Actualités

Samuel Girard et Irvin Blais: comme de vieux amis

Tous les deux originaires d’un petit village dans le coeur d’une région éloignée des grands centres, Samuel Girard et Irvin Blais ont dû se déraciner pour atteindre leurs rêves. Pour l’un, c’est de parcourir le Québec avec sa guitare et sa voix ; pour l’autre, c’est voir le monde avec ses patins sur l’épaule.

Les deux hommes aux nombreux points en commun étaient réunis samedi à Ferland-et-Boilleau, village natal de Samuel Girard, patineur de vitesse courte piste. Le chanteur country Irvin Blais y tenait, en soirée, un spectacle pour célébrer le 40e anniversaire de la municipalité.

Ils partagent un amour de leurs aînés et ils sont évidemment tous les deux amateurs de country. « Quand mon père m’amenait à mes entraînements, on écoutait la radio. Et vers 6 ou 7 h le matin, c’était souvent du Irvin Blais qui passait », explique le jeune médaillé olympique. 

Pour le chanteur country, qui roule sa bosse depuis près de 20 ans, compter Samuel Girard parmi ses admirateurs, et maintenant ses amis, est un honneur. « J’étais tellement heureux de le voir gagner à Pyeongchang. J’en ai même réveillé ma conjointe pour lui dire : ‘‘Le petit Samuel a réussi ! Il a l’or ! ’’ », dit-il avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles. 

Ils ne se connaissent peut-être pas depuis bien longtemps, mais déjà une affinité existe entre Samuel Girard et Irvin Blais. « Il y aura même un peu de Samuel dans mon prochain album », ajoute Irvin Blais. En plus de partager leur amour du country, les deux hommes ont la même camionnette. « Je sais à quel point il aime son pick-up et y faire jouer de la musique. La chanson Mon truck parle un peu de lui », ajoute le chanteur.

Arts

Un samedi soir rock à Saguenay

Le son de la guitare électrique a résonné aux quatre coins du Saguenay, samedi soir. À La Baie, Chicoutimi et Jonquière, les amateurs de rock ont été servis à souhait avec des spectacles énergiques et animés.

Le rock était certes à l’honneur, mais il y en avait pour tous les goûts. Le groupe Anonymus était à La Baie, Made in Iron (hommage à Iron Maiden) était à Chicoutimi et finalement, les rockeuses en chef du Québec, France D’Amour et Marjo, ont conclu la 29e édition de Jonquière en musique.

Le site de la Rivière-aux-Sables était d’ailleurs plein à craquer pour célébrer le passage des deux chanteuses. France D’Amour, veste de cuir, jupe courte, talons hauts et guitare sèche autour du cou, est demeurée énergique, faisant aller sa crinière d’est en ouest, ou du nord au sud, c’est selon.

Elle était visiblement ravie de partager la scène avec Marjo. « J’aime tellement Marjo, je l’écouterais chanter toute la soirée, comprends-tu », à lancé la rouquine, sous les cris approbateurs de la foule.

Marjo était vêtue de manière plus sobre, avec son veston blanc, pantalons blancs et chic petit foulard autour du cou. Elle n’a toutefois rien perdu de son assurance sur scène, acquise au long d’une carrière bien remplie.

La rockeuse a aussi prouvé qu’elle n’avait rien perdu de son sens olfactif. « Ça sent le pot. Ça sent la légalisation », a fait remarquer Marjo. Décidément, certains se croyaient le 17 octobre, date de la légalisation du cannabis au Canada.


Arts

Un deuxième album pour Mike Paul

Dix ans après la sortie de son premier album, Mike Paul est retourné en studio pour l’enregistrement d’une deuxième création, nommée Origine. L’artiste natif de Mashteuiatsh prend la route pour présenter cette dernière à Ottawa et à Roberval cet été.

