grand compositeur, toujours un homme, sans jamais s’interroger sur le répertoire des compositrices.»

Cet outil, financé par l’action culturelle de la Sacem, a répertorié pas moins de 4662 œuvres de 770 compositrices de 60 nationalités, de 1618 à 2020.

Le site prévoit d’ajouter 4000 oeuvres supplémentaires à l’automne, dont celles de Hildegarde de Bingen (1098-1179), sainte de l’Église catholique et l’une des premières compositrices connues.

La recherche se fait par nom, titre, instrument, pays ou époque. Parmi les plus anciennes, les Italiennes Francesca Caccini — qui serait la première femme à avoir composé un opéra —, Isabella Leonarda et Barbara Strozzi, l’une des premières compositrices professionnelles, encore la Française Élisabeth Jacquet de la Guerre.

Et la plateforme compte beaucoup de compositrices issues de pays anglo-saxons, «beaucoup plus avancés dans ce domaine», précise Mme Bodin.

Enrichir et non réécrire 

Un travail de recherche de longue haleine qui a commencé dès 2006 et qui n’est pas lancé «parce que c’est un sujet à la mode».

«Ce n’est pas une question de réécrire l’Histoire, mais d’enrichir le répertoire», explique Mme Bodin. «Il ne faut pas simplement les programmer parce que ce sont des femmes et pour se donner bonne conscience, mais parce qu’il y a un réel intérêt artistique.»

Pour cette claveciniste qui a mis de côté sa carrière pour se consacrer à ces projets, la non-programmation des compositrices reste un frein majeur à la diffusion de leurs oeuvres.

Depuis une dizaine d’années, elle donne régulièrement des conférences sur le sujet et rares parmi le public sont ceux qui peuvent donner des noms au-delà du top 5 des compositrices, comme Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Lili Boulanger ou les contemporaines Betsy Jolas et Kaija Saariaho.

«Pour les salles de concert, il y a la contrainte de remplissage» qui repose généralement sur les grands noms comme Beethoven, Mozart, Tchaïkovski, Brahms ou Bach.

«On ne voit que le haut de l’iceberg, car même chez les hommes il y a un tas de compositeurs qui méritent d’être mis en avant», rappelle Mme Bodin.

«Il faut que tout le monde se mette à programmer des compositrices, car les artistes invités, s’ils ne sont pas assurés que d’autres salles le font, vont hésiter à jouer ces partitions.»

Prévu en mars, le festival Présences féminines a été reporté en octobre (du 12 au 20). Depuis sa création, sept oeuvres de compositrices ont été commandées, dont une par la jeune Camille Pépin (29 ans), devenue cette année la première compositrice primée aux Victoires de la musique classique.

Pour son édition 2021, le festival a lancé un appel à projets pour la création d’un conte musical à l’intention des jeunes. Cécile Buchet l’a emporté sur 15 compositrices.

Pour Mme Bodin, la valorisation des compositrices doit également être menée au niveau des conservatoires.

Interviewée par l’AFP en 2019, Camille Pépin avait indiqué qu’elle était la seule fille aux cours de composition au Conservatoire de Paris. «Mais aujourd’hui, les professeurs que je rencontre et les jeunes musiciens veulent que ça bouge; il y a des présupposés qui ont la dent dure, mais qui commencent à tomber.»

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

Arts

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

TOKYO — Debout devant un long miroir, deux lycéennes en uniforme ajustent leur coiffure. Plus loin, des étudiantes retouchent leur maquillage. Dans ce sous-sol d’un grand magasin du quartier branché de Shibuya à Tokyo, elles attendent leur tour pour prendre un «purikura».

Véritable phénomène de société de la fin des années 1990 au Japon, cette sorte de photomaton augmenté fête ses 25 ans et reste populaire dans l’archipel, malgré la concurrence des cellulaires et de leurs selfies, dont il est l’ancêtre.

À la différence des photomatons ordinaires, les «purikura», abréviation japonaise de print club, permettent de prendre des photos à plusieurs, les retoucher, les agrémenter de décorations ou encore écrire dessus avec un stylet.

«Pour nous, c’est un élément indispensable du quotidien», explique Nonoka Yamada, une lycéenne de 17 ans. «Toutes les filles de ma classe en font».

