Le reconstitutionniste en scène d'accident, Pierre Girard.

Le reconstitutionniste est catégorique : Yves Martin était dans la voie inverse

Afin de s'assurer que ses premières analyses étaient exactes, le reconstitutionniste en scène d'accident, Pierre Girard, a refait une analyse des voitures impliquées dans la tragédie du rang Saint-Paul. Et ses conclusions sont exactement les mêmes, soit que le véhicule d'Yves Martin se trouvait dans la voie inverse et a heurté l'automobile des trois victimes.
Au troisième jour du procès d'Yves Martin, accusé de conduite dangereuse, de conduite avec les facultés affaiblies et conduite avec un taux supérieur à .08 causant la mort de Mathieu Perron, Vanessa Tremblay-Viger et de leur fils Patric, le policier de la Sécurité publique de Saguenay est venu compléter son témoignage.
« J'ai fait un supplément d'enquête à la suite de l'enquête préliminaire. J'en remercie Me Fradette de m'avoir amené à le faire afin de déterminer la pièce qui a marqué le point d'impact au sol. J'ai retrouvé la patte du moteur (qui retient le moteur à sa place) et j'ai poursuivi mes analyses », note M. Girard.
« Mes conclusions sont les mêmes. Devant l'ensemble des faits, il est important de démontrer que ceux établis lors de la première enquête n'ont pas changé. Si je l'ai fait, c'était pour valider ce que j'avais et de bien desservir la justice. Ce supplément d'enquête ne détruit pas le premier rapport au contraire », a ajouté le reconstitutionniste.
Pierre Girard a pris la peine de préciser aux huit hommes et quatre femmes du jury et au juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec, dont il était important de retenir le point et la zone d'impact, l'épanchement des liquides répandus et des égratignures laissées au sol par les deux véhicules impliqués dans l'accident mortel.
« Pour moi, il est clair que le camion Dodge Ram 1500 se trouvait dans la mauvaise voie », a conclu Pierre Girard.
Me Jean-Marc Fradette, en défense, a entrepris le contre-interrogatoire en avant-midi. Il tente de démontrer quelques trous dans l'analyse du spécialiste.
Plus de détails dans Le Quotidien de jeudi matin.