Surpris pendant un cambriolage, Jimmy Tremblay a pris la fuite en oubliant sur place son téléphone cellulaire branché sur une prise électrique. À court d'énergie, il avait voulu recharger la pile pendant qu'il s'affairait à voler.

Le voleur oublie son téléphone sur place

Surpris pendant un cambriolage, Jimmy Tremblay a pris la fuite en oubliant sur place son téléphone cellulaire branché sur une prise électrique. À court d'énergie, il avait voulu recharger la pile pendant qu'il s'affairait à voler.
Les policiers ont saisi le téléphone et appelé sa mère pour lui dire qu'ils recherchaient son fils.
Jimmy Tremblay paiera cette étourderie avec un séjour de 30 mois de pénitencier fédéral.
Tremblay, 38 ans, comparaît devant les tribunaux de quatre à six fois par année, selon un relevé de sa feuille de route lue par la juge Sonia Rouleau de la Cour du Québec.
Ses crimes sont pratiquement tous commis sous l'effet des drogues de rue ou pour en obtenir.
Hier, il a plaidé coupable devant le tribunal et accepté la recommandation d'une sentence de 30 mois faite par son avocat, Me Jean-Claude Ouellet, et la procureure aux poursuites criminelles et pénales Mélanie Paré.
Depuis son arrestation le 12 mai, Jimmy Tremblay se plaignait de ne se souvenir de rien. Une évaluation psychiatrique a plutôt cerné deux problèmes: un trouble de comportement antisocial et une dépendance aux drogues de rue.
Le jour de l'événement, Jimmy Tremblay s'est présenté intoxiqué à l'appartement d'une étudiante sur la rue Racine et est rentré à l'intérieur. Il était à peine 8h30. Tremblay a pris le temps de manger sur place, de fumer quelques cigarettes tout en sélectionnant les items qu'il voulait emporter avec lui. Il a rempli des sacs d'épicerie en toile et les a posés sur le pas de la porte de sortie. Il s'employait à débrancher le téléviseur quand l'étudiante l'a surpris. Découvert, Tremblay n'a eu le temps que d'emporter le téléviseur avec lui. Dans sa précipitation, il a oublié son cellulaire.
Sa dernière sentence pour une introduction par effraction avait été de 21 mois, ce qui a été insuffisant pour le convaincre de changer de vocation.
Hier, lors de sa condamnation, Tremblay a tenu à s'exprimer pour tenter d'expliquer ses nombreux délits: «Bien souvent, je n'en voulais pas. Je suis un hyperactif qui n'a jamais été diagnostiqué. Ça m'a toujours porté tort.»
La juge Rouleau l'a confronté directement: «La première chose à faire, s'est de ne plus essayer de trouver des coupables et de vous responsabiliser. Sachez que (les prochaines sentences) ça ne va pas aller en diminuant.»
Règlement
Le plaidoyer de culpabilité et la sentence de Tremblay incluent deux bris de promesse ou de probation: il a tenté de joindre indirectement son ex en avril alors qu'il n'en avait pas le droit et, en juin 2013, il a calé une bière devant deux policiers qui l'avaient averti de ne pas consommer sur la rue.
Une vérification au Centre de renseignements policiers du Québec (CQRP) leur avait démontré qu'il lui était sous probation avec un interdit de consommer.o
Slemelin@lequotidien.com