Cloé Perreault, Laurence Pouliot, Étienne Lambert et Vincent Pouliot sont ici entourés de l'entraîneur Francis Perreault.

Territoire fertile pour les athlètes en ski de fond

Des 11 athlètes en ski de fond qui représentent le Saguenay-Lac-Saint-Jean à la 52e finale des Jeux du Québec à Alma, plus du tiers sont natifs d'Albanel, la petite municipalité du Lac-Saint-Jean de moins de 200 km2. À ce jour, la recette miracle n'a toujours pas été détectée, mais force est de constater qu'on vient de mettre découvrir un territoire propice au développement de l'excellence sportive.
Étienne Lambert (12 ans), Cloé Perreault (14 ans), ainsi que le duo frère et soeur Laurence (13 ans) et Vincent Pouliot (14 ans) représentent fièrement Albanel, qui regroupe à peine 3000 habitants. L'entraîneur Francis Perreault, qui est le grand frère de Cloé, complète le contingent.
« On est quand même très content, d'autant plus qu'on n'est pas un gros club comparativement aux autres de la région, a fait remarquer Francis Perreault, lui qui est doté d'une belle expérience malgré ses 20 ans, puisqu'il a pris part à trois finales des Jeux en tant qu'athlète, et à deux autres comme entraîneur. Il y a un plus gros bassin dans les autres villes, mais on est fier de voir que nos athlètes sont en mesure de faire leur place. »
La discipline, le fer de lance
Francis Perreault n'est pas en mesure d'affirmer que les méthodes d'entraînement de la municipalité du nord du Lac-Saint-Jean sont la recette du succès. Il estime toutefois hors de tout doute que l'attitude des athlètes y est pour quelque chose.
« C'est rare que nos athlètes ne sont pas aux entraînements, ils sont toujours assidus, a noté l'entraîneur, ajoutant que les 11 athlètes du Saguenay-Lac-Saint-Jean se connaissaient bien. On a des athlètes qui pratiquent d'autres sports l'été et ils sont également capables de bien gérer les compétitions. On commence à avoir des athlètes qui peuvent tirer leur épingle du jeu. »
Pendant que Francis Perreault peut conseiller sa soeur Cloé, Vincent Pouliot peut en faire de même avec sa soeur cadette Laurence. Le ski de fond semble d'ailleurs inculqué dans les valeurs de la famille.
« On fait tous du ski de fond ; il y a ma soeur, mon petit frère Maxence et moi, a énuméré Vincent Pouliot. On s'entraîne tous ensemble et on fait ça pour le plaisir, mais ça finit qu'on participe à des compétitions. »
Conditions difficiles
Le Club de ski de fond Dorval d'Alma a fait des petits miracles samedi matin. La pluie verglaçante a forcé les organisateurs à passer en vitesse grand V afin d'offrir des conditions acceptables aux participants. Malgré une neige granuleuse et une surface de glisse instable, le pire a finalement été évité. « On a travaillé très fort, mais on a reçu de bons commentaires et nos pistes sont adéquates, a expliqué la coordonnatrice du club Dorval, Pauline Laprise. Au moins, la pluie a cessé pour la durée des compétitions. »