Le bassiste Métal Beaulieu, le batteur Charles «le Dragon» Guay, le lutteur Jim Harrison, le chanteur et guitariste Rock Tremblay et le guitariste Speed Berry (à l'avant) forment la drôle d'équipée des Gouroux du Rock.

Le rock et la lutte, même combat

Fidèle à ses habitudes, le groupe d'origine saguenéenne Les Gouroux du Rock repousse une fois de plus les limites de l'impossible avec un spectacle-bénéfice hors du commun. Au programme, un concert rock au cours duquel combattront des lutteurs de la JCW.
Le concept surprend en premier lieu, mais après quelques secondes de réflexion, on s'étonne que la formule n'ait jamais été proposée auparavant. On doit donc cette idée originale de marier lutte et rock au batteur des Gouroux du Rock, Charles Guay. Ce dernier s'est entretenu avec Le Quotidien afin de nous en apprendre davantage sur la genèse de ce projet, qui se tiendra dans les locaux de la JCW le samedi 26 juillet à 19h.
Il y a quelques mois, les Gouroux du Rock ont introduit dans leurs rangs un nouveau membre plutôt particulier en la personne de Jim Harrison, un lutteur faisant irruption à de nombreuses reprises lors de leurs concerts afin de défier les musiciens sur scène. «Jim Harrison est un de mes amis et avec le temps, c'est venu qu'il a fait partie de la gang des Gouroux, d'expliquer Charles Guay. Avec les Gouroux, on est allé le voir à quelques reprises à ses shows de lutte à la JCW et on le trouvait très bon. Et lui de son côté, il venait souvent nous voir en concert. Alors à un moment, je lui ai fait part que ça serait malade qu'il débarque sur scène pendant un de nos shows et ça s'est concrétisé pendant quelques shows. Ça s'est donc fait naturellement avec le temps et c'est vraiment le fun parce que ça crinque le monde pendant les shows.»
Comme le groupe cherchait une idée originale afin de financer la production de son prochain disque, la présence de Jim Harrison au sein des Gouroux a inspiré la bande à mettre en place le concert-bénéficie du 26 juillet. «On a comme eu une idée de faire ce show-là pour payer l'enregistrement de notre disque à l'automne prochain, de raconter celui qu'on surnomme aussi Charles «le Dragon» Guay. Les billets seront à quinze dollars et lors de la sortie du disque, les spectateurs qui sont venus recevront l'album en copie digitale. Il sera aussi possible de payer 20 dollars et de recevoir la copie physique.»
En plus des lutteurs présents lors du concert, les Gouroux pourront aussi compter sur la présence du chanteur de Dance Laury Dance, Max Lemire, qui agira à titre d'animateur.
«Il y aura trois combats de lutte à travers notre performance, de souligner le batteur. On aura une scène à côté du ring de lutte et nous, on va jouer l'album pendant qu'il y aura des combats. Huit lutteurs ont confirmé leur participation. Quant à Max Lemire, il a immédiatement accepté d'animer la soirée. De plus, c'est prévu qu'il collabora avec nous pour une chanson dans le prochain disque.»
Au dire de Charles Guay, il n'est pas exclu que lui et ses collègues des Gouroux (le chanteur et guitariste Rock Tremblay, le bassiste Métal Beaulieu, le guitariste Speed Berry et le lutteur Jim Harrison) répètent l'expérience au cours des prochains mois à Québec et à Montréal.
Enfin, rappelons que le groupe n'a jamais hésité à expérimenter des formules insolites afin d'offrir des concerts inoubliables à leurs fans. En 2010, au café-théâtre Côté-Cour, le boogeyman Jason Vorhees, de la célèbre série de films d'horreur Vendredi 13, était notamment apparu sur scène le temps d'une chanson. Sinon, en 2012, à l'occasion du lancement de leur album Super-héros du rock, la formation avait adopté de véritables costumes de super-héros. L'introduction de la lutte dans l'univers des Gouroux du Rock était donc en quelque sorte la suite logique.
«Depuis qu'on a un lutteur avec nous, on a arrêté de se faire poser des questions, à savoir si l'on donnait dans la parodie ou si nous étions sérieux. Finalement, notre band, c'est la même affaire que la lutte. C'est du combat, mais ça reste du divertissement. Et c'est très mâle et très rock sur le moment», de conclure Charles Guay.