Me Charles Cantin et Jean-François Gaudreault.

Une liberté difficile à assumer

Le Chicoutimien Jean-François Gaudreault semble avoir de la difficulté à assumer sa liberté. Il a été arrêté une seconde fois en l'espace de quelques semaines pour ne pas avoir respecté ses engagements envers la Justice.
En octobre dernier, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, avait accordé une chance à l'homme de 49 ans, malgré un casier criminel très volumineux en matière de vols, d'introductions par effraction.
Le client de Me Charles Cantin avait obtenu sa liberté le 9 octobre. Mais trois semaines et trois jours plus tard, il était intercepté en pleine nuit (il devait être à domicile 24 heures sur 24) et en possession d'un tournevis. Il avait une imprimante sur le guidon de son vélo. Le juge Paul Guimond l'avait alors condamné à 60 jours de prison, le matin du 3 novembre.
Ayant repris sa liberté quelques semaines plus tard, Gaudreault a reçu un appel de vérification de son agent de probation. Il n'a pas répondu.
La plainte a été délivrée à la Sécurité publique de Saguenay et les agents sont débarqués au logement de Gaudreault le dimanche 4 janvier afin de l'arrêter pour deux nouveaux manquements à ces conditions de remise en liberté.
Il a comparu hier matin au Palais de justice de Chicoutimi pour répondre de ces accusations. Il reviendra mercredi pour son enquête de remise en liberté.
Il faut se souvenir que Gaudreault avait obtenu tout un cadeau du juge Boudreault en octobre. Son passé criminel faisait état de plusieurs crimes effectués au cours des 30 dernières années. Il avait déjà écopé d'une sentence de 32 mois. Il a reçu rien de moins que 14 sentences, au fil des années.
Mais le magistrat avait cru à sa bonne volonté de vouloir faire les choses correctement.