Antoine Roussel

L'indestructible Gaulois

Le fougueux Antoine Roussel se considère chanceux d'avoir signé un contrat de quatre ans d'une valeur totale de 8 millions$ avec les Stars de Dallas. «Je me présenterai à Dallas le couteau entre les dents avec l'objectif de m'améliorer saison après saison» a-t-il confié au confrère Serge Émond.
Ce cadeau qui lui tombe du firmament de Ligue nationale, il le mérite amplement. Ce Québécois d'adoption natif de Roubaix n'a pas suivi le parcours habituel qui conduit à ce rassemblement de l'élite mondiale du hockey professionnel. Quand ses parents immigrent au pays pour s'installer à Mont-Tremblant, Antoine n'a que 15 ans.
Rapide et déterminé
Il sera toujours reconnaissant à Richard Martel d'avoir perçu ses aptitudes exceptionnelles alors qu'il faisait l'apprentissage du hockey nord-américain avec les Riverains du Collège Charles-Lemoyne de la Ligue de hockey midget AAA. Dès ses premières présences sur la glace du Centre Georges-Vézina, il étonna agréablement les partisans par sa rapidité, sa détermination et sa robustesse.
Durant ses quatre saisons avec les Saguenéens, il a maintenu son rythme endiablé. Même s'il n'avait pas le sens du buteur naturel, Roussel a marqué 24 buts et fourni 23 assistances à sa dernière saison dans la LHJMQ, en 2009-2010. Il a fait par la suite un long et laborieux apprentissage de six ans dans les ligues mineures du hockey professionnel américain et chez les Stars de Dallas avant de mériter son laissez-passer pour entrer dans la confrérie des millionnaires de notre sport national.
Antoine Roussel était membre de la puissante équipe que la stratégie de Patrick Roy a démolie un certain Samedi Saint du 22 mars 2008. Au terme de sa dernière saison chez les Saguenéens, dans les séries éliminatoires d'avril 2010, le capitaine Antoine Roussel avait mené la troupe jusqu'à la limite. Les Bleus s'inclinèrent en prolongation devant l'Océanic de Rimouski.
Son départ fut le prélude de quatre campagnes difficiles. Mais le vent de la victoire devrait à nouveau souffler à l'avantage de la formation régionale au cours des prochaines saisons. Antoine Roussel s'en réjouira sans doute. Souhaitons à cet indestructible Gaulois une fructueuse carrière chez les plus grands du hockey professionnel.
Pettersen, le Viking
Ma réflexion sur le Boulodrome emporté dans la démolition du Village de sécurité routière de Chicoutimi-Nord a déclenché une petite tempête dans le fleuve sans fin aux odeurs multiples de Facebook.
Le conseiller Marc Pettersen, le vaillant croisé de toutes les causes, en a profité pour énumérer ses initiatives et notamment la pétition de quelque 29 000 signatures pour la construction d'un nouveau pont à la hauteur de Saint-Jean-Eudes. Tout le monde sait que ce fier descendant Viking pourrait faire un pèlerinage, à genoux, jusqu'à la statue de la Vierge au Cap Trinité pour attirer l'attention de nos gouvernements sur nos problèmes collectifs ou mobiliser ses partisans.
Mais il n'a pas répondu à une question pourtant simple: quand Saguenay reconstruira-t-elle le Boulodrome de Chicoutimi-Nord? Les pétanquistes majoritairement membres de la FADOQ veulent continuer de se maintenir en forme en pratiquant leur sport favori durant notre interminable hiver. Des sommes énormes sont consacrées aux infrastructures de sports et loisirs. Pourquoi les aînés n'auraient-ils pas droit aux miettes qui tombent de la table des maîtres?
Ignorer leur demande, ce serait pratiquer l'âgisme, ce mal que Robert associe à de «la discrimination envers toute personne âgée». L'écrivain Jérôme Pelussier y perçoit même «une forme de racisme des plus invisibles d'une part et des mieux tolérées d'autre part.»
Les Arvidiens de Saint-Philippe ont réalisé le modèle idéal: des périmètres extérieurs pour jouer en plein air tout près d'un boulodrome qui offre l'abri et les espaces appropriés dès que le mauvais temps ou le froid se manifeste.