Le vice-président aux projets chez Métaux BlackRock, Patrice Beaudry, a expliqué que les paramètres économiques sont intéressants pour le projet 600 M$.

L'étude d'impact de Métaux BlackRock transmise au ministère

La Société minière privée BlackRock tenait une soirée portes ouvertes mercredi, à La Baie. Les citoyens pouvaient ainsi en apprendre plus sur le projet d'usine de seconde transformation de concentré de fer en fonte brute et ferrovanadium, un projet de 600 M $ sur le chemin du quai Marcel-Dionne.
La firme de génie-conseil WSP a réalisé l'étude d'impact pour la construction de cette usine qui produira principalement du concentré de fer en fonte brute. On parle dans ce cas de transformer 800 000 tonnes de minerais (un premier traitement réalisé à Chibougamau) en 500 000 tonnes de produits contenant du fer, du titane et du vanadium pour approvisionner différents marchés industriels.
Le vice-président aux projets chez Métaux BlackRock, Patrice Beaudry, a expliqué que l'étude d'impact avait été transmise au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques. Les fonctionnaires du ministère vont analyser l'étude et soulever des questions additionnelles au promoteur avant que le projet ne prenne le chemin du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
Dans le monde minier, le contexte économique détermine généralement le bon moment pour présenter un projet et, surtout, réussir à intéresser les investisseurs. Selon Patrice Beaudry, les principaux indicateurs économiques pour le marché visé par les promoteurs sont au vert. La demande de vanadium se porte bien avec le développement des batteries et la nécessité de diminuer le poids des aciers de construction et autres produits entrant dans la fabrication de tout ce qui est fait à base d'acier.
Le titane est pratiquement en situation de rupture de stock dans le monde alors que les grandes fonderies qui doivent traiter beaucoup de métaux de fer provenant de la récupération doivent utiliser de plus en plus de concentré de fonte de fer brute. Ce sont des éléments qui militent en faveur du projet qui sera réalisé dans la région de Chibougamau pour la mine et au Saguenay pour la seconde transformation avant l'expédition des concentrés vers les clients.
Le financement n'est toutefois pas complété. Toujours selon Patrice Beaudry, l'entreprise travaille à cette étape importante.
Si tout fonctionne comme prévu, Métaux BlackRock devrait obtenir les autorisations gouvernementales au cours de l'année 2018.
Le projet de Métaux BlackRock a subi une cure minceur depuis son premier lancement. Au départ, la société tablait sur un plan minier de quatre millions de tonnes métriques par année. Le projet a été diminué de 75 % en terme de production minière. Patrice Beaudry expliquait mercredi soir que des considérations de financement et de marché ont amené l'entreprise à revoir son modèle d'affaires.