La mine de Niobec à Saint-Honoré

Niobec: trois séances de négos prévues

Trois séances de négociations sont prévues mercredi, jeudi et vendredi entre la direction de Niobec et les représentants du syndicat des quelque 280 travailleurs, affiliés à Unifor, dont la convention collective vient à échéance lundi prochain.
C'est ce qu'a révélé Philippe Campeau, surintendant aux ressources humaines à la mine de niobium de Saint-Honoré, lundi lors d'un entretien téléphonique.
« Il y a des rencontres prévues mercredi, jeudi et vendredi. On a avancé sur des points et il reste des points à régler. Ça se peut qu'on s'entende avant la fin de semaine, mais ça peut dépasser aussi. Il y a une clause qui dit que les conditions de travail se poursuivent. Le 31 avril, ce n'est pas une date butoir de notre côté », a-t-il annoncé, se disant assez optimiste quant à la conclusion d'une entente.
Le dirigeant a refusé de laisser planer un doute sur les intentions de l'employeur. « Le lock-out, on ne parle pas de ça. Il faudrait vraiment que l'opération soit mise en péril. Il faudrait qu'il y ait des gestes répréhensibles », a-t-il indiqué.
« Une attaque »
Il n'a pas été possible de parler au président de la Section locale 666 - Unité des travailleurs de Niobec (Unifor) qui représente les employés. Le Quotidien a toutefois obtenu une communication qui a été transmise aux employés mardi.
« Aujourd'hui, Magris (NDLR : le nouveau propriétaire depuis octobre 2014) attaque drastiquement cette convention et nous ne pouvons reculer sur aucun point, surtout en période de grande profitabilité », indique le document syndical interne.
Le comité de négociation dénonce des demandes syndicales en ce qui a trait à la taille de l'effectif syndical, à certains horaires et l'accès aux postes affichés. « La compagnie veut que, pour le département sous terre, seuls les mineurs d'entretien dans le département pourront appliquer sur un poste temporaire (de plus de deux mois), ce qui empêchera l'accès au poste temporaire sous terre pour tous les autres employés de Niobec. De plus, la compagnie nous attaque sur la formation des équipes par ancienneté, ce qui produirait un préjudice pour l'attribution des vacances, et sur tous les avantages que notre ancienneté nous procure », est-il dénoncé dans le document.
Selon ce qui a été transmis aux employés, les demandes monétaires n'avaient toujours pas été déposées en date du 18 avril dernier.
La prochaine négociation sera celle des employés cols blancs dont la convention se termine le 31 juillet. La cinquantaine de membres est représentée par la CSN.
Magris a fait l'acquisition de la mine de Niobium de Saint-Honoré en octobre 2014 pour la somme de 500 millions de dollars. Un imposant projet d'expansion a été abandonné par le nouveau propriétaire en mars 2015. Le projet devait permettre de multiplier la production par trois.