Redémarrage: Pexal Tecalum attend le feu vert de la juge

La juge Sandra Bouchard, de la Cour supérieure, a pris en délibéré le dossier d'homologation de l'entente intervenue entre Pexal Tecalum, le syndic Fabien Tremblay et les créanciers, dernière étape avant le redémarrage de la production à l'usine d'extrusion almatoise.
En entrevue, Jean-François Harvey, porte-parole des actionnaires, a indiqué que, sans présumer de la décision de la juge, aucune contestation n'a été signifiée à la cour de la part des créanciers concernés par le règlement. Une lettre d'appui signée par la direction du Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'UQAC (CEE-UQAC), propriétaire de l'immeuble abritant l'usine, a même été remise à la cour en faveur du redémarrage. « Mon avocat semble optimiste que la juge rendra une décision favorable », a indiqué M. Harvey.
Ce dernier ajoute qu'il y a une certaine urgence à redémarrer les installations puisque le maintien en état de produire des installations coûte cher mensuellement, sans compter que depuis la semaine dernière, quatre employés sont rentrés au travail afin d'effectuer les travaux préparatoires.
En ce qui concerne la clientèle, M. Harvey n'affiche aucune inquiétude puisque 80 % des clients présents avant le placement de l'entreprise sous la Loi sur la faillite et l'insolvabilité sont encore présents. « Nous avons opéré cette usine pendant un an et demi. Il y a encore un potentiel à exploiter. J'espère la redémarrer progressivement pendant tout le mois de février. Nous avons de la production déjà au programme. Des commandes sont en attente et on croit que nous atteindrons la pleine production en mars. Notre objectif est d'atteindre le seuil de rentabilité le plus tôt possible ».
Une trentaine de personnes devraient alors retourner au travail.
Le retour à la production de Pexal Tecalum est appelé à survenir environ deux mois après que les créanciers aient accepté à 95 % la proposition présentée par le syndic.