Les dix missionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont développé une belle chimie entre eux, et aussi avec les athlètes de la région.

Le travail primordial des missionnaires

Ils sont ceux qui animent la foule. Ils sont ceux qui répondent aux besoins des athlètes. Ils sont les confidents de ceux-ci. Ils sont ceux qui les encouragent. Ils sont ceux qui les réconfortent. Malgré leur rôle primordial, les missionnaires des Jeux du Québec travaillent dans l'ombre des performances des jeunes, mais leur travail est remarqué partout où ils passent.
La délégation du Saguenay-Lac-Saint-Jean compte 10 missionnaires, en incluant la chef de mission Stéphanie Martin, à ce poste pour une première fois aux Jeux d'Alma. Si Vanessa Larouche (cinq), Yanis Sauvé (trois) et Frédérique Côté (trois) représentent l'expérience avec plusieurs Jeux à leur actif, d'autres missionnaires en sont à une première comme Louis-Philippe Grégoire, Yan Pruneau, Camille Girard, Isabelle Fleury et Sarah Tremblay. Guillaume Picard (deuxièmes Jeux), complète cette dynamique équipe.
« Un missionnaire, c'est la personne ressource pour les entraîneurs et les athlètes, raconte ce dernier. C'est celui qui va faire en sorte que les Jeux des personnes impliquées vont être mémorables. Tu te souviens souvent de tes Jeux par rapport aux missionnaires que l'athlète a eus. »
Des moments privilégiés
En accompagnant les athlètes sur les sites de compétition, les missionnaires ont l'occasion d'entrer dans un environnement particulier. Ils vivent les préparations, mais surtout les joies d'une performance mémorable ou encore les peines d'une déception.
« On se rencontre tous les soirs avec les missionnaires pour faire un résumé de la journée et on entend tellement de belles histoires, confie la chef de mission Stéphanie Martin. Peu importe la situation, un missionnaire va être aussi triste ou joyeux que l'athlète qu'il accompagne. »
Membre des Gaillards du Cégep de Jonquière au football collégial lors de la dernière saison, Louis-Philippe Grégoire a d'ailleurs vécu à fond la déception d'un membre de la délégation régionale au cours du premier bloc de compétitions.
« Tu deviens tellement proche des athlètes que tu vis leurs sentiments avec eux, fait-il valoir. Il y a eu une jeune athlète qui n'a pas connu la performance espérée et elle s'est mise à pleurer. Je me suis senti mal donc je suis allé voir des bénévoles pour qu'ils me conseillent. Lorsque je suis retourné voir la jeune et qu'elle pleurait encore, j'ai pleuré également. »
Sarah Tremblay, qui a participé aux Jeux du Québec à trois reprises en tant qu'athlète en patinage de vitesse (2003, 2005 et 2007) et une autre comme entraîneure (2015), est ravie d'avoir la chance de vivre l'événement d'un autre angle.
« Vivre les Jeux du Québec en tant que missionnaire est vraiment différent que de le vivre comme athlète, se rend compte la jeune femme. C'est un volet que tu ne vois pas comme athlète ou entraîneur et c'est vraiment bien de voir ça. On a tellement un beau travail à faire. »
Le journal des Jeux
On ne peut passer sous silence le travail de l'équipe du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui fournit le fameux Journal de Taphniut, garni d'informations pertinentes. Une édition spéciale rend d'ailleurs hommage à ses dix missionnaires, avec une biographie pour chacun. Du travail bien fait.