Sans l'entrée en scène de la ferme Blackburn de Jonquière, il n'y aurait pas eu de produits maraîchers frais en vente aux Halles de la Zone portuaire cet été. Quant aux infrastructures du marché public, qui ont vu de bien meilleurs jours, le directeur général, Fabien Hovington, dit ignorer les intentions de la Ville.

Produits maraîchers: la ferme Blackburn prend le relais

La ferme Blackburn prend la relève de La Rouquine au marché public de la Zone portuaire de Chicoutimi. Depuis vendredi, les produits maraîchers et fromagers de l'entreprise agricole du chemin Saint-Benoît sont en montre.
Sans l'entrée en scène de la ferme Blackburn de Jonquière, il n'y aurait pas eu de produits maraîchers frais en vente aux Halles de la Zone portuaire cet été. Quant aux infrastructures du marché public, qui ont vu de bien meilleurs jours, le directeur général, Fabien Hovington, dit ignorer les intentions de la Ville.
Pendant plus de 20 ans, La Rouquine a occupé la section consacrée aux fruits et légumes aux Halles de Chicoutimi. L'entreprise familiale s'est toutefois retirée à l'aube de la présente saison estivale. Lors du passage du Progrès au Vieux-Port jeudi, le kiosque était désert. Une employée de la zone portuaire croisée sur les lieux a signifié que la ferme Blackburn prendrait le relais et que ses produits seraient disponibles dès le lendemain.
Le directeur général, Gilles Blackburn, a confié avoir été récemment approché par le directeur général de la Société de gestion de la zone portuaire, Fabien Hovington. Il souhaitait combler le vide puisqu'un marché public dépourvu de produits frais en pleine saison touristique ne représente pas une situation idéale.
« M. Hovington est venu me voir. Il m'a dit que je n'avais absolument rien à faire. C'est la zone portuaire qui va venir chercher les légumes à la ferme et qui va s'occuper du personnel et de la vente des produits. C'est la première fois qu'on déborde de Jonquière », a signifié Gilles Blackburn, dont l'entreprise détient un kiosque dans le rang Saint-Benoît, où les gens peuvent se procurer des produits frais sept jours sur sept. 
Questionné à ce sujet, Fabien Hovington a indiqué qu'il a fallu agir rapidement. 
« On n'était pas obligés d'avoir des fruits et légumes et j'aurais pu mettre deux fauteuils et du Wi-Fi à la place. Mais les gens en parlaient beaucoup et on voulait pouvoir offrir des produits frais. J'ai appelé plusieurs agriculteurs et il y en avait beaucoup qui n'étaient pas intéressés ou qui ne pouvaient pas. M. Blackburn était d'accord et j'ai conclu une entente discrétionnaire avec lui », fait valoir le directeur général.
Fabien Hovington convient que les Halles de la zone portuaire ont vu de meilleurs jours et qu'elles sont « fatiguées ». Il s'agit d'un dossier récurrent à la ville depuis plusieurs années. Il a été question, par le passé, de déménager le marché public au bas de la rue Racine, mais cette option semble avoir été écartée et le dossier est au point mort. Soupçonnant que des projets se trouvent dans les cartons de l'administration municipale, le directeur de la zone portuaire affirme qu'il n'est pas dans le secret des dieux et qu'il appartient à Saguenay, propriétaire des infrastructures, de statuer sur le sort du marché public. Fabien Hovington signale toutefois qu'un million de personnes circulent sur la zone portuaire chaque année et que les halles, si elles demeurent à cet endroit, bénéficieront assurément d'un achalandage fort intéressant.