Une prestigieuse invitation pour Meggie

Une jeune fille de Larouche, Meggie Cloutier-Hamel, a été invitée à suivre les cours dispensés par l'École supérieure de ballet du Québec. Elle aurait pu joindre cette institution cet automne, mais a préféré attendre un an pour franchir cette étape. Ça lui donnera le temps de compléter son primaire dans la région, pendant que ses parents prépareront le déménagement de la petite famille à Montréal.
«Il faut oser faire ce qu'on aime ", a souligné sa mère, Chantale Hamel, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien. C'est pourquoi elle et son conjoint, Rémi Cloutier, se mettront en quête d'un appartement dans la Métropole. Conscients de la chance dont pourrait profiter leur fille, qui est âgée de 11 ans, ils veulent lui offrir les conditions idéales pour réaliser son rêve.
Les perspectives sont d'autant plus encourageantes que Meggie Cloutier-Hamel revient d'un camp de perfectionnement de deux semaines à l'École supérieure de ballet du Québec. Elle qui pratique la danse depuis l'âge de quatre ans, qui est inscrite à un programme arts-études supervisé par le Prisme culturel, avait mérité sa place à la suite d'une audition tenue au printemps.
«Je pensais qu'on procéderait à l'examen à un moment précis, mais ça s'est fait différemment. On a évalué les élèves pendant tout le camp, alors que nous suivions des formations centrées sur le caractère, la création et le ballet classique ", raconte la jeune fille. Tout en se réjouissant d'avoir été sélectionnée, son idée était faite: cette proposition arrive un peu tôt dans son cheminement.
«Meggie aurait pu faire un programme de 15 heures par semaine, un programme offert dans une école privée de Montréal à laquelle est associée l'École supérieure de ballet du Québec. Elle n'était pas prête à partir aussi rapidement, toutefois. Elle se trouve un peu jeune, mais ce n'est que partie remise ", fait observer Chantale Hamel.
Une passion
L'invitation adressée à Meggie Cloutier-Hamel constitue, en soi, une belle récompense pour la persistance affichée dans les dernières années. S'il est trop tôt pour parler d'une carrière, pour en cerner les contours, ce coup de pouce envoie un signal positif. Il montre que la porte est ouverte.
«Le ballet, c'est ma passion, confie l'élève du Prisme culturel. Quand on me demande de faire un exercice, un demi-pli par exemple, j'apprécie le fait qu'on me corrige et je suis toujours prête à m'améliorer. " C'est dans le même esprit qu'elle a hâte d'effectuer ses premières pointes à l'automne. Ses chevilles sont maintenant prêtes à supporter cette pression.
Quant à ses ambitions, elles sont à la fois élevées et floues, comme il se doit à cette étape de la vie. " Je veux aller loin là-dedans. J'aimerais participer à des productions de calibre international, mais pas nécessairement être la première ", laisse entendre Meggie Cloutier-Hamel.
En attendant, sa mère voit poindre les frais qu'engendra la formation à Montréal, lesquels s'élèvent à 6000 $ par année. Sans ouvrir son jeu, elle laisse entendre que différentes initiatives pourraient être prises dans les prochains mois. " On va chercher des façons originales pour y arriver ", annonce Chantale Hamel.
Dcote@lequotidien.com