Roger Belley suivra une thérapie pour ses problèmes de dépendance aux drogues.

Roger Belley en thérapie

Malgré les objections de la Couronne, Roger Belley a réussi à convaincre le juge qu'il a besoin de suivre une thérapie pour sa dépendance aux stupéfiants. Accusé de vol à l'étalage au Canadian Tire de Chicoutimi et d'un vol de voiture à la pointe du couteau, Belley passera les six prochains mois en thérapie fermée, à Bécancour.
Détenu depuis deux semaines, Roger Belley subissait son enquête caution, hier, devant le juge Pierre Simard. Son avocat, Me Charles Cantin, demandait à ce que son client soit libéré pour suivre une thérapie, en raison de problèmes de consommation de métamphétamines. Le procureur de la Couronne, Me Jean-Sébastien Lebel s'objectait à cette remise en liberté, doutant des réelles motivations de l'individu.
«Vous dites avoir des problèmes de drogue depuis des années et c'est seulement aujourd'hui que vous pensez à une thérapie, c'est assez curieux», a indiqué Me Lebel.
«Je ne savais même pas que ça existait! [les thérapies]", a rétorqué l'accusé, en soupirant. «Mais je suis stressé et je suis tout le temps seul. Ça va me faire du bien de parler à du monde», a ajouté Belley.
«Mais une thérapie, ce n'est pas une colonie de vacances. Permettez-moi de douter de votre motivation», a alors indiqué le procureur de la Couronne.
Malgré les interrogations de la Poursuite, le juge Pierre Simard a consenti à la demande de la défense, estimant que Roger Belley souffre visiblement de problèmes de consommation. En effet, lorsque questionné au sujet de ses antécédents judiciaires en matière de vol à l'étalage, Belley s'est montré confus. «Je ne me souviens pas vraiment», a-t-il déclaré.
Roger Belley reviendra devant le juge en sortant de sa thérapie.