Anne-Laurence Grenier, qui peint sous le nom d'artiste Annlo prépare une collection pour le Salon international du desing à Montréal. Les oeuvres feront l'objet d'un lancement à la Galerie de l'hôtel Chicoutimi à la fin du mois d'avril.

Les premiers pas d'Anne-Laurence

Elle rêve de peindre à Paris, New York ou Madrid. Comptez sur elle, ça va se réaliser. Pour l'artiste peintre de Chicoutimi, Anne-Laurence Grenier, le monde n'est pas trop grand, c'est une question de contacts et d'audace.
Annlo, c'est son nom d'artiste, a découvert la peinture à San Diego en Californie à la fin de ses études il y a quatre ou cinq ans. «J'ai étudié le cinéma au cégep et à l'université. À ma dernière année de bac à l'Université Concordia j'ai eu la chance de participer à un programme d'échange interuniversitaire de quatre mois à San Diego. Le programme de cinéma n'était plus offert à mon inscription alors je me suis inscrite en peinture. Ç'a été un coup de coeur immédiat», raconte la jeune artiste qui affiche talent et confiance.
Elle voulait travailler dans l'industrie du cinéma et réaliser des maquettes pour le tournage d'effets spéciaux de film. «Dès les premiers coups de pinceau, ma professeure à l'université m'a dit: ''j'espère que tu vas travailler en peinture, tu as vraiment du talent.'' Je dessinais un peu à l'occasion, mais je n'avais jamais utilisé les pinceaux avant mon stage en Californie. Tout arrivait naturellement et facilement sur les toiles», raconte celle qui prépare une collection en vue du Salon du design de Montréal qui se tiendra du 5 au 7 mai.
En admirant les toiles réalisées par l'artiste de 27 ans, on a l'impression qu'elle a vraiment trouvé sa voie. En plus d'avoir du talent, le milieu lui sourit. «J'ai vraiment de la chance. Depuis les deux dernières années, je vends presque toutes les toiles que je produis. Les gens me passent des commandes spéciales et des organismes économiques m'invitent comme artiste lors de leurs événements où j'expose mes toiles et je rencontre des gens. À travers ces événements et ces organismes, j'ai réussi à établir des contacts avec une foule de personnes qui apprécient ce que je fais», explique-t-elle au Progrès-Dimanche qui l'a rencontrée dans sa maison privée où est installé son atelier.
Annlo espère avoir une vingtaine de toiles à exposer à Montréal. Elle aura avec elle des portraits qui l'inspirent et des paysages d'hiver et de plage. «Ça peut sembler paradoxal, mais les plages et l'hiver symbolisent beaucoup de couleurs pour moi. J'en mets épais en plus. J'aime ça quand il y a beaucoup de structure et de relief. Mes toiles sont lourdes», commente l'artiste en montrant un magnifique paysage de la vallée des fantômes sur les monts Valin, une oeuvre intitulée Jour de l'an.
«Quand je voyage avec mon conjoint, les plages font partie des incontournables. On fait aussi du repérage pour savoir qui pourrait nous aider à faire connaître mes oeuvres. Ma page Facebook et mon site Internet me permettent d'aller partout dans le monde, mais c'est important d'avoir des contacts avec des gens», fait valoir la peintre qui se prépare aussi pour un voyage à New York.
Avant de se rendre au Salon international du design à Montréal, Anne-Laurence Grenier lancera sa collection à la Galerie de l'Hôtel Chicoutimi à la fin d'avril. «Ce sera pour un soir de lancement seulement, mes toiles ne resteront pas en exposition à la galerie de l'hôtel. Je vais ensuite emballer le tout en direction de Montréal, mais je voulais dévoiler ma collection dans mon milieu», dit-elle.