Sylvie Poisson, du festival Regard sur le court métrage au Saguenay, apprécie la collaboration des professeurs dans le cadre des projections de films en milieu scolaire. Elle est accompagnée par l'une de ces personnes, Chantale Gilbert, de l'école Marguerite-Belley de Jonquière.

Sylvie Poisson adapte le contenu aux jeunes

«Je dis que c'est le coeur du festival», laisse échapper Sylvie Poisson, directrice du volet jeunesse à Regard sur le court métrage au Saguenay. À force de fréquenter les écoles de la région, de tenir des séances destinées aux étudiants, elle a pu mesurer l'impact des films sur leur esprit.
Ils sont nombreux, par exemple, ceux qui reviennent à l'âge adulte. Au festival, mais également au ciné-club. «Je suis sûre que rendus là, les gens sont à même de prendre plus de risques. On les a sortis de leur routine», a commenté Sylvie Poisson il y a quelques jours, lors d'une entrevue accordée au journal.
C'est ce qu'on appelle du développement de public, dans le jargon de la culture, et l'intérêt pour le volet scolaire ne se dément pas. Regard sur le court métrage au Saguenay tiendra de 25 à 30 séances de projection cette année, de Dolbeau-Mistassini à Petit-Saguenay. Elles rejoindront des jeunes de tous les paliers, entre la maternelle et le secondaire V, ce qui représente autour de 4500 jeunes.
«Depuis cinq ou six ans, on a une belle erre d'aller. Ça fonctionne bien parce qu'on se déplace dans les écoles et qu'on s'adapte à l'âge de notre clientèle. Les élèves se sont approprié cette activité et maintenant, ils ont hâte qu'elle revienne», fait remarquer Sylvie Poisson, qui veille également à la bonne marche des ateliers tenus en classe.
S'attardant à la sélection des films, elle insiste pour montrer comment vivent les enfants sur d'autres continents. Chaque film est offert dans sa version d'origine, quitte à recourir aux sous-titres pour rendre le propos compréhensible. Il y a des productions susceptibles de plaire aux cinéphiles, ce qui n'empêche pas de montrer des histoires purement divertissantes.
Le rôle de l'école, lui, consiste à s'appuyer sur les courts métrages pour favoriser des échanges parmi les élèves. «Nous suggérons aux professeurs de réaliser des exercices, de mener des discussions, avant et après la projection. Ils peuvent chercher sur une carte le pays où l'histoire se déroule, demander aux jeunes ce qu'ils ont aimé ou pas aimé dans un film», décrit Sylvie Poisson.
Ces activités découlent de La Caravane du court métrage, le nom donné au volet scolaire de Regard. Elles sont complétées par le festival lui-même, qui comprend 13 projections destinées aux jeunes, parallèlement aux P'tites vues en famille.