Troquons nos ressources contre des emplois

On apprenait cette semaine que le gouvernement du Québec avait négocié 3000 emplois pendant 15 ans en échange d'électricité pas chère avec Alcoa. Je suis bien d'accord avec ce principe de donner de l'électricité en échange d'emplois. On a du courant en masse, aussi bien l'échanger contre des emplois, c'est probablement la meilleure utilisation qu'on peut en faire.
J'en ferais même une démarche nationale et un enjeu de campagne électorale. J'offrirais aux gens d'affaires et aux entreprises la possibilité d'obtenir des kilowatts-heures gratuits en échange d'emplois. Vous créez un nouvel emploi, on vous fournit du courant gratis en réduisant vos factures d'électricité en proportion du salaire versé pour tous les nouveaux emplois.
L'industrie de la culture en serre, par exemple, a grand besoin de courant, qu'on leur donne en échange d'emplois. On devrait agir de la sorte avec toutes nos ressources naturelles. On devrait donner notre bois en échange d'emplois; on devrait donner le pétrole d'Anticosti en échange d'emplois; on devrait donner le fer des mines en échange d'emplois. Au lieu de demander des redevances, on devrait exiger que les entreprises nous payent en emplois.
Un travailleur paye de l'impôt, paye un fonds de pension, paye de l'assurance-emploi, de la régie des rentes, de l'assurance-salaire, des taxes à la consommation et génère des retombées économiques qui créent des emplois. On s'enrichirait me semble.
Depuis 2005, le Québec a perdu plus de 17 000 emplois dans les secteurs des produits du bois, des pâtes, du papier et du meuble en bois, selon les plus récentes données du ministère des Ressources naturelles. Au lieu de vendre le bois aux compagnies, donnons-le; pour ce que ça rapporte à l'état en fin de compte, c'est plus payant de négocier des emplois que des redevances.
Place du citoyen, c'est raté
Quand on sort de la bibliothèque municipale à Chicoutimi on se retrouve face à un gros mur en bois noir. On me dit de cesser de grêler contre la Place du citoyen, car plusieurs personnes trouvent ça beau. Désolé je ne suis pas capable, je trouve que c'est raté. Avant qu'on nous bloque la vue avec ce bâtiment "crochu", en sortant de la bibliothèque on voyait à travers l'arche et notre regard s'ouvrait sur l'hôtel de ville en face, les caps rocheux du secteur nord, la Zone portuaire à gauche et un petit parc vert. Là, c'est affreux.
En plus, ils ont décidé de mettre de la pierre imbriquée sur la rue. Ça fait vingt ans qu'on sait que la pierre imbriquée à Chicoutimi, avec le gel-dégel et le déneigement, ça ne tient pas la route. Partout où on en a mis, on a fini par rouler de l'asphalte par dessus les années suivantes. C'est le premier printemps pour ces pierres et elles sont déjà abîmées; quel gaspillage.
Olympiques des lignes
S'il y avait des Jeux olympiques de lignes blanches dans les rues de Saguenay, celles des boulevards Talbot et Université mériteraient des médailles alors que sur le territoire de la ville aucune ligne n'a survécue. Mars, avril et mai sont les mois sans ligne de circulation à Saguenay. Je suis à la veille de faire une plainte à la Commission de la santé et de la sécurité au travail au sujet des dangers que représentent les voies routières sans ligne de circulation. Je plains les jeunes qui suivent des cours de conduite et qui cherchent sur la chaussée les lignes d'arrêt, des flèches pour tourner, des lignes pleines, des lignes pointillées, etc.
Mieux vaut d'est en ouest
Un ami qui reste à Alma et qui travaille à Chicoutimi depuis quelques mois me racontait qu'il a de la difficulté à s'adapter aux déplacements quotidiens de cette longue distance. Ma blonde me faisait remarquer qu'il aurait moins de problèmes avec le transport s'il travaillait à Alma et s'il restait à Chicoutimi.
Le matin d'ouest en est, le conducteur a le soleil en pleine face et le soir, au retour d'est en ouest il a encore le soleil dans la face, ça finit par tirer de l'énergie de devoir toujours conjuguer avec les rayons UV. Ceux qui voyagent dans le sens contraire ne sont jamais aveuglés et relaxent tout au long du trajet en écoutant de la musique ou en s'initiant à des langues étrangères sur CD, par exemple. Mieux vaut avoir le soleil dans le dos; beau sujet pour une thèse de doctorat.