La stérilité féminine est une résultante pouvant survenir à la suite de complications des infections transmises sexuellement.

Personne n'est à l'abri des ITSS

CHRONIQUE / Les infections transmises sexuellement et par le sang : ce sujet tabou qui concerne tout le monde sauf vous peut-être, qui est, de par votre situation conjugale, votre niveau d'éducation, votre âge, votre orientation sexuelle, bien au-dessus du risque de se voir contaminer par l'une de celles-ci, du moins selon vos convictions. Une erreur...
« Voyons donc Myriam ! Lâche-moi avec ces maladies du sexe que seuls les jeunes contractent puisqu'ils sont insouciants, constamment en train de coucher à gauche et à droite, n'ont rien appris à l'école sur la sexualité, confondent amour et biens consommables, blablabla. Pas de danger ! »
Balivernes que toutes ces idées préconçues face à une population cible vous accordant patte blanche. Oui, les chiffres démontrent certainement une problématique réelle chez cette dernière, mais, le saviez-vous que vous pouvez possiblement en attraper aussi, des ITSS ? Histoire de ne rien oublier, voici un petit rappel sur ces dernières dont l'Organisation mondiale de la Santé se fait le devoir de vous informer, année après année. Puisqu'une aventure, infidélité, rencontre d'un soir, coup de foudre, et j'en passe, sont si vite arrivés, voyons-y.
Les rapports sexuels représentent certainement la principale voie de transmission des ITSS. Qui dit rapports sexuels ne dit pas d'emblée une relation sexuelle telle qu'on nous la propose dans les comédies romantiques. On ratisse nettement plus largement. On parle ici aussi d'amour oral, de relations anales, mais aussi de contacts des organes génitaux sans pour autant vivre une relation dite complète.
Une chlamydia dans le fond de la gorge, un herpès génital à la suite d'un simple frottage, un VPH anal, chez monsieur à part de ça, en voilà des réalités possibles. Pourtant, personne n'a encore fait l'amour tel qu'on le conçoit !
Exit symptômes, il est fort probable de rater le train si vous attendez la présence de bobos dignes des pires clichés du net pour savoir si oui ou non infection il y a. « Si j'avais quelque chose, je le saurais, ça fait 6 mois que j'ai eu mon aventure ! » Voilà une phrase assez commune qu'entendent les professionnels de la santé. Pourtant, le premier signe peut se manifester des mois, voire des années post contamination et être l'une des complications importantes.
Le virus du papillome humain (VPH), pas juste une histoire de femme ! Bien qu'on le qualifie d'ITSS ayant le plus grand potentiel de décès féminin dû, entre autres, au cancer du col de l'utérus dont il est souvent responsable, il peut aussi sévir au niveau du pénis et de l'anus. Heureusement, la vaccination constitue une excellente façon de le prévenir ! Puisqu'on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, toutes et tous devraient l'envisager, même s'ils se pensent stables. Des femmes mariées avec des ITSS-surprises, j'en vois tous les jours ma p'tite fille... me disait mon vieux gynécologue montréalais. Merci du renseignement !
La stérilité féminine est une résultante pouvant survenir à la suite de complications des infections transmises sexuellement. Une chlamydia non soignée, ignorée ou simplement non avisée risque d'engendrer d'importantes lésions aux trompes de Fallope chez 10 à 40 % des femmes. Conséquences pouvant être irrémédiables sur la fonction reproductive.
Comme quoi une personne avisée en vaut deux, n'est-ce pas ? Ne reste qu'à faire ce qu'il faut. Rien ne sert de miser le tout pour le tout sur le contrôle de soi ou encore l'abstinence. Comme le gâteau au chocolat les soirs de régime sec, ces derniers sont garants de toute tentation !
L'usage du condom en tout temps, pour tous et avec tous, jaser risques entre amants, consultations médicales régulières aux fins de dépistage et dévoilement du diagnostic d'ITSS aux anciens partenaires, voici les gestes à poser quand on est un adulte responsable.
Pour le reste, bonne chance !