La chef de l'ERD, Josée Néron

L'ERD encaisse un déficit

La disparition du cabinet de l'Équipe du renouveau démocratique puis les démarches pour le rétablir ont eu de grandes répercussions sur les coffres du parti en 2015.
<p>L'Équipe du renouveau démocratique a entretenu ses membres sur l'état des finances du parti, entre autres sujets.</p>
<p>L'Équipe du renouveau démocratique a tenu son assemblée générale annuelle samedi matin à Chicoutimi. Le parti tourne ainsi la page sur une année que la chef Josée Néron qualifie de «rocambolesque».</p>
En plus d'engendrer d'énormes coûts, le dossier a monopolisé les efforts, forçant le parti à conclure l'année avec un déficit.
L'Équipe du renouveau démocratique tenait son assemblée générale annuelle samedi matin à Chicoutimi. La rencontre a permis de tourner la page sur la dernière année.
«L'année 2015 a été rocambolesque», a affirmé la chef Josée Néron d'entrée de jeu. «On a failli perdre notre équipe. Le geste a été posé pour nous affaiblir. Les membres du cabinet représentent une de nos forces. On a travaillé ensemble contre vents et marées. Je tiens à vous remercier», a-t-elle ajouté très émotive, retenant ses sanglots avec difficulté. «Tout ça est derrière nous. On a gagné la bataille»
Le parti a conclu l'année avec un déficit de 31 715$. L'ERD a dû assumer 61 450,49$ en frais d'avocat.
«Le déficit est uniquement dû aux frais d'avocat», affirme Josée Néron.
Les revenus ont aussi diminué, passant de 55 656$ en 2014 à 41 425$ en 2015. Le montant recueilli grâce aux contributions de plus de 100$ est passé de 24 969$ en 2014 à 20 760$ en 2015. Celui des contributions de moins de 100$ de 8187$ en 2014 à 3030$ en 2015.
Une situation qui s'explique selon le parti par l'absence du cabinet pendant une certaine période et la concentration des effectifs sur les procédures qui se sont étalées de janvier à juillet.
«Le maire nous a obligés à s'engager dans un procès. On s'en est bien tiré malgré tout, mais le temps qu'on a passé à se battre, on ne l'avait pas pour faire autre chose», déplore Josée Néron. «Les meilleurs, on les voit dans la tempête. On a gagné et le maire a perdu en crédibilité.»
Aujourd'hui, l'ERD s'est libérée de son déficit, notamment grâce à la tenue d'un brunch-bénéfice en février dernier.
«La dette est réglée. On repart à neuf. Notre travail, c'est de renflouer les coffres. Les membres sont plus que jamais motivés», affirme la chef.