Arts

Un nouveau Frissons pour Stéphanie Gervais

Stéphanie Gervais s’offre un nouveau Frissons. L’auteure de Jonquière vient tout juste de publier Le Village, un deuxième suspense de la collection jeunesse qui effectue un retour après avoir marqué des milliers de jeunes lecteurs dans les années 90.

Quelques mois à peine après la sortie de Route 175, Stéphanie Gervais signe un nouveau numéro de la collection Frissons « sang pour sang québécois ». Après avoir bâti une première intrigue dans la Réserve faunique des Laurentides, l’auteure dirige ses nouveaux personnages dans un endroit fortement inspiré d’un autre site de la région.

Télé et radio

TLMEP: la gentille sorcière

CHRONIQUE / Environnement, réincarnation, humour philosophique, il a été question de tout ça, dimanche à «Tout le monde en parle». Mais c’est une entrevue sur les monstres, en toute fin de soirée, qui aura le plus sorti du lot. Il faut dire que l'histoire de l'illustratrice américaine Emil Ferris, auteure du roman graphique «Moi ce que j'aime, c'est les monstres», à qui j'attribue l'étoile du match, relève parfois d'un film d'horreur.

Une agression sexuelle durant son enfance, pendant qu'un épisode de Mr. Magoo jouait à la télé, lui a pourtant fait détester les bandes dessinées durant longtemps. «J'espère qu'en le lisant, les gens trouveront l'inspiration de faire ce qu'ils aiment plus que tout», a lancé cette femme partie de loin.

Terrassée par une forme grave du virus du Nil en 2002, elle a eu tout le bas du corps paralysé, avant de retrouver une partie de sa dextérité. Entre-temps, sans le sou, elle a été expulsée de son appartement, et sa propre fille a dû vendre des vêtements pour qu'elle puisse se nourrir. Même une fois le bouquin complété, elle se servait à même le buffet d'un salon du livre!

La très attachante dame, qui se définit comme une sorcière, n'est pas banale. Pour son livre, elle a travaillé 16 heures par jour durant six ans, et essuyé les refus de 48 éditeurs. Celui-ci a été dessiné entièrement avec un stylo-bille. «C'était de la folie! Je ne sais pas à quoi attribuer ça, à part la maladie mentale», affirme la gentille sorcière, qui voit des monstres partout. Même en Guy A. et en Dany, qu'elle a dessinés en Dracula et sa victime, Renfield.

Autre moment marquant de cette émission par ailleurs un peu terne, cette entrevue remuante avec Louis-Philippe, ce père de famille de Saint-Jérôme qui a oublié son bébé dans sa voiture en août 2016, alors qu'il devait le mener à la garderie. «Jamais je ne vais accepter la mort de mon fils. Je vis avec», a dit le papa de deux autres garçons, et d'une fillette née après le drame. Depuis, les petits drames sont plus difficiles à vivre, mais heureusement, son couple a survécu malgré tout, et jamais sa conjointe ne lui a adressé de reproches. Il porte sur son bras un tatouage qui lui rappelle le petit Jacob chaque jour. Parce qu'on survit à un tel drame. «L'être humain est capable de survivre à ces choses-là. Ça donnerait quoi de ne pas survivre à ça?» demande Émilie Perreault, qui parle d'un bel exemple de résilience. Dans la série Faire œuvre utile, la journaliste a permis à Louis-Philippe de rencontrer Biz, qui a publié un roman sur une histoire semblable, Naufrage.

Dominic Champagne ne s'attendait pas à une réaction aussi violente à son fameux Pacte pour la transition, auquel ont adhéré de nombreux artistes, accusés par la suite de vouloir faire la morale sur la question environnementale. «Le festival de la bouette», résume le metteur en scène. Louis Morissette, lui, avait prévu cette réaction, hésitant au départ à apposer sa signature et en avait prévenu Champagne. De l'autre côté, celui-ci dit recevoir des centaines de courriels inspirants qui appuient le mouvement, et est sorti encouragé de sa rencontre avec le premier ministre François Legault et sa ministre de l'environnement. «J'ai envie d'inspirer mon premier ministre, je lui ai offert mes services», a-t-il dit, ajoutant qu'il pouvait être «un caillou ben tannant dans le soulier».

Pour l'ingénieure Catherine Morency, l'achat de véhicules électriques ne constitue pas un geste vert, à moins que ce soit pour des autobus, qui transportent plusieurs personnes. Elle ajoute qu'il ne manque pas de solutions alternatives à la construction de nouveaux liens routiers. L'économiste François Delorme se dit en faveur d'un organisme indépendant du gouvernement, comme la Banque du Canada, qui serait chargé d'atteindre les cibles en environnement. Il cite un rapport déposé en milieu de semaine, qui prévoit qu'on ratera les cibles de gaz à effet de serre pour 2030, à hauteur de 13%.

