Jimmy Larouche est sur un nuage. Son film La Cicatrice est sur les tablettes depuis mardi.

Le summum pour Jimmy Larouche

Le petit gars d'Alma devenu cinéaste, Jimmy Larouche, a savouré la sortie DVD de son film La Cicatrice chez lui, hier matin, là où tout a commencé.
Après avoir voyagé partout dans le monde et avoir été présenté dans 17 cinémas de la province, le bébé de Larouche est sur les tablettes des clubs vidéo de tout le Québec depuis mardi.
« C'est vraiment le summum et je tenais à être ici pour boucler la boucle. J'espère que les gens vont le louer. J'avais encore plus hâte à la sortie en DVD qu'à la sortie en salle. J'aurais pu aller dans un club vidéo de Montréal, mais j'ai vraiment attendu d'arriver à Alma pour aller voir ma pochette sur les tablettes », a indiqué Jimmy Larouche, lors de son passage à la boutique Première Vidéo d'Alma.
Ce geste est d'autant plus symbolique pour lui puisque dans son jeune temps, c'est à cet endroit qu'il a déniché son premier boulot. « J'ai commencé ici, dans ce club vidéo où, pendant trois ans, j'ai placé des cassettes VHS dans les rayons », a raconté le réalisateur.
« J'ai passé ma vie à aller dans des clubs vidéo à la recherche de films à louer. Aujourd'hui, c'est le mien qui se trouve ici. C'est vraiment un grand jour! », a poursuivi l'artiste, dont le long métrage a été tourné entièrement dans la région.
Drame psychologique, La Cicatrice traite de l'intimidation, un sujet d'actualité. À travers son oeuvre, Jimmy Larouche est convaincu que les cinéphiles changeront leur façon de percevoir ce phénomène d'actualité. « Il y a vraiment de quoi en tirer une leçon », a-t-il insisté.
Financement
C'est dans sa ville natale que Jimmy Larouche a eu son premier coup de pouce financier pour foncer et se lancer dans cette belle aventure. Aujourd'hui, il est reconnaissant à l'égard de son entourage qui a cru en lui dès le départ.
Il a pu compter sur le support de ses premiers patrons qui ont accepté de plonger avec lui. Les gens de Première Vidéo ont accepté il y a quatre ans de contribuer au financement de La Cicatrice en versant une somme de 20 000 $ à Jimmy Larouche.
La cinéaste a aussi obtenu le soutien de l'un de ses enseignants du secondaire, le conseiller municipal almatois Jocelyn Fradette. Impliqué dans les arts et la culture, l'élu a été en mesure de convaincre des pairs d'aider Jimmy Larouche à réaliser son oeuvre. Le conseil d'Alma a accepté de lui remettre une somme de 15 000 $.
« C'est la première fois que la ville acceptait de contribuer à un tel projet et, par le fait même, à la réalisation du rêve d'un jeune de chez nous. Jimmy est vraiment un ambassadeur de notre ville. Nous avons toujours été proches de lui », a fait valoir Jocelyn Fradette, qui a salué tout le talent du jeune cinéaste.
« Il n'y aurait pas eu de projet sans ces deux investisseurs. Ces gens-là y ont cru dès le commencement. Mon projet a permis à la ville d'Alma et à la région de rayonner partout dans le monde. »