«Cela permet d’avoir l’air kawaii (mignon), de transformer son visage», ajoute-t-elle.

Selon Yuka Kubo, chercheuse indépendante étudiant le phénomène depuis plusieurs années, l’attrait du «purikura» auprès des jeunes Japonaises est un héritage de la tradition picturale nippone, où «le visage que l’on montre et qui exprime son individualité n’est paradoxalement pas celui que l’on a, mais celui que l’on crée».

Ainsi dans le bijin-ga (peintures de belles personnes), l’un des grands courants de l’ancien art pictural japonais, «ce n’est pas le vrai visage de ces beautés qui est représenté, il est maquillé en blanc et déformé, jusqu’à en être méconnaissable», explique-t-elle à l’AFP.

Au gré des modes

Le marché du «purikura» a culminé en 1997 avec 101 milliards de yens de recettes, selon l’Association japonaise de l’industrie du divertissement (JAIA).

Son déclin a ensuite été accéléré par l’arrivée des premiers téléphones portables avec appareils photo intégrés. En 2018 il ne pesait plus que 23,9 milliards de yens.

Il existait encore environ 10 000 purikura au Japon en 2018, cinq fois moins qu’en 1997, selon la JAIA.

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

Cinéma

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

TORONTO — L’acteur canadien Ryan Reynolds a décidé de mettre son pouvoir de star hollywoodienne au service des communautés marginalisées et sous-représentées dans l’industrie du cinéma.

Le Vancouvérois que l’on a pu voir dans Deadpool a annoncé le projet du «Group Effort Initiative», qui veut recruter 10 à 20 personnes racisées ou appartenant à d’autres groupes sous-représentés dans le milieu afin de leur permettre de vivre une expérience professionnelle aux côtés de mentors aguerris sur le plateau de son prochain tournage.

«Faire un film, c’est un travail d’équipe», a déclaré Ryan Reynolds dans une vidéo mise en ligne vendredi sur les réseaux sociaux.

«Mais depuis beaucoup trop longtemps, cette équipe a systématiquement exclu les Noirs, les personnes racisées et un large éventail d’autres communautés marginalisées», a-t-il poursuivi.

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

Arts

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

PARIS — Une disqueuse volée en Isère, dans le centre-est de la France, de la vidéo surveillance, des écoutes, des suspects bavards... : voici comment La jeune fille triste du street artiste Banksy, peinte sur une porte du Bataclan à Paris en hommage aux victimes des attentats de 2015, a été retrouvée en Italie un an et demi après son vol.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019 à 4 h du matin, trois hommes, capuche sur la tête et masque sur le visage, découpent à la disqueuse une porte du Bataclan. Ce n’est pas n’importe quelle porte.

Il s’agit de la porte arrière de la salle de spectacle parisienne le Bataclan sur laquelle le street artiste Banksy a peint The sad young girl (La jeune fille triste) en hommage aux 90 personnes tuées le 13 novembre 2015 lors d’un concert dans ce lieu, au cours d’une série d’attaques jihadistes à Paris et Saint-Denis, dans la périphérie de la capitale, qui ont fait 130 morts au total ce soir-là.

L’opération n’aura duré que quelques minutes. Les trois voleurs embarquent la porte dans une camionnette Citroën dont la plaque d’immatriculation a été dissimulée selon les images de vidéo surveillance recueillies par les policiers chargés des investigations.

«C’était une enquête importante pour eux», souligne une source proche du dossier qui raconte à l’AFP le déroulé des recherches, «certains avaient effectué les constatations au Bataclan lors des attentats». Un travail sur la téléphonie fait «borner» des téléphones au Bataclan puis sur le trajet de la fourgonnette suivie grâce à la vidéo surveillance. Les numéros sont mis sur écoute.

Un an plus tard, les gendarmes interpellent trois hommes suspectés de cambriolage dans un magasin de bricolage en Isère. Des faits qui remontent à quelques jours avant le vol du Bataclan. Une disqueuse fait partie des objets volés. L’un des suspects se vante d’avoir participé à un vol à Paris.

Le lien est alors fait entre ces suspects et le vol de La jeune fille triste. Une mise sur écoute et une surveillance permettent d’identifier trois receleurs. Les enquêteurs apprennent ainsi que l’oeuvre de Banksy a voyagé en Isère, puis dans le sud de la France, puis en Italie.