Trois millième invitée de «Tout le monde en parle», Virginie Fortin a reçu des critiques très élogieuses de son nouveau spectacle, Du bruit dans le cosmos. Un titre qui lui a été inspiré parce qu'elle s'est toujours questionnée sur l'infini et sur notre présence dans l'univers. Elle écrit ses propres textes avec son chum, Philippe Cigna, et pratique un humour philosophique, même si le terme «ne vend pas tant que ça». L'humoriste, une habituée du Festival Fringe à Édimbourg en Écosse, y va pour donner des spectacles, devant des salles remplies ou parfois vides, mais aussi pour s'inspirer d'autres humoristes. Elle s'est clairement inspirée de Josée Rivard, une figure populaire sur Facebook, pour une parodie à l'émission L'heure est grave à Télé-Québec. La dame forte en gueule et en opinions tranchées lui a répondu, sans qu'on sache trop si elle a aimé, ou pas, la parodie.

Auteur de la trilogie des Fourmis, Bernard Werber a publié La boîte de Pandore, l'histoire d'un professeur qui utilise l'autohypnose pour visiter ses vies antérieures. Le romancier français utilise lui-même ce procédé, et précise qu'il préfère revisiter ses vies agréables. Une médium lui a dit qu'il avait eu 111 vies, au cours desquelles il a été un archer anglais, un samouraï, une femme dans un harem en Égypte. Werber n'a aucune honte de parler de ses croyances. «Je n'ai aucune volonté de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit», dit-il. Et tant mieux, si vous êtes sceptique, ajoute-t-il. «Pour chacun, il y a une réponse différente.» Savez-vous qui vous êtes vraiment? demande le roman. «C'est une œuvre de toute une vie», croit l'auteur, qui en apprend sur lui-même chaque jour. Il utilise la réincarnation comme «outil de détente», afin d'expliquer pourquoi on fait tel choix plutôt qu'un autre. Parce qu'on choisirait même la taille de son pénis avant sa naissance, selon M. Werber. Ce qui a fait dire à Guy A.: «avoir su!»

Alors que les trois précédents albums des Trois Accords ont été produits en partie à New York, Beaucoup de plaisir a été enregistré dans un petit chalet de Saint-Zénon, sans accès à Internet. Le fait qu'ils aient développé d'autres projets autour, comme le Festival de la poutine, explique peut-être leur longévité. Spécialement pour l'émission, ils ont transformé leur chanson Tout le monde capote en «Tout le monde en parle», ce qui pourrait devenir l'hymne de la grand-messe du dimanche soir. Assez pour oublier le ver d'oreille Rassemblés en un même corps, qu'ont plusieurs d'entre nous en tête depuis la visite de Mario Pelchat la semaine dernière.

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Arts et spectacles

Cœur de Pirate reporte son spectacle à La Baie au 25 janvier

Le spectacle de Cœur de Pirate qui devait avoir lieu samedi soir au Théâtre du Palais municipal de La Baie est reporté au 25 janvier. La chanteuse souffre d'une pharyngite qui l’empêche de monter sur scène.

Elle a donc décidé de reporter son spectacle au 25 janvier, et il sera toujours au Théâtre du Palais municipal de La Baie. Les billets de la représentation de samedi resteront valides pour la nouvelle date. Si jamais ce changement cause des problèmes aux spectateurs, Diffusion Saguenay procédera au remboursement des billets au courant de la semaine. 

Dans un message publié sur sa page Facebook, l’artiste explique : « Comme tous les autres êtres humains, je ne suis pas à l’abri des maladies. Cette semaine j’ai combattu une bonne grippe qui a migré tout doucement dans mes bronches. La classique pharyngite a fini par faire son apparition ». Elle a ajouté qu’elle n’aimait pas annuler des concerts, mais appréciait encore moins en faire qui ne répondent pas aux attentes de son public.

Arts

Noël au rythme de C’est si bon

Aussi intemporel que la musique qu’il affectionne, Claude Saucier anime depuis 2012 l’émission de radio C’est si bon. Diffusée le samedi, de 16 h à 19 h, cette production de la chaîne musicale de Radio-Canada génère des cotes d’écoute remarquables. Elle a aussi donné naissance à deux albums vendus à plus de 50 000 exemplaires, au total, une séquence que vient de prolonger la troisième mouture consacrée au répertoire des Fêtes.

