Joan Simard proposera une conférence, le 8 mars, au Montagnais.

L'impact de l'austérité pour les femmes

CHRONIQUE ÉGLISE/ Cette année, le thème de la Journée des femmes, célébrée le 8 mars, est «L'égalité sans limites». Pour aller dans le sens du sujet, le comité condition des femmes et du partenariat de l'Église qui est au Saguenay-Lac-Saint-Jean, offre l'opportunité de venir entendre Mme Joan Simard, bachelière en développement régional et détentrice d'une maîtrise en administration publique, lors d'un brunch. L'événement se tiendra le mercredi 8 mars, de 9 h 00 à 11 h 30, à l'Hôtel Le Montagnais de Chicoutimi, salle La Montagnaise.
Les thèmes abordés par Mme Simard seront  l'évolution de la femme dans la société, l'égalité entre les femmes et les peuples, les mesures d'austérité, dont les coupes dans les services publics.
D'entrée de jeu, j'ai hâte de vivre ce rendez-vous annuel. Tous les rassemblements, au cours des dernières saisons, montrent bien que les coupures font très mal à une grande partie de la population et particulièrement aux femmes. Cette ère d'austérité du gouvernement, pour atteindre l'équilibre budgétaire, affecte tous les services publics et inévitablement crée un climat d'insécurité.
Ces refontes majeures étiolent le filet social durement gagné au fil des dernières décennies. Le changement de cap néolibéral détruit considérablement le modèle québécois orienté vers un projet de société démocratique. Cette idéologie grappille toujours plus l'accessibilité universelle des services en santé, en éducation et dans les services sociaux. Qui fait les frais de ces coupures ? Particulièrement les femmes, étant donné qu'elles travaillent majoritairement dans les emplois de services (santé, éducation, communautaire, restaurant, coiffure, magasin, ect.).
Il va sans dire que ces visées désavantagent les plus vulnérables et renforcent les rapports de pouvoir des plus nantis. Parce que les femmes représentent la moitié de la population mondiale, fournissent encore 67 % des heures de travail, ne gagnent que 10 % du revenu mondial et ne possèdent qu'un pourcent (1 %) de ce dernier, il est juste de s'indigner. Cependant, il nous faut surtout maintenir les actions concrètes contre l'injustice ambiante.
Comme femme chrétienne et engagée dans l'Église, il s'impose à moi un devoir de résistance et de solidarité avec les revendications des mouvements sociaux. La redistribution équitable des biens dépasse la charité optionnelle. C'est un devoir de justice, d'équité et de bienveillance pour l'ensemble de l'humanité. Même après 35 ans de connivence féministe, je me sens tout autant interpellée à poursuivre l'engagement légué par ces femmes allumées et audacieuses qu'ont été ces religieuses et femmes laïques dans la mise sur pied des premiers réseaux de santé, d'assistance sociale et d'éducation.
Mon souhait pour ce 8 mars 2017 rejoint celui d'Asmaa Ibnouzahir. Que l'égalité ne se limite pas dans des projets, de beaux discours, mais davantage dans « un dialogue serein, généreux et empathique entre les personnes soucieuses de la justice et de la paix sociale ».
Joyeux et lumineux 8 mars 2017 !
Jocelyne Simard, équipe diocésaine de pastorale