«Difficilement revendable»

En Italie, elle est d’abord stockée dans un hôtel de Tortoreto, dans la région des Abruzzes (centre), puis l’établissement effectuant des travaux, elle est transférée dans une ferme de Sant’Omero, à une quinzaine de km. Le propriétaire de l’hôtel, connaissance d’un des receleurs présumés, Mehdi Meftah, dira qu’il ne savait pas ce que contenait ce paquet encombrant.

Les enquêteurs décident alors d’interpeller toute la bande. L’opération est malheureusement stoppée pour cause de confinement, explique la source proche de l’enquête.

Le 10 juin, l’oeuvre est saisie dans les Abruzzes lors d’une opération commune avec la police italienne. La publicité faite autour de la saisie oblige à accélérer les interpellations. Dans les jours qui suivent, neuf personnes sont interpellées en France.

Deux personnes ont été mises en examen et écrouées du chef de vol en bande organisée et quatre autres pour recel de vol en bande organisée, dont Mehdi Meftah.

Cet homme âgé de 39 ans, physique de boxeur aux bras tatoués, est le créateur d’une marque de T-shirt de luxe appelée «BL1.D» dont la particularité est de coudre un véritable lingot d’or 18 carats sur l’encolure. Il est soupçonné d’être le commanditaire du vol.

«Ses complices disent qu’il voulait garder la porte pour une de ses maisons qu’il aménage», selon la source proche de l’enquête qui reconnaît que ce type d’oeuvre «est difficilement revendable».

«Autant revendre la Joconde», selon son avocat Maître Yves Sauvayre, cité par le Journal du dimanche et qui dément le rôle de commanditaire de son client. «Il a été mis devant le fait accompli. Il a accepté cette porte pour dépanner d’anciennes connaissances du temps des vaches maigres. Il n’a pas versé un sou», a-t-il assuré à l’hebdomadaire Le Journal du dimanche.

À l’heure actuelle la porte La jeune fille triste, remise à la France par les autorités italiennes, a été placée sous scellé et sous haute surveillance dans les locaux de la police judiciaire parisienne.

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

Arts

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

On le dit souvent, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus dans le merveilleux monde de la musique. Et quand on ambitionne de faire carrière aux États-Unis, alors là, le nombre d’élus diminue encore plus

C’est pourtant le pari qu’a fait la Montréalaise Brittany Kennell en 2008 lorsqu’elle s’est inscrite au prestigieux Berklee College of Music de Boston.

Après ses études, c’est à Nashville que la musicienne a décidé de poursuivre son apprentissage. Pendant sept ans, elle a tenté de bâtir sa carrière autour de l’écriture de chansons. 

« Je suis allée à Nashville pour écrire des chansons, confie-t-elle au Droit. Il y a une grosse communauté d’auteurs-compositeurs là-bas et je voulais acquérir de l’expérience en écriture. J’y ai rencontré des gens incroyables et j’ai aussi découvert une communauté d’artistes tissée très serrée. »

Au cours de son exil au pays de l’Oncle Sam, Kennell a fait quelques tournées au Tennessee et dans les États du sud-ouest pour ensuite franchir plusieurs étapes de l’émission The Voice en 2016. Elle fut recrutée par la vedette du country Blake Shelton et elle a quitté l’émission non sans avoir laissé sa marque.

« J’ai travaillé beaucoup en studio, mais j’ai fait très peu de scène, ajoute la Montréalaise. Donc, quand je suis arrivé à The Voice, c’était très gros pour moi. Cette scène-là est sans doute la plus prestigieuse de la télé américaine et il a fallu que j’apprenne vite à me sentir à l’aise autant devant les caméras qu’avec les musiciens et toute l’équipe technique qui entoure ce genre de production. »

Un premier test réussi au Bistro de L’Anse grâce à Mononc’ Serge

Arts

Un premier test réussi au Bistro de L’Anse grâce à Mononc’ Serge

Il n’est pas rare que le Bistro de L’Anse présente une vingtaine de spectacles au cours de l’été. Cette année, le nombre avait été ramené à 12 pour cause de rénovations, mais c’était avant le début de la crise sanitaire. Du coup, tous les projets de diffusion ont été mis sur la glace, une politique qui a prévalu jusqu’au 24 juillet, jour où un premier artiste, Mononc’ Serge, s’est produit en solo à L’Anse-Saint-Jean.

