Cette oeuvre de Jamie McCartney représente la vulve, sous toutes ses formes.

Mesdames, aimez votre vulve

CHRONIQUE / Je l'ai encore vu passer sur mon mur Facebook. Cette toile, ce tableau, en fait ce panneau me servant d'outil didactique plus souvent qu'autrement. Je parle bien sûr de cette oeuvre d'art de Jamie McCartney représentant 400 vulves. Des centaines et des centaines d'organes génitaux externes faites de plâtre couvrant une étendue remarquable de diversité corporelle au niveau de l'entrejambe! Petits, généreux, extra ou intravertis, tout en longueur, en détails ou en fioritures, il y en a pour tous les goûts, mais surtout, à l'image de l'appareillage de toutes femmes!
Pourquoi vous parlez de ceci? Parce que le saviez-vous qu'il y a de ces membres de la gent féminine qui sont complexées de leur vulve? Absolument! Elles n'ont pas appris à l'aimer, ce qui est bien malencontreux. Peut-être êtes-vous de celles détestant « ses parties » au point de les trouver laides, possiblement même dégoutantes. Parlons aujourd'hui de ce manque d'amour envers son propre « sexe ».
La vulve normale
Quand bien même que je la définirais, je serais possiblement à mille lieux de la vôtre, mesdames, puisqu'il y a autant de vulves qu'il y a de femmes, comme pour le reste de votre anatomie!
En ratissant large, je me lancerai en vous précisant qu'elle se doit d'être munie d'un mont de Vénus, de grandes et de petites lèvres, d'un clitoris, d'un vestibule et d'une entrée vaginale, voilà tout! Pour le reste, libre à vous de l'imaginer.
Le hic
Coloration, longueur et dimension. Voici où le bât blesse. Certaines se plaignent d'avoir l'appareillage féminin trop foncé, trop rougeâtre ou encore tirant sur le mauve. Ensuite viennent les lèvres, les fameuses petites lèvres. Quand elles se présentent plus longues que les grandes ou encore frisottées, telle une infirmité, quelques-unes peuvent voir ce dépassement telle une malformation. Finalement la dimension; trop enflée, trop généreuse, trop charnue, trop trop trop que sont les organes génitaux.
Poils et porno
À l'image du poids, de l'apparence physique générale et de critères de beauté sélectifs, sachez que les organes génitaux externes sont également restreints à un modèle bien précis. Je parle certainement de cette chatte suggérée encore et encore pornographiquement parlant dans les magazines, films, vidéos, Net. Quasi tous présentent aux détails près, le même type d'instrumentation féminin, et ce, en plans souvent gargantuesques. Exit toute interprétation, voire même imagination, c'est diminuée de pilosité que la vulve est représentée, après possiblement une séance de Photoshop ou encore de bistouri. Qu'on se le dise.
Impact
Bien évidemment que ce manque de latitude en amène d'aucune à reconsidérer leur propre entrecuisse et, possiblement à le considérer, à tort, malheureusement « atypique ». Complexes, idées fixes, abaissement de l'estime personnelle, évitement, isolement sexuel, chirurgies dans une visée esthétique, voici ce à quoi peut référer la relation que ces dernières entretiennent à l'égard de leur génitalité. Relation malsaine, vous l'aurez bien compris.
Aimer sa vulve!
À l'image d'un regroupement féminin européen, mesdames, refusez officiellement cette dictature de cette dernière en la laissant être ce qu'elle est, soit un organe assurément normal, peu importe son apparence.
La parution de vulve dite standard, sans retouche, sans artifice, camouflé ici et là d'une petite ou encore grosse toison, telle que le présente l'oeuvre mentionnée plus haut, aidera certainement à promouvoir toute diversité vulvaire!
Pour le reste, comme à l'image de chacune des parties de votre anatomie, aimez là! Vous en serez la plus grande gagnante!