Mission accomplie pour PL Gravel qui, après deux ans, est prêt à lancer son premier album intitulé Sans s'poser de questions. Il renferme uniquement ses compositions qui ont été enregistrées dans la région.

PL Gravel de retour aux sources

Comme la rivière qui retrouve le cours de son lit, PL Gravel vient de créer un album qui le ramène à ses premières amours musicales.
Le Chicoutimien était adolescent lorsqu'il s'est fait la main sur des hymnes folk, grunge et pop le rapprochant tantôt des Beatles, tantôt de Nirvana. Après un détour vers le punk et le metal qui a coïncidé avec un séjour à Montréal, le voici qui propose ses chansons à lui, des compositions appartenant à un genre qu'il s'amuse à qualifier de franco-pop.
L'album a été réalisé par le chanteur et musicien, avec la complicité de Pascal Beaulieu. En plus de jouer de la pedal steel guitar, celui-ci a peaufiné le travail de son camarade, dont c'était la première expérience à la console. " On a été chercher une coche de plus ", se réjouit PL Gravel.
Il est particulièrement fier des harmonies vocales, dont la plupart ont été concoctées à partir de sa voix. Il n'y a que deux exceptions, soit l'intervention en solo d'Ève Dallaire sur Au fond de tes yeux, ainsi que le choeur d'enfants qu'on entend sur À l'eau la terre. C'est cette pièce qui met le point final au disque, qui a pour titre Sans s'poser de questions.
«Le texte parle de la pollution, de la terre qu'on est en train de perdre. Je trouvais ça important d'inclure un choeur d'enfants parce que c'est à eux qu'appartient l'avenir ", raconte PL Gravel. Dans une veine plus personnelle, le père de deux enfants a souhaité rendre hommage à son aînée, la petite Méliane. C'est à elle que s'adresse Au fond de tes yeux.
Un lancement couru
L'album renferme des chansons qui, dans le cas des plus anciennes, remontent à cinq ou six ans. Ce n'est pas un hasard si plusieurs d'entre elles évoquent soit l'éloignement, soit la solitude. L'auteur, qui est électricien dans la vraie vie, doit fréquemment s'exiler pour trouver du travail.
«C'est ce dont il est question dans Pour quelque temps. Je suis souvent loin de chez moi et j'aime écrire des choses qui collent à ce que je connais ", explique PL Gravel. Ces sorties ont aussi ralenti le processus de création de l'album, qui s'est étalé sur deux ans. Les musiciens qu'on y entend proviennent de la région et ont tricoté des trames riches, du genre qu'on a le goût de réécouter.
«J'ai voulu obtenir des textures rockabilly et country, avec beaucoup de guitares sèches. J'ai aussi des refrains accrocheurs ", fait valoir l'artiste. En attendant la vente des premiers exemplaires le 8 février, au magasin Archambault de Chicoutimi, de même que sur internet (pour ce faire, on passe par l'adresse www.plgravel.com), on peut écouter Le grand gourou, un extrait diffusé à la radio.
Ayant beaucoup chanté dans la région, notamment lors de la Bourse Objectif Scène, PL Gravel a créé une bonne impression qui explique l'engouement que suscite le lancement prévu pour le 7 février à 21 h, au Sous-Bois de Chicoutimi. Jeudi, il ne restait qu'une dizaine de billets à 15 $ l'unité, sur près de 130.
Le disque sera livré intégralement, avec le concours de plusieurs des musiciens qui l'ont enregistré. Ce sera le point de départ d'une tournée régionale qui commence à se mettre en place. On peut déjà confirmer le rendez-vous du 22 février, à la microbrasserie Le Coureur des bois de Dolbeau-Mistassini.
Sans rêver de faire carrière dans la chanson, le jeune trentenaire souhaite que son premier opus génère des retombées qui dépasseront les contours de la région. Une entreprise de Québec s'occupe de ses relations de presse et du " booking ", ce qui laisse entrevoir quelques sorties dans ce coin-là, parallèlement au Saguenay-Lac-Saint-Jean.