Des fleurs déposées sur la place de la Bourse, à Bruxelles, en hommage aux victimes des attentats du 22 mars.

Témoin à Bruxelles

OPINIONS / À l'aéroport de Bruxelles. Il est 7 h 30 ce matin du 22 mars. J'arrive dans le hall d'entrée de l'aéroport. J'imprime ma carte d'embarquement. Puis, je me dirige vers le comptoir d'Air Canada. J'y dépose ma valise à 7 h 45. Et puis, à 8 h, l'explosion! Panique et cris de toutes parts. Est-ce un cauchemar? Vais-je me réveiller? La réalité me rattrape vite. Longues heures d'attente dans les stationnements de l'aéroport, dans les garages...
Les questions se bousculent dans ma tête. Comment vais-je pouvoir rentrer au pays? À partir de quel aéroport? Quand? Où m'adresser pour obtenir un nouveau billet d'avion? Les lignes téléphoniques des compagnies d'aviation sont débordées.
À peine quelques heures plus tard, une bouée de sauvetage arrive dans ma boîte de courriels. Marie-Andrée Roy du CAA-Chicoutimi - qui s'était chargée d'acheter mes billets d'avion - s'inquiète de mon état psychologique et de l'endroit où je peux me réfugier. Elle m'assure de son indéfectible soutien. Elle m'envoie courriel après courriel m'informant de ses démarches pour assurer mon retour. Trois jours plus tard, je reçois un billet électronique. Départ d'Amsterdam, le samedi 26 mars.
Qu'aurais-je fait sans elle? Elle me tenait la main au-delà de l'Atlantique. Si le CAA attribue une médaille d'or à l'employée de l'année, Marie-Andrée Roy mérite d'être sur le podium.
Auparavant, j'avais l'habitude d'acheter moi-même mes billets d'avion par internet. Désormais, ce sera toujours via le CAA que les j'achèterai.
Merci de tout coeur, Marie-Andrée Roy.
Marie Gendron