Petit-Saguenay.

L'indice de vitalité économique fait encore reculer Petit-Saguenay

La municipalité de Petit-Saguenay recule encore sur le classement des localités en fonction de l'indice de vitalité économique. « On est en queue de peloton, ce n'est pas la meilleure nouvelle qu'on pouvait avoir », déplore l'agent de développement local de Petit-Saguenay, Philôme La France.
Reléguée au 1036e rang sur un total de 1098 localités, la municipalité se trouvait en 991e position il y a cinq ans. L'indice de vitalité économique se base sur trois indicateurs principaux : l'évolution de la population sur cinq ans, le taux de travail et le revenu total médian par habitant. Petit-Saguenay est en constant déclin démographique depuis maintenant 50 ans et se classe donc parmi les municipalités dévitalisées depuis 2007. « Le développement de Petit-Saguenay s'est fait autour de l'industrie forestière, mais tout ça a évolué. Le processus s'est beaucoup automatisé et on a été beaucoup touchés dans les dernières décennies, ce qui explique en partie notre déclin », a constaté M. La France lorsque constaté par téléphone par Le Quotidien.
De nombreuses familles ont migré vers la ville il y a quelques années et la municipalité essuie maintenant un contrecoup de ces déplacements de population. L'absence de naissances et de nombreux décès entraînent un vieillissement accru de la population. « Malgré tout, on assiste à une hausse du taux de travailleurs année après année, on s'est beaucoup améliorés à cet égard-là », précise tout de même Philôme La France.
Contrer la dévitalisation
Depuis 2008, la Démarche de revitalisation Petit-Saguenay 2010-2020 veille à la restructuration de la municipalité autour de trois axes : le tourisme, la qualité de vie et le développement économique. Même si Petit-Saguenay est en queue de peloton depuis plusieurs années, l'agent de développement local assure que cette chute n'aura pas d'influence sur le plan initial. « On a eu des coupes budgétaires importantes, la municipalité a beaucoup moins de moyens qu'avant pour les différents projets, c'est certain. La municipalité doit financer entre 10 % et 50 % les nouveaux projets proposés, mais l'agent de développement affirme qu'il est de plus en plus compliqué d'apporter une contribution financière depuis les récents changements.
L'entrepreneuriat sauve la mise
Petit-Saguenay compte plusieurs entreprises avec un fort potentiel de croissance, ce qui est atout majeur pour la municipalité. « Désormais, on mise beaucoup sur le développement d'entreprises. On pense qu'on est capable d'augmenter le nombre d'emplois et aussi d'améliorer leur qualité », fait valoir Philôme La France. Le démarrage de nouvelles entreprises s'impose également comme l'une des clefs de la réussite. Avant, la logique de revitalisation s'articulait autour de projets d'infrastructures publiques et communautaires, alors qu'elle est désormais axée sur l'appui des entreprises privées. Cependant, un tel soutien aux entreprises est impossible sans une aide financière provenant de l'extérieur. « On ne se laisse pas abattre, mais on ne peut pas s'en sortir seuls. On va aller chercher un financement des gouvernements provincial et fédéral. On se tourne aussi vers la MRC du Fjord », conclut Philôme La France.