L'entraîneur-chef des Voyageurs de Saguenay, Martin Pouliot, n'était pas d'humeur à rire après la défaite des siens 3-0 aux mains des Alouettes de Charlesbourg. Mais ce n'est pas tant la défaite que l'attitude de ses troupes qui l'a fait sortir de ses gonds après la rencontre. Il s'attend à ce que ses joueurs se redressent et manifestent au moins un désir de vaincre.

Martin Pouliot pique une colère

Tout est dans la manière... Les Voyageurs de Saguenay ont été blanchis 3-0 par les Alouettes de Charlesbourg, mercredi, au Stade Richard-Desmeules, mais ce n'est pas tant le pointage que l'attitude des joueurs qui a mis en colère l'entraîneur-chef Martin Pouliot. Ce dernier leur a passé tout un savon après la rencontre dans l'espoir que ses troupes montrent enfin un réel désir de vaincre.
Avec dix matchs à jouer en saison régulière, les Voyageurs présentent une fiche de 11 victoires, 22 défaites. Et en fin de semaine, ils disputeront deux doubles consécutifs sur la route, le premier samedi contre Longueuil et le second dimanche, contre Coaticook. Mercredi, Martin Pouliot a invité ses joueurs à profiter des prochains jours pour faire un examen de conscience et à cesser de chercher des excuses.
L'entraîneur-chef n'a pas mâché ses mots pour leur faire comprendre qu'il souhaitait voir plus de joueurs affamés de victoires, agressifs au bâton et sur les sentiers au lieu de l'attitude défaitiste qu'il a pu constater chez de trop nombreux porte-couleurs jonquiérois mercredi soir. À ses yeux, il semble y avoir beaucoup plus de figurants qui semblent se contenter de la médiocrité que de joueurs désireux de gagner et de prendre les moyens pour y parvenir. Il s'étonne qu'en deux ans, un seul joueur soit venu le rencontrer dans son bureau pour lui demander pourquoi il n'était pas utilisé davantage et ce qu'il devrait améliorer pour être dans l'action plutôt que sur le banc. « Si j'avais leur âge, je m'arrangerais pour jouer au baseball, pas jouer sur le banc ! Je suis d'accord que ce n'est pas à ce moment-ci de l'année que l'on doit répéter ça, mais ils avaient peut-être besoin d'un coup de pied au derrière et ils l'ont eu ! », lance-t-il, exaspéré, en insistant que c'est leur physionomie et leur attitude de perdants, de battus d'avance qui le choque.
Les deux équipes ont d'ailleurs laissé plusieurs coureurs sur les sentiers durant cette rencontre, soit 13 pour les Voyageurs et 11 pour les Alouettes.
Ce n'est pas la première fois que le pilote des Voyageurs leur passe le message, mais dans ce dernier droit de la saison régulière, il souhaite que ses troupes démontrent un peu de fierté et qu'ils accèdent aux séries « parce qu'on l'a mérité et non parce qu'une autre équipe aura perdu ».
Cela dit, les Voyageurs auraient pu rivaliser mieux contre les Alouettes. Les Jonquiérois ont cependant mal amorcé la rencontre en concédant deux circuits en solo en première et en deuxième manche, oeuvres de Félix Pelletier et de Olivier Dionne. La défaite a été portée à la fiche du lanceur partant, Jean-Michel Tremblay (1-5) qui a été relevé après deux manches. Mais c'était prévu que les artilleurs ne lanceraient que deux manches chacun en raison du programme chargé du week-end, a précisé Martin Pouliot.
Le seul autre point des visiteurs a été marqué en début de cinquième sur un double de Samuel Sirois-Paradis qui a permis à Jean-Philippe Chagnon de croiser le marbre. Ce dernier avait joué de chance lorsque le voltigeur de gauche a échappé la balle. Les Voyageurs ont ensuite donné espoir à leurs partisans jusqu'à la toute fin, alors que les buts étaient remplis en sixième et septième manches. Malheureusement, ils ont manqué d'opportunisme à leurs deux dernières présences au bâton, de sorte que les points escomptés ne se sont pas concrétisés. Les deux équipes ont d'ailleurs laissé plusieurs coureurs sur les sentiers durant cette rencontre, soit 13 pour les Voyageurs et 11 pour les Alouettes. Au bâton, les visiteurs ont frappé 9 coups sûrs et les Voyageurs, 7.