Hélène Jayet, de Freelens en France, s'est déplacée à Saguenay pour la soirée de projections Nouvelles Écritures.

Onze courts métrages de photos

Vendredi soir, 11 courts métrages multimédia seront projetés au Théâtre Banque Nationale dans le cadre de Zoom Photo Festival Saguenay. Une sélection d'oeuvres alliant photos, sons, vidéos et animations, choisies par un jury réparti sur deux continents.
La soirée de projection est rendue possible grâce à Nouvelles Écritures, un nouveau concours international organisé par Zoom en collaboration avec l'association française de photographes Freelens.
Une centaine de propositions de courts métrages ont été reçues de partout dans le monde.
Un jury composé de membres répartis dans trois pays a visionné les oeuvres.
Dans la région, le directeur du Zoom Photo Festival de Saguenay, Michel Tremblay, la directrice du festival Regard sur le court métrage Mélissa Bouchard ainsi que Philippe Belley, directeur des Films de la Baie, se sont attelés à la tâche.
Les autres membres du jury proviennent notamment du Festival Transizioni de Bologne en Italie, de magazines français et de FreeLens.
Ils ont sélectionné un lauréat, qui recevra une bourse de 1400$ le soir de la projection. C'est Adrien Selbert, qui propose Srebrenica, nuit à nuit, le résultat de ce qu'il décrit comme une «errance nocturne» avec la jeunesse d'une ville de Bosnie-Herzégovine, 10 ans après le massacre de Srebrenica, qui a retenu l'attention du jury.
«J'ai d'abord cru que la photo était la forme la plus appropriée. Finalement, c'est devenu un film de photos avec son. C'était la forme la plus juste», estime le réalisateur qui fait de la photo depuis un an.
Le court métrage gagnant et les 10 coups de coeur du jury seront présentés au TBN, mais aussi à Bologne à la fin du mois de novembre.
Le film In Guns We Trust de Nicolas Lévesque fait partie de la sélection.
Hélène Jayet, vice-présidente de Freelens en France, s'est déplacée à Saguenay pour l'occasion. Une des missions de l'association qui accompagne les photographes consiste à tisser des liens entre photographes. «C'est une occasion de découvrir les photographes d'ici. On ne connaît pas le tissu photographique du Québec et du Canada», souligne celle qui offrira une conférence autour du photojournalisme.
«Il y a un travail de ponts à créer. On espère partager notre expérience pour donner envie aux photographes d'ici de créer des liens. C'est important d'être soudés, c'est un métier très individualiste, très égocentrique.»