Alexandre Despatie anime deux émissions quotidiennes au Réseau des sports. Une belle occasion de jumeler ses deux passions.

Les communications, la nouvelle passion d'Alexandre Despatie

Loin des piscines depuis 2013, Alexandre Despatie plonge tête première dans sa nouvelle passion : les communications. L'ex-plongeur anime deux émissions quotidiennes au Réseau des sports durant la totalité de la 52e finale des Jeux du Québec d'hiver présentés à Alma.
Installé aux abords du centre multisport en compagnie de son équipe, Despatie participe à ses deuxièmes Jeux du Québec comme animateur. L'été dernier, il a aussi fait partie de l'équipe de Radio-Canada, lors des olympiades d'été à Rio, au Brésil.
Il a donc coulé beaucoup d'eau sous les ponts depuis sa participation à la finale des Jeux du Québec d'été en 1993, à Gaspé. L'Olympien en devenir avait alors seulement huit ans, et on était loin de se douter qu'il ferait vibrer toute une nation avec ses exploits sur les tremplins et les tours à plongeon.
«Lorsque j'ai pris ma retraite, j'ai accepté l'animation d'une émission matinale dans une station anglophone de Montréal et ç'a été la meilleure décision que j'ai prise parce que je suis tombé en amour avec ce travail, a avoué Alexandre Despatie. C'est là où j'en suis aujourd'hui et c'est une nouvelle passion. Participer à des événements comme les Jeux du Québec ou encore les Jeux olympiques, c'est un peu comme jumeler mes deux passions.»
Avec l'équipe de RDS, Alexandre Despatie anime d'abord une émission de 30 minutes en direct à 18h30, avant d'en enregistrer une autre qui est diffusée à 23h30, soit sur RDS ou encore RDS 2. Katherine Delisle-Leblanc, Émilie Duquette, Geneviève Langlois et Sébastien Boucher produisent des reportages et interviennent en ondes avec lui.
Le plaisir de se dépasser
En tant qu'ancien athlète, le principal intéressé est bien placé pour savoir ce que vivent les athlètes qui quittent leur région respective pour offrir le meilleur d'eux-mêmes. Selon lui, l'esprit ludique est l'un des éléments principaux qui caractérisent la finale provinciale.
«Les athlètes sont ici pour avoir du plaisir, a raconté Alexandre Despatie. Oui, il y en a qui sont là pour performer et se dépasser, mais il y en a d'autres qui sont là parce qu'avant tout, ils adorent ce qu'ils font. Ce qu'on retient souvent, c'est le plaisir d'être présent et de participer. Cela dit, les objectifs sont réels pour les athlètes et les entraîneurs qui se rendent ici.»
De plus, le rythme auquel sont confrontés les athlètes dépasse tout mode de vie traditionnel.
«Une jeune plongeuse me racontait qu'elle avait dû se lever à 5h30 samedi matin et elle s'était couchée à 23h15 la veille pour assister à la cérémonie d'ouverture, a partagé le jeune retraité. C'est un rythme difficile, mais au même titre que les Jeux olympiques, tu veux faire partie des cérémonies et tout vivre au maximum.»
Toujours aussi populaire
Coqueluche des amateurs de sports pendant plusieurs années, Alexandre Despatie n'a rien perdu de son charisme et de son pouvoir attractif.
Peu avant sa rencontre avec le journaliste du Quotidien, l'homme de 31 ans venait d'autographier plusieurs chandails à l'aide d'un crayon à l'encre indélébile. À de nombreuses occasions, on l'interpelle pour le saluer et comme toujours, Despatie demeure souriant et se prête généreusement au jeu.
«Ça me fait plaisir et c'est un peu une des raisons pourquoi je suis ici, a-t-il souligné. De pouvoir prendre des photos avec des jeunes athlètes qui ont suivi ma carrière, ou encore qui se la font raconter par leurs parents parce qu'on vieillit et c'est tout à fait normal, ça me fait plaisir. J'ai été à leur place à un moment dans ma carrière et pouvoir être proche de quelqu'un qu'on a suivi, c'est toujours agréable.»
Alexandre Despatie en a d'ailleurs profité pour lancer des fleurs aux spectateurs qui se sont déplacés en grand nombre pour cette deuxième journée de compétitions.
«On vit une expérience extraordinaire, il y a du monde partout et les estrades sont remplies à pleine capacité, a-t-il observé. Je peux imaginer ce que les athlètes vivent en voyant tous ces gens présents pour les encourager. Les gens sont accueillants et c'est vraiment bien de découvrir Alma de cette façon et pour une occasion comme celle-là.»