«Nous avions opté pour une formule souper-spectacle et les places étaient vendues par groupes de deux ou quatre. Même si les billets coûtaient 75 $, les 50 qui étaient disponibles se sont envolés en l’espace de 36 heures», a raconté Christian L’Italien, responsable de la programmation, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Saint-Prime met les bouchées doubles pour une fin d’été artistique

Arts

Saint-Prime met les bouchées doubles pour une fin d’été artistique

Après un mois de juillet plutôt calme pour respecter les consignes de la Santé publique, Saint-Prime mets les bouchées doubles pour la fin de l’été, en accueillant notamment Émile Bilodeau et Gab Bouchard dans ses parcs dans le cadre de la tournée Grosse boîte de pick-up. Un spectacle est aussi à l’affiche en bordure du lac vendredi, ainsi qu’une soirée cinéma et un 5 à 7 Zumba sur la plage plus tard en août.

Dès vendredi, la programmation artistique de la municipalité de Saint-Prime reprend après une pause obligée de quelques mois. Les groupes Vie de quartier et Les beaters, hommage aux Beatles, seront à l’affiche en bordure du lac Saint-Jean. Étant donné qu’il faut attendre au 3 août pour faire des rassemblements allant jusqu’à 250 personnes, seulement 50 billets ont été émis pour le spectacle. Et tous les billets ont été distribués en faisant un tirage.

Une reprise appréciée par Guylaine Rivard

Arts

Une reprise appréciée par Guylaine Rivard

Après le carême vient l’abondance. L’été s’annonçait dangereusement tranquille pour la comédienne Guylaine Rivard. Il y avait eu moult reports et annulations, comme c’est le lot de tant d’artistes à l’ère du coronavirus. Or, les derniers jours ont apporté de l’eau au moulin, tellement que ses productions offertes en solo la tiendront occupée jusqu’en novembre.

Le premier de ces rendez-vous aura lieu le 1er août, à 21 h, à l’Auberge Île du Repos de Péribonka. Pour la première fois depuis la fondation du Théâtre CRI, en 1997, elle aura l’occasion d’y jouer, au lieu de faire partie du public. « La configuration de la salle me rappelle le Côté-Cour », indique la femme de théâtre, qui présentera Aisselles et bretelles.

Télé-Québec: Richard Haddad heureux de son choix

Arts

Télé-Québec: Richard Haddad heureux de son choix

Le 7 janvier, Richard Haddad est entré en fonction à la direction générale des programmes de Télé-Québec. Après 15 années au sein du Groupe TVA de Québecor, où il était directeur marques, contenu et productions originales, l’homme originaire de La Baie se sentait d’attaque pour amorcer le dernier droit de sa carrière.

L’arrivée de la cinquantaine avait fait naître en lui le désir de travailler dans une perspective différente, portée par une forme d’idéalisme. «Ça faisait 15 ans que j’oeuvrais dans le domaine de la fiction. Je me questionnais sur la façon dont je pourrais m’impliquer dans la société», a confié Richard Haddad au cours d’une entrevue.

Louis Julien recommence à peindre, après un grave accident

Arts

Louis Julien recommence à peindre, après un grave accident

« C’est comme ma deuxième vie d’artiste. Il y a un avant et un après », a confié Louis Julien à la fin de l’entrevue accordée au Progrès.

Le peintre jonquiérois référait à l’accident dont il a été victime l’hiver dernier, en dégageant la toiture de sa maison. Une lourde chute sur son patio qui aurait pu se révéler fatale. Sa convalescence n’est pas terminée, mais elle a suffisamment progressé pour l’autoriser à créer quelques toiles, dont une en avril, intitulée All I Need Is A Miracle. La première de ce que sera sa nouvelle vie, eu égard aux limitations avec lesquelles il doit désormais composer.

Un petit miracle pour célébrer Astor Piazzolla

Arts

Un petit miracle pour célébrer Astor Piazzolla

La dernière fois que les artisans du spectacle Libertango l’ont présenté devant public remonte à novembre. Presque le temps d’une grossesse. Dans l’intervalle, il y a eu vous savez quoi, ce qui a donné lieu à des annulations et, dans la moins pire des éventualités, à des reports. C’est ce qui confère aux rendez-vous qui se dérouleront du 5 au 9 août, dans cinq municipalités du Saguenay–Lac-Saint-Jean, un caractère d’exception.

