Samuel Archibald pense constamment à la région qui l'a vu naître, même s'il vit désormais à Montréal. Pour s'en convaincre, il suffira de lire son prochain roman et ses albums pour enfants, ou de voir la pièce qu'il écrit pour trois compagnies de théâtre, dont La Rubrique de Jonquière.

Samuel Archibald a l'âme bien ici

Samuel Archibald a beau vivre à Montréal, c'est le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui nourrit son imaginaire. Après le roman Arvida, en effet, l'auteur prépare une première pièce de théâtre qui aura pour nom Saint-André-de-l'Épouvante, ainsi qu'une histoire policière inspirée par la fermeture du pont Dubuc, en décembre.
Celle-ci n'a pas encore de titre, mais on peut confirmer que le héros sera le même inspecteur de la Sûreté du Québec qui s'était mis en valeur dans Quinze pour cent, une plaquette sortie à l'automne, aux éditions Le Quartanier. Une nouvelle affaire de meurtre a été confiée à son attention, après celle qui avait endeuillé une communauté rurale de la région.
«Ce sera un vrai roman, cette fois. Une brique dont le sujet sera une famille dont les membres ont été assassinés par le mari, un ancien militaire. C'est un fugitif qu'il faut absolument attraper», a confié l'auteur il y a quelques jours, lors d'une entrevue téléphonique accordée au journal.
Trois ou quatre projets lui trottaient dans la tête, autant de pistes qui étaient susceptibles de justifier la publication d'un livre. Aux Fêtes, cependant, ces hypothèses ont été mises entre parenthèses au profit d'une nouvelle idée. Tout ceci parce qu'entre-temps, le pont Dubuc a été fermé à la circulation.
«Moi et ma blonde, on est arrivés à la fin de la crise, aux alentours du 23 décembre. Sans l'avoir vraiment vécue, j'en ai beaucoup entendu parler et j'ai vu les belles photographies prises sur le pont Sainte-Anne. Il y avait une ambiance spéciale et je veux intégrer ça dans le livre, au même titre que les grands froids. Je m'attends à ce que ça sorte à l'automne 2015», fait observer Samuel Archibald.
Une pièce à La Rubrique
Un autre projet qui attise la curiosité est la première pièce écrite par l'auteur originaire du Saguenay. Le titre, Saint-André-de-l'Épouvante, réfère évidemment au village du Lac-Saint-Jean. «On verra des gens ''pognés'' dans une tempête et qui se racontent des histoires de peurs», résume Samuel Archibald.
Ce spectacle sera présenté au cours de la saison 2015-2016 et ce qui est particulier, c'est que trois compagnies de théâtre uniront leurs forces pour lui prêter vie. Il y a le Théâtre La Rubrique de Jonquière, Le Théâtre PAP de Montréal et les Productions À tour de rôle, basées à Carleton-sur-Mer.
«Je veux qu'on joue du théâtre à faire peur et j'ai hâte de m'engager dans ce projet collectif, au lieu de travailler seul comme c'est mon habitude. On a l'intention de donner les premières représentations en région et s'ils sont fins, on ira ensuite à Montréal. On va faire un ''trip'' régionaliste», lance Samuel Archibald en riant.
L'ami des animaux
Ceux qui aiment les livres pour enfants sont plus chanceux que les amateurs de polars et de théâtre, puisque c'est cette année qu'apparaîtra le premier d'une série de quatre ou cinq albums destinés aux personnes de sept ans et plus. Mis en marché par Le Quartanier, ils auront pour titre Les aventures de Bill Bilodeau, l'ami des animaux.
«Ce sont mes deux filles, âgées de quatre et sept ans, qui m'ont mis cette idée en tête. Je leur raconte des aventures inspirées d'une personne d'Arvida qui aimait les animaux. Elle gardait ceux des autres. Elle s'intéressait aux renards et aux mouffettes», décrit Samuel Archibald.
La sélection des textes sera effectuée prochainement. On procédera ensuite au choix de l'illustrateur et de ce côté, rien n'est coulé dans le ciment. Peut-être que la même personne s'occupera de tous les livres. Peut-être aussi qu'on optera pour des signatures différentes.