Le coorganisateur du Festival de l'Internet, Joël Martel, attend plusieurs personnalités de la culture web québécoise les 22 et 23 août prochains à Alma.

Un Festival de l'Internet voit le jour

Country, mode, bière, vin, musique, camionneurs... On croyait avoir tout vu en matière de festival. Mais un tout nouveau voit le jour dans le paysage événementiel du Lac-Saint-Jean. Une première édition du Festival de l'Internet d'Alma (FIA) se tiendra les 22 et 23 août.
Initié par Joël Martel, observateur du web, et Julien Day, fondateur de Trouble Voir, ce rendez-vous célèbrera la culture web du Québec.
«Le festival va réunir de nombreux acteurs qui se servent du web comme médium principal de diffusion. On est allé chercher des musiciens, des humoristes. On veut maintenant les voir sur scène au lieu de les voir sur notre ordinateur», résume Joël Martel, également journaliste et chroniqueur pour Le Quotidien.
Selon les instigateurs du FIA, aucun autre événement du genre n'existe au Québec.
La programmation et le lieu exact du festival seront dévoilés au cours des deux prochaines semaines. Les principales activités seront cependant concentrées au centre-ville almatois.
Outre le divertissement, une conférence portant notamment sur les zones grises de la législation du web sera donnée par Martin Nolet, fondateur du site humoristique Chui trop Québécois. Et la participation de Matthieu Bonin, très connu dans ce milieu, a déjà été confirmée sur les réseaux sociaux.
«Les festivals au Québec s'adressent souvent à un auditoire dans lequel les adolescents et les jeunes adultes se retrouvent moins. Avec un gars comme Matthieu Bonin, on va aller chercher autant les personnes qui s'intéressent au web que les jeunes de 16, 17 et 18 ans. Ce n'est pas une critique envers les festivals. Ça va de soi que les grands événements cherchent un auditoire plus large», mentionne Joël Martel.
La culture web a connu des moments sombres avec la récente affaire de Gab Roy. Mais le festival qui se déroulera à Alma veut davantage mettre en lumière les forces de ce milieu.
«La culture du web est incomprise et méconnue. Mais à mon avis, elle est porteuse de plus de choses positives que négatives, malgré certains chemins incompréhensibles qui ont pu être pris. Le web c'est l'affaire la plus démocratique et on veut faire découvrir cette culture aux gens», commente Joël Martel, précisant que Gab Roy ne sera pas de l'événement.
Pourquoi Alma?
Le Festival aurait bien pu se tenir à Montréal où plusieurs personnalités du web résident. Mais les organisateurs souhaitaient un endroit plus rassembleur.
«À Montréal, lorsqu'une activité finie, les gens seraient repartis chez eux ou dans leurs bars préférés. Mais en le faisant ici, les gens vont rester ensemble. Ils n'ont pas de point de repère, donc il y a une proximité qui se crée. Et à mon grand étonnement, ça répondait oui tout de suite. Les gens voulaient venir à Alma. Il y a également des médias nationaux, comme Musique Plus, qui veulent couvrir l'événement», constate l'instigateur.
La tenue du FIA s'est décidée il y à peine deux mois. L'organisation est donc toujours à la recherche de commanditaires pour financer les deux journées.
«On en a encore besoin. Mais étant donné que c'est la première édition, certains ne saisissent pas à quel point c'est une belle occasion pour eux, car le festival donne une visibilité sur le site, mais également au-delà du site. Le web va donner un deuxième souffle à cette visibilité", pointe Joël Martel, précisant que IQ L'Atelier, spécialisé dans l'art social, fait également partie de l'organisation de l'événement.
Llevesque@lequotidien.com