L'entraîneur Michel Desgagné a prodigué de précieux conseils aux jeunes boxeurs.

Michel Desgagné partage son expérience

(Louis Laflamme, La Pige) - Les athlètes en boxe de la délégation du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont pu compter sur les précieux conseils de l'entraîneur Michel Desgagné, qui compte plus de 50 ans d'expérience dans le domaine.
Un de ses protégés, le boxeur Charles-Antoine Bergeron, s'est incliné vendredi en finale face au représentant de la Mauricie, Jordan Gélinas. Malgré la déception, Desgagné a vu du positif dans la prestation du jeune Saguenéen, qu'il continuera d'avoir sous son aile par l'entremise du programme Sport-études. Desgagné rêve de voir un de ses protégés un jour fouler le ring aux Olympiques. Peut-être que le jeune Bergeron saura réaliser les espoirs de son entraîneur. 
Bien qu'incertain sur son nombre de participations aux Jeux (trois ou quatre), Michel Desgagné est pleinement satisfait de son expérience à Alma. Il attribue la réussite de l'évènement à «la belle gang, la bonne structure et l'excellent aménagement des sites».  
Une belle relève
«La région compte sur une belle relève. C'est sans gêne que je peux dire que l'avenir de la boxe au Saguenay est prometteur, malgré quelques aspects qui peuvent nuire à la visibilité du sport», admet celui qui avait le rôle d'accompagnateur d'athlètes sur le ring, Michel Desgagné.  
Écartant de lui l'envie de se lancer des fleurs, Michel Desgagné explique les succès de la région en boxe passent par l'encadrement et l'évolution des combattants dès leur jeune âge. En effet, le président et fondateur du club de boxe de Chicoutimi entraîne des groupes de jeunes âgés entre 9 et 16 ans. Plusieurs athlètes d'envergure sont des produits de ce club (qui fête ses 45 ans cette année). Entre autres, le boxeur professionnel Francy Ntetu, qui montre une fiche de 17 victoires et une défaite chez les pros, a marqué le parcours de l'entraîneur. Un parcours qui a fait de lui un entraîneur de renom aux niveaux provincial et national. 
Selon lui, la boxe régionale pourrait bénéficier d'un plus grand appui et d'une meilleure reconnaissance. Il admet que la baisse de la couverture médiatique du sport et la difficulté d'affilier des médecins aux clubs de combat plombent la visibilité de la boxe au Saguenay.  
Malgré ses 68 ans, Michel Desgagné demeure un passionné. «Disons que dès mon jeune âge, à l'école technique de Chicoutimi, ce sport était dédié pour moi», s'exclame-t-il, ne pouvant cacher un rire évocateur.