Carnets naturalistes se décline en 72 éléments formés d'une superposition de feuilles de papier rectangulaires réunies par des tiges de métal.

Une rencontre avec l'art et la nature

Denise Blackburn estampe, superpose, colle, empile. Avec son mélange de techniques, elle crée des oeuvres qui ramènent à l'essence, à la nature, aux fibres. C'est un corpus complet, intitulé Carnets naturalistes, qu'elle présente jusqu'au 16 avril au Centre national d'exposition de Jonquière. Par son exposition, c'est une rencontre avec l'art et la nature à la fois qu'elle propose.
Quelque chose d'apaisant se dégage de la salle d'exposition du CNE où est présentée Carnets naturalistes. Denise Blackburn présente plusieurs pièces qui forment un tout doux et harmonieux, inspiré des arbres et de la nature.
L'artiste s'est basée sur le modèle des herbiers pour créer l'exposition. D'ailleurs, des feuilles d'arbres font partie de plusieurs de ses pièces.
Denise Blackburn utilise aussi l'estampe de façon hors-norme. La plupart de ses propositions se déclinent en de nombreuses pièces. Chacune est ensuite modifiée pour devenir unique.
Revenir d'un autre monde est notamment composé de six oeuvres réalisées à partir de pointe sèche et de collage de morceaux de papier où le noir est très présent.
Tout près, Terre-Lune est issue de l'assemblage de près de 150 rectangles de grosseur identique qui se déclinent dans des couleurs terre. Sur chaque pièce, un cercle embossé se présente de façon différente selon les modifications qu'on lui a fait subir en superposant les papiers et les couleurs. La texture de l'oeuvre rappelle celle de la brique ou de la pierre. Une certaine brillance se dégage même de plusieurs des éléments qui la composent.
Carnets naturalistes se décline pour sa part en 72 éléments formés d'une superposition de feuilles de papier rectangulaires réunies par des tiges de métal. L'ensemble qui occupe un espace important, est en grande partie composé de couleurs terres, ou pâles, sur lesquelles se détachent des traits foncés.
Avec Apocalyptus I l'artiste propose de multiples petits carrés transformés par embossement, collage et autres techniques mixtes, unis en bandes à la manière des négatifs d'autrefois. Sur les pièces se détachent des traces de feuilles d'arbres, leurs nervures.
Chaque pièce de Du bleu à l'arbre est formée de quatre carrés où le bleu domine, même si quelques taches de rouge et de noir s'en détachent.
Par ses pièces, l'artiste propose du beau, du doux, mais suggère aussi la réflexion sur notre monde, notre environnement et leur fragilité.