Intitulée Qui es-tu?, cette oeuvre est tirée de l'exposition Moique le Saguenéen Gatien Moisan présentera à compter du 11 septembre, à Jonquière.

Quadruple vernissage

C'est jour de fête au Centre national d'exposition (CNE) de Jonquière. À 14h30, les amateurs d'art de la région, de même que les Amis du CNE, assisteront au lancement de la programmation 2014. Ils pourront également visiter les quatre premières expositions proposées sur le mont Jacob.
«Tout le monde peut venir et il s'agit d'une activité très courue. Elle dure deux heures et nous recevons de 150 à 200 personnes, rapporte la directrice générale Manon Guérin. Il y aura une partie protocolaire, pendant laquelle les artistes prendront la parole. Ensuite, on fera le tour des expositions.»
Avant même de pénétrer dans le Centre culturel, les visiteurs auront un aperçu de l'une des expositions, celle consacrée aux 30 ans du festival Jonquière en neige. En plus des photographies montrant des oeuvres réalisées sur le site de l'événement, on a invité l'artiste Roger Marchand à créer une sculpture devant le bâtiment.
À moins que Dame nature ne s'amuse aux dépens de cette oeuvre éphémère, elle sera visible jusqu'à la fin de l'exposition, prévue pour le 28 février. «Roger Marchand travaille dessus depuis dix jours, en compagnie de ses assistants. Même s'il fait froid, on couvre la sculpture pour la protéger du soleil», a indiqué Manon Guérin mardi, à l'occasion d'une entrevue accordée à Progrès-Dimanche.
Le Nigog revisité
L'un des bons coups du CNE, cette année, se rapporte à l'exposition Vers un renouveau artistique - Autour de la revue Le Nigog, 1918. Ouverte aujourd'hui, cette production du Musée national des beaux-arts du Québec effectue sa première sortie à Jonquière. Elle a pour mission de sortir de l'ombre un magazine d'art fondé en 1918, à Montréal.
Son tirage fut limité, mais cette publication aux accents modernistes a exercé une influence notable sur les artistes du Québec. Ceux qui croient qu'avant la Révolution tranquille il ne se passait rien chez nous en seront pour leurs frais. En plus de montrer des exemplaires du Nigog, ainsi que des photographies, l'exposition comprendra une quarantaine d'oeuvres conçues au début du 20e siècle.
«Ce sont des pièces d'une grande valeur, souligne Manon Guérin. On pourra voir un buste fait par Suzor-Côté, une aquarelle de Charles-Walter Simpson, ainsi que des tableaux d'Osias Leduc, Adrien Hébert, Clarence Gagnon et bien d'autres personnes. Ces oeuvres qui ont été rarement présentées dans la région vont surprendre les visiteurs.»
Les photos de MissPixels
Une autre exposition ouverte aujourd'hui, jusqu'au 31 mars, se situe aux antipodes de celle consacrée au Nigog. Dans Pixels Fossiles, on est en prise directe avec notre époque puisque l'artiste en cause, une Montréalaise qui se fait appeler MissPixels, ne travaille qu'avec son téléphone intelligent.
«Elle prend des clichés sans effectuer aucune retouche, ce qui est tendance. Nous avons reçu une trentaine de photographies et parmi les thèmes abordés, on remarque la ville, le voyage, un détail capté sur une fleur. Son traitement est très graphique. On remarque également une recherche d'équilibre en ce qui touche les formes et les couleurs», fait observer Manon Guérin.
Jamais le CNE n'avait abordé ce champ de pratique, mais il ne commence pas au bas de l'échelle, eu égard à la réputation de l'artiste. On la considère comme une figure majeure dans sa discipline, à l'échelle du Canada.
Trois femmes et des animaux
Toujours cet après-midi, les amateurs d'art pourront explorer l'univers d'Isabelle Demers, Amélie Laurence-Fortin et Fanny Mesnard, auteures d'une exposition intitulée Mon autre/Alter ego. Elles aussi ont recours au médium de la photographie, prétexte à toutes sortes de manipulations.
«Ce sont de jeunes artistes au parcours impressionnant. Elles seront présentes et procéderont à un accrochage collectif regroupant des dessins, des peintures et des sculptures. Dans chaque cas, le thème privilégié est la figuration animale», note la directrice générale du CNE, qui accueille cette exposition jusqu'au 6 avril.