L’auteur-compositeur-interprète a réfléchi à ses relations avec sa famille, à la culture innue, à ses liens avec la nature et aux autres communautés pour trouver son inspiration pour les textes de son album. En plus de composer la musique, l’artiste tenait à ce que les textes reflètent bien les enjeux de son quotidien.

Arts

Du monde en Calvaire pour La Chicane

Le groupe La Chicane a fait déplacer beaucoup de gens sur le bord de la rivière aux Sables, à Jonquière, vendredi soir. La zone clôturée de Jonquière en musique était pleine. Plusieurs personnes pouvaient à peine mettre les pieds sur le site. À un point tel que des spectateurs ont écouté le spectacle depuis la piste cyclable attenante.

La Chicane a offert au public jonquiérois ses plus grands classiques, connus de multiples générations, presque toutes représentées dans la foule. Foule qui ne se gênait pas pour chanter les paroles de Calvaire ou de Viens dont me voir.

Arts

Déhiérarchiser le processus créatif

Depuis près de 44 ans, le Théâtre des Amis de Chiffon a su se tailler une place de choix dans l’univers de la marionnette. Loin de se reposer sur leurs lauriers, cependant, la directrice générale Marie-Pierre Fleury et son équipe laissent libre cours à leur imagination, à la Salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Ils jettent les bases d’une nouvelle création, un processus qui devrait s’étaler sur un an et dont Le Progrès fut témoin, le temps d’une récente rencontre.

Dès l’arrivée, un accueil chaleureux est accordé avec des chaises placées en cercle, invitant à la discussion. Ailleurs dans la pièce, des instruments de musique et autres objets sonores traînaient un peu partout. On reconnaît là le chaos organisé propre aux artistes.

Arts

Un retour triomphal pour Patrice Michaud

Les milliers de festivaliers qui ont participé à la soirée de vendredi de Festirame en ont eu pour leur argent, alors que Patrice Michaud et Émile Bilodeau ont été plus que généreux. D’ailleurs, Patrice Michaud avait apporté de la grande visite: Vincent Vallières!

C’était un retour à Festirame par la grande porte pour Patrice Michaud, qui était accompagné de sept musiciens. Lors de sa dernière visite, en 2015, celui qui a lancé la soirée avec Kamikaze assurait la première partie de son invité surprise, Vincent Vallières.

Arts

Nouveau regard sur l'art autochtone

Il y a certes de la revendication, un brin d’audace, mais surtout une sensibilité qui mérite qu’on s’y attarde dans l’exposition La reine me doit au moins 10 trillions de dollars, pour commencer! Le centre Bang de Chicoutimi présente, jusqu’au 22 septembre, un amalgame de trois expositions qui (re)définit l’art autochtone contemporain, une première pour le centre d’artistes saguenéen. Un univers qui laisse une forte imprégnation.

Réunissant des représentants des Premières nations issus des quatre coins du pays, dont les Anishnabes (Algonquins) Ken Warren Gunn et Nico Williams ainsi que le collectif cri-anishnabe ITWÉ, l’exposition propose un regard sur des thèmes ancrés dans l’autochtonie, de leurs racines premières aux bouleversements qui découlèrent des suites de l’arrivée des Européens. Sont ainsi questionnés le rapport au langage, le bouleversement envers la foi et l’errance sur le territoire, tous dans une dimension identitaire dont origine une forme de résistance. En effet, l’émancipation outrepassant les barrières qui ont été imposées au fil de l’occupation du territoire par la colonie est une caractéristique commune au trio d’exposants.

Musique

Nouvel album de Paul Simon avant les adieux à la scène

NEW YORK — Le chanteur-compositeur américain Paul Simon, qui effectue cet été sa tournée d’adieux, a annoncé jeudi la sortie en septembre d’un nouvel album revisitant plusieurs de ses propres titres.

