Après un début chancelant, le lanceur gaucher René-Dave Pelchat s'est ressaisi pour réussir un match complet et enregistrer sa 6e victoire de la saison.

Pourtant si près du balayage

Les Voyageurs de Saguenay sont passés bien près de la perfection hier face aux Guerriers de Granby (19-17). Après une victoire de 5-3 en après-midi, le duel de soirée a pris fin avec un pointage de 3-2 pour les visiteurs et les buts remplis pour les locaux.
Il n'y avait toujours pas de retrait dans ce dernier tour au bâton, que Louis-Xavier Labrosse, le point égalisateur, était posté au troisième but. Il n'a toutefois jamais touché le marbre. Après un amorti de Pascal Grégoire pour faire avancer Frédéric Girard en position de marquer et un but sur balles intentionnel à Christopher Stanford, Vincent Knerr et Alexander Cruz-Diaz n'ont pu donner la victoire aux Jonquiérois. «Cruz-Diaz a frappé une solide flèche. Il faut donner le crédit au joueur de champ centre. Il trichait un peu et a effectué une bonne course pour capter la balle. Tout le monde pensait qu'elle tombait, mais il a sorti le gant à la dernière minute», a noté l'entraîneur-chef Robert Fatal, qui était moins satisfait de la présence de Vincent Knerr qui s'est élancé sur le premier tir, une rapide haute hors de la zone des prises, pour un ballon près du premier but.
«D'habitude, je "coache" tout le temps pour égaliser et aller chercher la victoire par après. Je voyais la victoire qui était pour arriver. J'étais convaincu qu'avec Stanford, Knerr et Cruz-Diaz, on était pour ramasser ça», a indiqué Fatal, qui ne fera probablement pas la même chose la prochaine fois dans la même situation.
Les locaux n'ont jamais mené dans cette rencontre. Ils tiraient de l'arrière 2-0, mais ont inscrit un point en deuxième et un autre en cinquième. Ils auraient pu prendre les devants en cinquième, mais la manche a pris fin lorsque la balle a frappé Frédéric Girard, qui a été déclaré retiré automatiquement. Philippe Langlois a frappé une longue balle pour le point victorieux en début de septième, aux dépens de Vincent Knerr qui n'a cédé que sept coups sûrs, lui qui a lancé tout le match.
Malgré cette défaite crève-coeur, Robert Fatal voyait des signes très encourageants contre une équipe qui devance les Voyageurs (14-19) au classement. «On a joué notre meilleure journée de baseball», a-t-il estimé sans hésitation.
«Ç'a été une excellente journée. On n'a commis aucune erreur et les lanceurs ont bien fait. On s'est placés pour que le "bat" nous fasse gagner. À partir de demain, dans la même situation, il va falloir que les équipes fassent face à Simon Landry», a-t-il poursuivi.
Dans le match inaugural, les Voyageurs ont appliqué une recette souvent gagnante au baseball avec une bonne performance du lanceur jumelée à de l'opportunisme. Les Guerriers ont profité d'un début de match chancelant de l'as René-Dave Pelchat pour se donner une priorité de 3-0. Impeccable jusqu'en troisième, son vis-à-vis Philippe Langlois a trébuché pour la première fois, concédant trois points. En cinquième, Alexander Cruz-Diaz a frappé le simple décisif pour faire marquer deux coéquipiers à la suite d'une erreur sur le relais.
Après la rencontre, Robert Fatal expliquait qu'en début de match, René-Dave Pelchat lançait un peu trop fort, ce qui causait une certaine imprécision. Les entraîneurs lui ont donc commandé des balles courbes plus rapidement qu'à l'habitude, ce qui a eu l'effet escompté et a ralenti sa vélocité. Pour Fatal, le vétéran de 22 ans lance comme un véritable numéro un dominant.
«À partir de la troisième manche, on voyait dans son langage corporel qu'il fermait la porte. Quand on a pris les devants en cinquième, il est devenu tout simplement intouchable», a-t-il analysé.
Dainsley@lequotidien.com