Quelque 125 personnes ont pris part au Sommet social régional tenu à Alma, vendredi.

Les citoyens veulent être impliqués

La population veut avoir son mot à dire au sein des instances décisionnelles, de concertation et de développement de la région. Tel est le principal constat qui se dégage du Sommet social régional tenu à Alma vendredi.
La gouvernance participative régionale et le pouvoir d'influence ont été au coeur des débats, alors que quelque 125 personnes étaient mobilisées à la Boîte à Bleuets dans le cadre de la première édition de l'événement. Un comité de pilotage composé de 14 représentants a été mis sur pied au terme de l'activité qui a attiré des intervenants issus de tous les milieux.
« Le développement social, économique et culturel est interdépendant dans un projet de société. Pour créer ce développement, ça prend l'apport de tout un chacun et non seulement d'une partie de l'élite »,  mentionne France Desjardins, coprésidente du Forum social régional. 
« Les gens ont travaillé très fort durant les ateliers. Concrètement, nous avons sorti des constats, actions et orientations. Des enjeux sur lesquels les gens voudraient travailler ont aussi été ciblés. »
Réunis en grand groupe à la fin de l'après-midi, les participants ont eu la chance de s'exprimer librement sur la manière dont ils perçoivent l'implication citoyenne.  « Nous leur avons demandé de se commettre personnellement dans cette nouvelle structure et 14 personnes ont accepté de s'impliquer. Ces citoyens veulent être des agents multiplicateurs. Le Forum les supportera. Le comité travaillera sur les enjeux que nous avons ciblés et se dotera d'un plan d'action. »
Les quatre grands thèmes abordés au cours du Sommet ont été la lutte à la pauvreté et l'exclusion sociale, l'économie sociale et solidaire, l'intervention communautaire et la gouvernance participative régionale. Dans les semaines qui ont précédé l'événement, l'organisation a reçu et analysé 38 mémoires.
« Nous avons largement dépassé nos espérances. À la base, l'idée d'organiser cette activité a été pensée par sept citoyens bénévoles. Maintenant, 14 nouvelles personnes veulent se mobiliser », termine Mme Desjardins.