Voici Jean-Pierre Tremblay et l'une des photographies qui seront présentées à Paris, Le jour d'après.

Un Arvidien au Carrousel du Louvre

Un photographe originaire d'Arvida, Jean-Pierre Tremblay, présentera quatre de ses oeuvres à Paris, au cours d'une exposition tenue au Carrousel du Louvre. Membre de la délégation canadienne, laquelle comprend une quinzaine d'artistes, il est le deuxième Saguenéen dont la candidature a été acceptée, l'autre étant la peintre Sophie Lebeuf.
<p>Intitulée <em>Maelstrom</em>, cette photographie captée par Jean-Pierre Tremblay est le fruit d'une longue exposition. Elle sera présentée à la fin du mois, à l'occasion d'une exposition tenue au Carrousel du Louvre.</p>
« Il ne s'agit pas du Louvre proprement dit, mais d'un espace aménagé sous la pyramide que tout le monde connaît. C'est un événement prestigieux puisque la Société nationale des Beaux-Arts de Paris, qui est responsable de l'organisation, reçoit 20 000 visiteurs chaque année », a souligné l'artiste vendredi, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.
C'est la Jonquiéroise Johanne Cormier, une amie photographe, qui l'a informé de l'existence du rendez-vous parisien. Il a soumis sa candidature en septembre et dès le mois suivant, on l'a invité à accrocher quatre photographies en noir et blanc captées à la suite d'une longue exposition.
« Quand on laisse l'obturateur ouvert longtemps, les images qui apparaissent donnent l'impression qu'on a saisi le passage du temps. Il y a du mouvement. Ça accroche l'oeil », fait observer Jean-Pierre Tremblay. Il ajoute que ces photographies ont été créées dans les deux dernières années et qu'une seule a été montrée dans la région.
Une forme d'encouragement
Avant même de mettre le pied à Paris, où il assistera au vernissage, l'Arvidien profite des retombées que génère la sélection de ses oeuvres. On l'a invité à exposer ses photos à Nice, une perspective qui le réjouit, même si ce projet est arrivé si vite qu'il a peu de chances de se concrétiser.
« Il est clair que l'exposition du Carrousel du Louvre peut m'ouvrir des portes. Ça montre qu'en France, la photographie est considérée comme un art à part entière. Ce n'est pas juste un médium pour rapporter des choses », constate Jean-Pierre Tremblay.
Incrédule au départ, il interprète le choix du comité organisateur comme une reconnaissance du travail accompli depuis 1999, moment où l'ancien employé d'Alcan, où il était ingénieur, a commencé à faire de la photographie sérieusement. « Ça m'encourage aussi à continuer », confie-t-il.
Ses images tiendront compagnie à des tableaux, des photos et des sculptures provenant d'une dizaine de pays. Dans la région, ses plus récentes expositions ont été présentées cet automne à la bibliothèque municipale de Chicoutimi, ainsi qu'à la Pulperie. Elles avaient pour titres L'art de la rouille et Paysages urbains et ruraux du Saguenay.