Intitulé C’est si bon à Noël, cet enregistrement creuse un sillon familier pour les auditeurs. Il réunit des pièces enregistrées entre les années 1930 et 1970, dont une majorité évoquant l’âge d’or du ballroom. Il y en a une vingtaine, toutes sélectionnées par l’animateur, qui a collé au plus près à l’esprit de l’émission. Ainsi résonnent les voix de Bing Crosby, Mel Torme, Perry Como, Andy Williams et Nat King Cole, ainsi que de Rosemary Clooney et Doris Day, entre autres sommités.

Arts

Stéréotypes, politique et terrorisme

« Le public va rire, sera diverti, mais ça va jaser pas mal dans les voitures après le spectacle ! » La comédienne Isabelle Vincent espère que les spectateurs qui sortiront de la Salle Pierrette-Gaudreault, samedi soir, seront touchés, peut-être chamboulés, et surtout animés par un désir de discussion. La pièce Le Manifeste de la jeune fille s’arrête en sol jonquiérois et promet de s’attaquer aux sujets qui alimentent notre actualité. « Est-ce possible de changer le monde ? », voilà la question à laquelle tenteront de répondre les sept comédiens qui se partageront la scène.

En lisant le descriptif de la pièce, on s’attendrait à quelque chose d’axé sur les stéréotypes de la beauté et de la jeunesse.

Arts

Yéyé vs chansonniers, version 2018

CHRONIQUE / Au milieu des années 1960, Robert Charlebois s’est associé à Mouffe et à son vieil ami Jean-Guy Moreau pour présenter la revue Yéyé vs. chansonniers. Elle se voulait satirique et jouait sur la présence de deux courants au sein de la chanson québécoise. Chacun évoluait à l’intérieur d’un écosystème si étanche que les passerelles étaient rarissimes. C’était un mélange de guerre froide et de coexistence pacifique.

D’un côté, il y avait les yéyés privilégiant les titres dansants, souvent traduits de l’anglais. Ils vendaient des 45 tours à la tonne et jouissaient d’une tribune exceptionnelle grâce à l’émission Jeunesse d’aujourd’hui. Quant à l’autre camp, il hantait les boîtes à chansons et s’inscrivait dans le courant de la grande chanson française. Diction impeccable, instruments acoustiques, textes originaux aux accents poétiques: ses adhérents se définissaient comme des artisans.

Arts

Anatole surprenant, Kouna magnétique

Quiconque a vu Keith Kouna en spectacle sait qu’aucun artiste ne saurait lui succéder autrement qu’à ses risques et périls, tant cet homme est magnétique. Il est possible d’apparaître avant lui, par contre, et de s’en tirer avec les honneurs, ainsi que l’a démontré Anatole vendredi soir, au Côté-Cour de Jonquière.

Parmi les 100 personnes rassemblées sur le plancher, combien étaient au fait de son existence ? Trois ? Quatre ? Après 25 minutes qui ont passé vite, cependant, les cris poussés par les fans de l’icône punk ne laissaient place à aucune équivoque. Le personnage étrange, intense, manifestement attaché à la pop électro des années 1980 et dont la gestuelle pyrotechnique rappelle le Freddy Mercury du Live Aid, était parvenu à s’insinuer dans leur tête.

Arts

Un premier album country pour VERONICA

L’artiste dolmissoise VERONICA sortira son premier album, That Kind of Girl, le 21 novembre prochain. Deux lancements sont organisés pour souligner l’événement. Le premier sera à Dolbeau-Mistassini, le 21 novembre prochain, et un autre lancement aura lieu à Québec, le 28 novembre.

« Je ne pouvais pas faire mon premier lancement ailleurs qu’à Dolbeau-Mistassini », s’est réjouie l’artiste de 28 ans. Elle qui a grandi dans cette municipalité a eu longtemps le support de ses amis, sa famille, et de ses proches lors de ses premiers spectacles.

Richard Therrien

Meilleur avant le...

CHRONIQUE / À partir de quand un artiste devrait-il faire ses adieux, avant de faire «le projet de trop»? On a tous des noms en tête d’un créateur qui a additionné les échecs, après avoir été traité en génie. C’est hélas le sort ingrat parfois réservé aux artistes, ici comme ailleurs.

La réflexion a taraudé Marc Labrèche, qui a voulu poser la question à plusieurs grands créateurs, et pas les moindres. Le résultat donne le singulier documentaire Le cri du rhinocéros, que présentera ICI Radio-Canada Télé, le mardi 27 novembre à 21h. Une œuvre que Labrèche parsème de sa folie, mais qui soulève néanmoins des questions fondamentales, qu’on ne pose jamais aux artistes.