Après avoir lancé six manches en après-midi, René-Dave Pelchat a été utilisé en relève, à sa demande, dans le deuxième match, et a mis fin à la rencontre.

Virtuellement qualifiés

Avec une victoire contre les Orioles, lors d'un programme double hier à Montréal, les Voyageurs de Saguenay (17-25) peuvent maintenant se préparer pour les séries. Les régionaux possèdent six matchs d'avance sur leurs plus proches poursuivants au classement de la Ligue de baseball élite du Québec.
Après une défaite de 2-0 en après-midi, les Jonquiérois ont rebondi avec une spectaculaire victoire de 14-12, en 11 manches, lors de la deuxième rencontre. Le lanceur Vincent Knerr était au sommet de son art et a quitté en fin de 6e avec une priorité de 4-0. Derek Côté s'est amené au monticule avec deux joueurs sur les buts et aucun retrait. Les locaux ont inscrit trois points et un autre en fin de septième, contre Simon Landry. «On avait le goût de jouer plus longtemps, a blagué après coup l'entraîneur-chef Robert Fatal.
«J'ai décidé de changer Vincent Knerr pour placer Derek Côté dans une situation, a-t-il expliqué. Dans les séries, avec deux matchs et une journée de congé, je ne pourrai pas mettre les mêmes gars tous les matchs. C'est donc important que les gars vivent des situations corsées avec plus de pression.»
En prolongation, les deux clubs ont joué au chat et à la souris. À compter de la 9e, les tours au bâton débutent avec deux coureurs sur les buts. En 11e, les Voyageurs ont finalement inscrit trois points sur un retentissant circuit d'Alexandre Fleurant. Après avoir lancé six manches en matinée, le vétéran René-Dave Pelchat s'est amené et a fermé les livres. Robert Fatal a mentionné qu'il a permis à Pelchat de s'amener en relève à sa demande, parce qu'il voulait éviter d'utiliser ses lanceurs prévus dimanche pour un programme double au stade Richard-Desmeules, contre le Royal de Repentigny. Le lanceur de 22 ans ne lancera pas avant la fin de semaine prochaine. Fatal a également louangé le travail de Thomas Baril qui a su se sortir à deux occasions de situations précaires sans trop de dommages.
Dans le premier match, René-Dave Pelchat et Charles Lafortune n'ont rien concédé aux frappeurs alors que seulement sept coups sûrs ont été frappés. Après une tentative ratée d'amorti suicide des Jonquiérois en début de sixième, les Orioles ont inscrit leur deux points en fin de manche. Au-delà du résultat et de la panne en attaque lors du premier duel, l'entraîneur-chef estimait que ses troupiers avaient connu une bonne journée de baseball.
«On manque de synchronisme parce qu'on ne joue pas la semaine. Ça nous prend tout le temps quelques tours au bâton pour se mettre dedans, de noter Robert Fatal. C'est normal qu'on ait une petite baisse de régime et c'est revenu dès le deuxième match.»