L’ancien membre du duo mythique Simon and Garfunkel avait fait savoir en février dernier, à 76 ans, qu’il ferait ses adieux à la scène le 22 septembre à l’issue d’un concert dans le stade de Forest Hills, dans le Queens, le quartier de son enfance à New York.

La légende du folk rock américain sortira auparavant, le 7 septembre, un quatorzième album solo, In the Blue Light, dans lequel plusieurs invités se joindront à lui pour revisiter ses chansons.

«C’est plutôt inhabituel pour un artiste d’avoir l’opportunité de retravailler et de repenser des anciennes oeuvres, de modifier, voire de changer complètement certaines parties des titres originaux», écrit Paul Simon dans le livret d’accompagnement de l’album, selon un communiqué annonçant sa sortie.

«J’espère que l’auditeur trouvera une certaine fraîcheur à ces nouvelles versions de vieilles chansons, comme une nouvelle couche de peinture sur les murs d’une vieille maison de famille», ajoute le musicien.

L’album ne revisitera par ses titres les plus célèbres, comme You Can Call Me Al ou Me and Julio Down by the Schoolyard.

Il fera plutôt la part belle à des morceaux moins connus, à l’image de René and Georgette Magritte With Their Dog After the War, inspiré du maître belge du surréalisme.

Plusieurs artistes se joindront à lui, parmi lesquels le trompettiste de jazz Wynton Marsalis, sur les chansons How the Heart Approaches What It Yearns et Pigs, Sheep and Wolves.

Bryce Dessner, compositeur et guitariste du groupe d’indie-rock The National, a collaboré de son côté avec Paul Simon sur une nouvelle version de Can’t Run But, qui fait allusion à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

La chanson apparaissait à l’origine, en 1991, sur The Rhythm of the Saints, un album teinté de sonorités brésiliennes. Sorti cinq ans plus tôt, Graceland, sur lequel il avait travaillé aux côtés de musiciens sud-africains, avait donné un second souffle à la carrière solo de l’ancien acolyte d’Art Garfunkel.

Cinéma

Revenu Québec dépose une injonction contre le Festival des films du monde

MONTRÉAL — La tenue du 42e Festival des films du monde (FFM) de Montréal demeure incertaine au moment où le ministère du Revenu du Québec cible l’événement et son fondateur pour des sommes impayées.

Revenu Québec a déposé une requête en cour, jeudi, demandant une injonction pour empêcher la tenue de l’événement au motif que le fondateur Serge Losique lui doit des milliers de dollars.

Le festival doit démarrer le 23 août, et la Cour supérieure a donné à M. Losique jusqu’au 1er août pour faire un premier versement de 32 000 $.

M. Losique a dit à la cour qu’il respecterait l’ordonnance avant cette date.

Revenu Québec affirme que le FFM lui doit près de 500 000 $ en taxes et en retenues à la source.

«On ne fait rien d’illégal, on est dans la normalité. Il s’agissait d’un certificat d’inscription, on va le régler, on aura un deuxième certificat (de Revenu Québec)», a commenté M. Losique.

Le festival, créé et présidé par M. Losique, a vécu des difficultés financières ces dernières années, ayant notamment perdu du financement gouvernemental et des commanditaires.

En 2016, plusieurs employés avaient quitté leurs fonctions, déplorant le leadership déficient de M. Losique.

Arts

Bob Bissonnette revit à Festirame

C’est avec La machine à scorer, pièce tirée de l’album Les Barbes de séries, que le Chris Chelios Band a lancé la grand-messe musicale visant à rendre hommage au regretté Bob Bissonnette, décédé en 2016, dans un écrasement d’hélicoptère. Au moins 3500 personnes ont célébré la musique du hockeyeur-chanteur, jeudi soir, à Place Festivalma.

L’ambiance était définitivement au rendez-vous alors que les fameuses gorgées étaient plus que présentes. La foule d’apparence plus jeune que les autres soirs était prête à faire la fête. Une bonne foule, selon l’organisation de Festirame.