Robert Perron

Perron reconnaît ses fautes

Détenu depuis le 23 avril 2013, Robert Perron reconnaît aujourd'hui avoir leurré sexuellement deux adolescentes et en avoir agressé deux autres, qu'il a rémunérées entre 2011 et  2013 pour obtenir des relations complètes.
Le prédateur sexuel de 32 ans avait envisagé, pendant sa détention, la possibilité de contester la constitutionnalité des dispositions du Code criminel qui interdisent à un accusé de plaider le consentement d'une victime de moins de 16 ans.
Perron a communiqué par ordinateur avec les quatre adolescentes et en a convaincu deux d'avoir des relations sexuelles avec lui.  Dans un cas, le résident de la région de Québec s'est déplacé dans un hôtel d'Alma où il a versé 500 $ pour obtenir plusieurs relations complètes et une fellation.
Dans un deuxième cas, il a cueilli une adolescente à la porte d'un centre de la jeunesse et a eu une relation sexuelle complète, une fallation et une sodomie dans son véhicule automobile alors qu'elle n'avait que 14 ans. Il a obtenu d'autres relations sexuelles quelques années plus tard contre rémunération.
Perron a plaidé coupable à un total de 12 chefs en y incluant des bris d'ordonnance pour avoir communiqué deux fois avec son ex-conjointe et deux possessions de petites quantités de cannabis.
Évaluation
Le juge Pierre Lortie de la Cour du Québec a ordonné une évaluation sexologique et un rapport présentenciel qui nécessiteront plusieurs mois, en prévision des relations sur sentence dont la date reste à être fixée.
La représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Mélanie Paré, a rappelé que la preuve est documentée par plusieurs enquêtes sur remise en liberté qui ont toutes conclu à sa détention.  Me Paré veut une évaluation sexuelle du prédateur ainsi qu'un rapport présentenciel du service de probation pour mieux comprendre ce qu'elle sait de lui.
«Monsieur a une attirance pour les adolescentes.  Sa fille est jeune, mais un jour elle sera adolescente et cela, ça m'inquiète beaucoup» a indiqué l'avocate.
«Il a eu 6757 conversations avec des femmes dont 279 avec plusieurs adolescentes.  Il ne comprend pas que c'est criminel; il est habile, très intelligent et est capable de convaincre les petites filles qui veulent être désirées.»
Elle entend demander une peine de pénitencier.
Défense
L'avocat de la défense, Me Louis Bélliard, s'est opposé à une nouvelle évaluation psychologique pour que le tribunal se limite aux conclusions d'un psychologue embauché par la défense l'an dernier pour obtenir un rapport concluant à des risques faibles de récidive.  Le DPCP a noté que le psychologue n'avait pas vu le preuve de la Couronne avant de rédiger ses conclusions.
Me Bélliard fait entendre son client sur ses motivations et demandera à entendre son frère et un ami sur ses habitutes de vie.