Le terminal maritime de Grande-Anse

Vent d'optimisme à Port Saguenay

Le fait que Port Saguenay figure parmi les 16 zones industrialo-portuaires désignées dans le cadre de la stratégie maritime du Québec, lesquelles se partageront une enveloppe de 300 M$ pour les cinq prochaines années, permettra d'assurer l'essor de ses installations.
<p>Carl Laberge, directeur général de Port Saguenay</p>
Carl Laberge, directeur général de Port Saguenay, a participé à la conférence tenue à Québec par trois ministres annonçant la création d'un fonds de 300 M$ pour l'implantation des zones industrialo-portuaires.
« Pour nous, la désignation comme pôle industrialo-portuaire n'est pas un concept nouveau. Ce qui est nouveau, c'est de recevoir l'appui du gouvernement du Québec pour s'assurer de la promotion et de la cohésion du développement de la zone industrialo-portuaire. Jusqu'à maintenant, tout ça était assumé par Promotion Saguenay et la ville », explique M. Laberge.
D'ici juin prochain, Québec s'est engagé à finaliser la signature d'ententes de collaboration visant à former des comités locaux devant regrouper les administrations portuaires et municipales ainsi que les ministères et acteurs régionaux concernés.
<p>L'enveloppe de 300 M$ rendue disponible pour les 16 zones vise à doter les zones portuaires des équipements nécessaires à l'intégration des entreprises manufacturières.</p>
Carl Laberge explique que le fait de regrouper, autour d'une même table, des représentants d'Investissement Québec, des ministères de l'Économie, de l'Environnement, des Ressources naturelles et des Affaires municipales, ainsi que de la Société du Plan nord pour l'implantation de nouveaux projets constituent indéniablement un avantage.
« Quand un promoteur se présentera devant nous, ce sera aidant et facilitant puisque plusieurs questions pourront être répondues. Québec prévoit qu'Investissement Québec participera à la prospection et au développement de marchés en tenant compte de nos particularités », explique-t-il.
Le développement d'une meilleure cohésion n'empêchera par la poursuite d'une certaine compétition entre les ports, sauf que les actions de développement seront optimisées.
En ce qui a trait à l'enveloppe de 300 M$ rendue disponible pour les 16 zones, M. Laberge mentionne que l'argent vise à doter les zones portuaires des équipements nécessaires à l'intégration des entreprises manufacturières.
« Nous avons des projets visant à améliorer la fluidité du transport entre nos installations et le chemin de fer avec l'aménagement d'un convoyeur, l'automatisation de certaines opérations. »
M. Laberge fait référence, entre autres, à l'éventualité où la mine Black Rock serait mise en exploitation, ce qui nécessiterait l'aménagement d'un système de bascule des wagons pour l'expédition du minerai de fer.
M. Laberge conclut que Port Saguenay dispose de tous les atouts nécessaires pour son développement avec la présence de quais en eau profonde accessibles à l'année, couplé à un accès presque direct au chemin de fer et au système autoroutier grâce à l'aménagement de la nouvelle bretelle de l'autoroute 70 donnant accès au réseau nord-américain.
Les zones industrialo-portuaires
• 300 millions $ pour la réalisation de projets industriels
• 3000 emplois que le gouvernement souhaite créer en 15ans
• 2,4 milliards $ d'investissements souhaités
16 zones, soit:
• Baie-Comeau
• Bécancour
• Contrecoeur
• Côte-Sainte-Catherine
• Gaspé
• Gros-Cacouna
• Matane
• Montréal
• Port-Cartier
• Québec-Lévis
• Rimouski
• Saguenay
• Salaberry-de-Valleyfield
• Sept-Îles
• Sorel-Tracy
• Trois-Rivières
Source : Gouvernement du Québec