Ce sont des ajouts, en effet. Ils tiennent à la volonté de la Société d’art lyrique du Royaume d’enrichir l’offre culturelle, une ambition concrétisée grâce à l’aide financière émanant du Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle permettra à Dominic Boulianne (piano), à Dominic Painchaud (violoncelle) et à la soprano Caroline Bleau de célébrer avec un peu d’avance le 100e anniversaire du compositeur Astor Piazzolla, né en 1921.

Daniel Côté
Les vrais développeurs

Arts

Les vrais développeurs

BILLET / Le dossier sur les villages à vocation culturelle que nos journaux ont publié, à la mi-juillet, montre à quel point les artistes et artisans, ainsi que les organisateurs d’événements, peuvent dynamiser une communauté. Plusieurs cas ont été évoqués, ayant pour dénominateur commun l’impact que génèrent les projets initiés par ces gens qui, plus que certains promoteurs, méritent le titre de développeurs.

L’exemple le plus connu est celui de Saint-Élie-de-Caxton. Fred Pellerin a joué le rôle de catalyseur à la puissance dix, si bien que ce village existe dans l’imaginaire de millions de Québécois, qu’ils l’aient visité ou non. On a aussi vu que des gens de l’extérieur ont choisi de s’y installer, estimant que leurs projets avaient plus de chance de fleurir dans ce terreau exceptionnel.

<em>The Fight</em>: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

Cinéma

The Fight: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

LOS ANGELES — Familles de migrants séparées, bataille juridique autour du droit à l’avortement, personnes transgenres écartées de l’armée: depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, les défenseurs des droits civiques sont sur tous les fronts, comme le montre un nouveau documentaire.

The Fight, qui sort le 31 juillet enn vidéo sur demande alors que la campagne pour la réélection du président Trump bat son plein, suit les coulisses de cinq avocats aux prises avec les décisions les plus controversées du milliardaire conservateur élu fin 2016.

Le TIFF aura lieu malgré la pandémie, mais en se réinventant

Cinéma

Le TIFF aura lieu malgré la pandémie, mais en se réinventant

TORONTO — Le premier long métrage de l’actrice afro-américaine Regina King et deux films de la réalisatrice métisse/algonquine Michelle Latimer seront présentés au 45e Festival international du film de Toronto (TIFF), du 10 au 19 septembre.

Les organisateurs ont dévoilé jeudi les 50 films de l’événement qui sera bien sûr adapté à la pandémie, avec des projections en ligne pour les Canadiens et des présentations dans des ciné-parcs. Des projections en salles ne sont pas exclues pour l’instant, puisque Toronto entre vendredi dans la troisième phase du déconfinement de la province, mais les détails seront annoncés plus tard.

Le rappeur Solo 45 condamné à 24 ans de prison pour viols et séquestration

Musique

Le rappeur Solo 45 condamné à 24 ans de prison pour viols et séquestration

LONDRES — Le rappeur britannique Solo 45, une figure du grime en pleine ascension, a été condamné jeudi à 24 ans de prison pour avoir infligé viols et séquestration à quatre femmes, filmant certains de ses actes avec son téléphone portable.

Âgé de 33 ans, Andy Anokye a été condamné à Bristol pour 30 chefs de poursuites sur une période de deux ans.

Des films et de la musique à l’Agora de La Baie

Arts

Des films et de la musique à l’Agora de La Baie

C’est ce qui s’appelle sauter sur l’occasion. Dès que le gouvernement provincial a annoncé que 250 personnes pouvaient assister à des événements publics, Diffusion Saguenay a mis à profit les contacts effectués dans les semaines précédentes. C’est ainsi qu’une programmation faite sur mesure pour l’Agora du Village portuaire de La Baie a été montée rapidement.

L’une de ses composantes découle d’un partenariat avec le festival REGARD. Quatre projections seront organisées, en effet, la première étant prévue pour le 7 août, à 21h. Elles feront la part belle aux courts métrages, tout en intégrant un long métrage universellement apprécié: La grande séduction.