Tire le Coyote donnera trois spectacles dans la région prochainement, ce qui témoigne du succès de son nouvel album, Panorama.

Tire le Coyote, un artiste heureux

Tire le Coyote affirme que 2015 fut l'année la plus gratifiante de sa carrière et tout laisse croire que 2016 épousera les mêmes traits, comme en font foi les spectacles qu'il donnera à compter du 21 janvier, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Trois sorties en trois soirs, c'est le genre de blitz qui ravit le musicien.
«Je sens que des portes se sont ouvertes, alors que mon nouvel album, Panorama, a reçu des critiques favorables. En plus, j'ai reçu deux nominations à l'ADISQ et participé au gala en chantant avec Isabelle Boulay pour rendre hommage à Gerry Boulet», a souligné l'artiste au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal.
Il est tout aussi émerveillé en consultant son agenda 2016, ce qu'illustrent les spectacles qui seront donnés à la Boîte à Bleuets d'Alma (21 janvier), au Côté-Cour de Jonquière (22 janvier) et au Vieux Couvent de Saint-Prime (23 janvier). Ils s'inscrivent dans la foulée d'une sortie effectuée l'été dernier à l'Auberge Île du Repos de Péribonka.
Signe que les choses vont bien, trois musiciens l'épauleront sur scène, les mêmes qui jouent avec lui depuis deux ans et qu'on peut entendre sur Panorama. Le principal changement découle de l'absence d'un clarinettiste, un instrument que Tire le Coyote avait placé au coeur des arrangements, un choix artistique audacieux.
«Sans la clarinette, nous approchons l'album d'une autre manière afin d'en livrer l'essentiel. L'avantage est qu'on se connaît bien et qu'en plein coeur du spectacle, on est en mesure de jouer avec les orchestrations. Une chimie s'est installée. On peut improviser, ce qui évite de tomber sur le pilote automatique», mentionne le musicien.
Comme sur ses enregistrements, les textes sont mis en avant, au même titre que les ambiances country que distillent ses complices. C'est aussi l'occasion d'entendre cette voix si singulière, différente de celle qu'il emprunte à la ville. Haut perchée, elle fait penser à celle de Neil Young, mais en plus aérien.
«J'ai toujours été conscient que ma musique ne susciterait pas un buzz instantané. Grâce au bouche-à-oreille, cependant, je remarque une progression à chaque nouvel album. Je suis content parce qu'il y a encore un public curieux, prêt à entendre des choses particulières. C'est aussi le plus fidèle», se réjouit Tire le Coyote.